Bienvenue sur désirs d’avenir à Alfortville mise à jour le 13 Novembre 2009

 

 

 

 

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A noter dès à présent sur vos agendas :

1 - Jeudi 12 novembre à 08h30

Ségolène Royal sera l'invitée de Jean-Jacques Bourdin sur RMC

2 - Lundi 30 novembre 2009 à 18h30 :

UNIVERSITE POPULAIRE PARTICIPATIVE

au Théâtre Dejazet - Paris 3è

Animée par Najat Belkacem

Thème : “Quel avenir pour les relations euro-méditerrannéennes ?”

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11 novembre 2009   

La Tribune : Interview de Ségolène Royal :

Si Sarkozy redoute un président européen fort, il a tort.”

Interview parue dans le journal La Tribune du 10 novembre 2009 Êtes-vous en faveur d'un président du Conseil européen fort ou plutôt d'un organisateur ?

Dans un premier temps, il est évident que sa fonction sera d'organiser une nouvelle donne. Mais rapidement, il faudra qu'il incarne tout un continent avec charisme si l'on ne veut pas qu'à peine créé, ce rôle soit disqualifié.

Le casting se déroule ces jours-ci et on se dirige vers quatre hommes aux quatre postes clés à Bruxelles. Faudrait-il une femme à la tête du Conseil ?

Il est encore temps pour faire aussi émerger des femmes dans ce monde très masculin des institutions européennes. Une femme ou un homme… ce qui compte, c'est sa conviction pour faire avancer l'Europe et sa compétence. Il ou elle doit bénéficier de la confiance des chefs d'État et de gouvernement et donner une visibilité à l'Europe par son action et par sa parole.

Il règne une certaine opacité autour de cette désignation. Quelqu'un de fort peut-il émerger de cette façon ?

Effectivement, c'est l'impression que cela donne mais il est évident que quelqu'un de bien peut émerger. Il faut le souhaiter. À terme, c'est au suffrage universel que devra être désigné le président de l'Europe. Et cela n'enlèvera rien, contrairement à ce que l'on entend, à la légitimité des chefs des États-nations.

L'Europe est-elle assez ambitieuse politiquement selon vous ?

Je redis ici ma conviction : il faut aller beaucoup plus loin vers les États-Unis d'Europe. Il faut réaliser le rêve de Victor Hugo. J'ai la conviction que la crise sans précédent que nous traversons nous oblige à redéfinir une Europe à visage humain qui nous rende plus fort à l'échelle de la planète. La chute du mur de Berlin fut une étape décisive pour la réunification de l'Europe. C'est cette histoire qu'il faut maintenant accélérer en engageant un processus pour créer les États-Unis d'Europe.

Croyez-vous que Nicolas Sarkozy veuille d'un président fort à Bruxelles ?

S'il craint qu'un président fort à Bruxelles lui fasse de l'ombre, il a tort. C'est parce que l'Europe sera plus forte que chaque pays d'Europe le sera. L'histoire à écrire est plus grande que nous et les itinéraires personnels sont à mettre au service de cette histoire et pas l'inverse.

La gauche européenne a salué le travail de Nicolas Sarkozy durant la présidence française de l'Union. Êtes-vous d'accord pour dire que le chef de l'État a replacé la France au cœur de l'Europe ?

Ce n'est pas lui qui a remis la France au cœur de l'Europe. La France a toujours été au cœur de l'Europe depuis sa fondation, depuis Jean Monnet. Et les présidents qui se sont succédé y ont contribué. Nicolas Sarkozy n'a fait que maintenir cette position. Il aurait pu faire beaucoup plus en étant notamment à l'offensive sur un problème concret qui a créé beaucoup de malheurs économiques et sociaux en Europe : celui des abus de la spéculation bancaire. Or, sur ce sujet-là, il n'a rien fait ou presque et la France aurait pu, et peut encore, être à l'offensive.

Le gouvernement songe à créer un poste de ministre franco-allemand au mois de janvier. C'est une bonne idée ?

Oui, c'est une bonne idée et d'ailleurs, c'est une proposition que j'avais faite lors de la campagne présidentielle : celle de créer un ministère commun franco-allemand du Développement économique.

Avec le traité de Lisbonne, la France va disposer de deux eurodéputés supplémentaires à Strasbourg. Mais contrairement à beaucoup d'autres pays européens, aucune décision n'a été prise avant les élections européennes sur leur mode de désignation. Qu'en pensez-vous ?

C'est très étrange ! C'est un raté institutionnel qui en dit long sur le peu de considération que le gouvernement actuel porte au Parlement européen.

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09 novembre 2009

Ségolène Royal à Berlin, a appelé « à faire tomber tous les murs qui balafrent encore l'idéal de liberté

Ségolène Royal à Berlin, a appelé « à faire tomber tous les murs qui balafrent encore l'idéal de liberté. Que ce soient les rideaux de fer ou les barbelés idéologiques. »

Invitée d'honneur de l'Institute for Cultural Diplomacy pour le 20e anniversaire de la chute du mur, Ségolène Royal s'est exprimée dimanche soir pendant une heure devant le congrès de cet institut, par lequel elle a été très applaudie.

Elle a tout d'abord évoqué la force de ces images que le monde entier a vécues : « des mains qui se tendent, des corps qui se serrent, des familles qui se retrouvent, des concerts improvisés ; du grand Miroslav Rostropovitch jouant du violoncelle au milieu des gravats ; des groupes qui chantent, dansent, brandissent des drapeaux sur des morceaux de pierre tagués de graffitis, les coups de marteaux qui faisaient tomber ce mur ; de tous ceux qui en mettaient un petit bout dans leur poche comme on emporte un bout d'histoire »…

Puis, elle a rappelé tous les ébranlements de l'année 1989 : « Oui, 1989 fut une année mémorable, qui vit le peuple allemand mettre à bas un mur de honte, l'URSS retirer ses troupes d'Afghanistan, la Pologne élire un gouvernement non communiste, l'Afrique du Sud choisir Nelson Mandela pour abattre cet autre mur qu'était l'apartheid, Pinochet quitter enfin le pouvoir, le Brésil organiser lui aussi ses premières élections libres depuis 30 ans, la Hongrie ouvrir sa frontière avec l'Autriche et changer de gouvernement, la « révolution de velours » triompher en Tchécoslovaquie, les régimes bulgares et roumains être renversés. N'oublions pas qu'en Chine aussi, les étudiants et bien d'autres avec eux avaient fait leur cet idéal. Mais là-bas, 1989, ce fut l'instauration de la loi martiale au Tibet et l'écrasement des démocrates de la Place Tien An Men, que nous n'oublierons jamais. Aujourd'hui, en 2009, le peuple iranien puise aussi son inspiration de la leçon qui nous a été donnée par le peuple allemand de 1989. »

Ensuite, elle a dénoncé tous les murs qui balafrent l'idéal de liberté : « Oui, le mur de Berlin est tombé, ce mur qui balafrait l'Allemagne depuis Aout 1961.
Mais d'autres murs ont été érigés.
Le mur de plus de 700 kms de long entre Israël et la Palestine, la barrière électrifiée qui sépare depuis 1953 les deux Corées, celle que l'Inde a érigé à sa frontière avec le Bangladesh, le mur qui sépare les États-Unis du Mexique, le mur de Chypre.
Il existe sur cette planète des dizaines de murs, physiques mais aussi socio-économiques, construits pour se protéger de l'autre, l'enfermer, l'encercler, le maintenir dans un ghetto, l'empêcher de se déplacer.
Ces murs tomberont un jour comme est tombé le Mur de Berlin, par la force des peuples.
»

Après avoir rappelé que la chute du mur avait trois dimensions historiques : la réunification de l'Allemagne, la fin de la guerre froide, et la réunification de l'Europe, elle a défendu une nouvelle fois la nécessité d'avancer sur l'union politique de l'Europe en créant les Etats-Unis d'Europe qui tôt ou tard s'incarneront dans un leader élu par les peuples. C'était la belle utopie de Victor Hugo. Elle devient aujourd'hui réalisable, a-t-elle plaidé.

Elle a terminé par ces mots, chaleureusement applaudis :
« Je voudrais terminer par une note plus personnelle. Lorsque j'étais enfant, je vivais en Lorraine, à l'est de la France. Entre la guerre de 1870 et la Première Guerre mondiale, la Lorraine était une région allemande. C'était une région dont l'histoire brassait également le sang, les pleurs et l'espoir. C'est dans cette région que j'ai entendu pour la première fois l'Hymne à la Joie de Beethoven. Lorsque j'entends l'Hymne à la Joie de Beethoven, je ressens une immense allégresse.  Cette œuvre fut composée par le grand musicien à l'un des pires moments de son existence. Quasiment ruiné, atteint d'une surdité galopante, abandonné peu à peu par le public. Et pourtant, malgré toute cette adversité, jaillit de lui  cette Neuvième Symphonie qui est devenu l'hymne européen.  Une musique et des paroles de Schiller qui disent la force du peuple,  et sa fraternité.
Le chemin que je vous propose pour cette nouvelle étape de la construction européenne est à l'image de cette Hymne à la Joie, composé par Ludwig Von Beethoven. Une grande  adversité, transcendée par le courage et la force de la fraternité avec un seul et unique but  «  Pour que le cité future oublie le temps des pleurs » Ainsi se conclut l'Hymne à la Joie. Quel plus beau programme politique que celui là ! Vielen dank für dieses schöne beispiel von freiheit und brüderlichkeit, dass die Deutschen ganz Europa und dem rest der welt, vor zwanzig jahren geschenkt haben. Und wie es schon, am vorabend des neunten November gesagt wurde, möchte auch ich sagen : “wir sind alle Berliner ! und glücklich darüber !

LIRE L'INTEGRALITE DU DISCOURS DE SEGOLENE SURCE LIEN

http://www.desirsdavenir.org/node/28256

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06 novembre 2009 :

Jean-Louis BIANCO : Nous condamnons l'exécution de deux Tibétains

Le groupe d'études sur le Tibet de l'Assemblée nationale, dont je fais partie, a condamné jeudi les exécutions de deux Tibétains par l'armée chinoise pour leur rôle dans les émeutes au Tibet l'an dernier, demandant “au gouvernement chinois de commuer les condamnations en peines d'emprisonnement”.

Nous condamnons fermement les récentes exécutions à Lhassa de deux Tibétains, M. Lobsang Gyaltsen et M. Loyak, qui sont un affront intolérable à la dignité humaine et une entorse majeure au principe fondamental du droit à un procès équitable.

Ces exécutions sont d'ailleurs contraires à la loi chinoise elle-même, qui prévoit que ces cas auraient dû être jugés publiquement.

Nous craignons maintenant que, comme en 1996, une nouvelle vague d'exécutions à l'occasion de la campagne ”Frapper fort”, annoncée par le gouvernement chinois. Nous lui demandons donc de commuer les nouvelles condamnations en peines d'emprisonnement et de publier le nom et les lieux de détention des personnes arrêtées suites aux évènements de 2008.

Enfin, nous souhaitons que Pékin réponde à la demande des Nations unies d'enquête sur l'usage abusif de la force contre les manifestations populaires.

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04 novembre 2009


Ségolène Royal, invitée par l'Institut pour la Diplomatie Culturelle à l'occasion du 20e anniversaire de la chute du mur de Berlin,

prononcera à Berlin, le dimanche 8 novembre, un grand discours sur le thème : “Un monde sans murs”, en tant que principale oratrice du congrès de l'institut.

Toutes les informations sur cet événement important et sur l'Institut pour la Diplomatie Culturelle (cliquez ici)

Les orateurs :


Ségolène Royal, Présidente de la Région Poitou-Charentes, ex candidate à l 'élection présidentielle pour le Parti socialiste français

Alfredo Palacio, Vice Président de l'Équateur; Ancien Président de l'Équateur Emil Constantinescu, ancien Président de la Roumanie

Janez Janša, ancien Premier Ministre de Slovénie, Président du Parti démocratique slovène

Włodzimierz Cimoszewicz, Premier Ministre de Pologne, ancien Ministre des Affaires étrangères de Pologne

David Trimble, ancien Premier Ministre d'Irlande du Nord; lauréat du prix Nobel de la Paix en 1998

Mike Kenneth Moore,  ancien Premier Ministre de Nouvelle-Zélande, ancien Directeur général de l'Organisation mondiale du commerce

Alfred Sant,  ancien Premier Ministre de Malte; actuellement membre du Parlement de Malte

Jack McConnell,  ancien Premier Ministre d'Écosse

Anneli Jäätteenmäki, Députée européenne, ancienne Première Ministre de Finlande

Zlatko Lagumdzija,  ancien Premier Ministre et ancien Ministre des Affaires étrangères de Bosnie-Herzégovine

Sir James Richard Marie Mancham, Président fondateur de la République des Seychelles

Luc Van den Brande, ancien Ministre-Président de Flandre

Mirko Tomassoni,  Membre du Grand Saint-Marin et le Conseil central; Ancien Capitaine Régent de Saint-Marin

Radmila Sekerinskaancienne Première Ministre de la République de Macédoine

Dr. Miomir Žužul, ancien Ministre des Affaires étrangères de la Croatie

Senator The Hon. Alan Ferguson Baird,  Vice-Président du Sénat australien

László Kovács, Commissaire européen chargé de la Fiscalité et Union douanière; ancien Ministre des Affaires étrangères de la Hongrie.

Dr. Igor Lukšić, Ministre de l'Éducation et du Sport de Slovénie

Ivaylo Kalfin, ancien Ministre bulgare des Affaires étrangères

Nouzha Skalli, Ministre marocaine du Développement social, de la Famille, et de la Solidarité

Dr. Vasile Puşcaş, Ministre roumain des Affaires européennes

Dr. Erkki Tuomioja, Membre du Parlement finlandais, Ancien Ministre des Affaires étrangères

Delia Domingo Albert, Ambassadrice des Philippines auprès de la République fédérale d'Allemagne, ancienne Ministre des Affaires étrangères des Philippines

Ioannis Kasoulides, ancien Ministre des Affaires étrangères de Chypre

Il Yasar Yakis, Député, ancien Ministre des Affaires étrangères de Turquie et Président de la Commission européenne d'harmonisation de l'Union de l'Assemblée Nationale de Turquie

Solomon Isaac Passy, ancien Ministre des Affaires étrangères de la Bulgarie, Président en Offce de l'OSCE

Jytte Hilden, ancienne Ministre de la Culture du Danemark

Gerassimos D. Arsenis, ancien Ministre de la Défense de Gréce

Dr. Jo Ritzen, ancien Ministre néerlandais de l'Education, la Culture et la Science, Président de l'Universiteit Maastricht

Erna Hennicot Schoepges, Députée européenne, ancienne Ministre luxembourgeoise de la Culture et des Affaires religieuses

Anthony Suau, Photographe, lauréat de prix Pulitzer en 1984

Dr András Simonyi, ancien Ambassadeur de Hongrie aux États-Unis

Dr Benjamin Barber, Professeur de la société civile et Distinguished University Professor à l'Université du Maryland, auteur du best-seller, Jihad vs McWorld

Merethe Stagetorn, Avocate de la défense à la Cour suprême du Danemark

Kolinda Grabar-Kitarović, Ambassadrice de Croatie aux Etats-Unis

Carlo Ungaro, ancien Ambassadeur d'Italie, conseiller auprès du contingent italien de l'OTAN dirigé par International Security Assistance Force à Herat, en Afghanistan.

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26 Octobre 2009

LA FRANCE EPINGLEE POUR SA COUTEUSE PRESIDENCE DE L'UNION EUROPEENNE :

Source : 20 minutes .fr le 25.10.09 - lien : La France épinglée……
Nicolas Sarkozy, alors président de l'Union européenne, joue avec un drapeau français lors d'une conférence de presse au Conseil européen de Strasbourg, le 16 décembre 2008. Nicolas Sarkozy, alors président de l'Union européenne, joue avec un drapeau français lors d'une conférence de presse au Conseil européen de Strasbourg, le 16 décembre 2008. /P. HERTZOG / AFP

Quelle belle image, le ridicule ne tue pas ! Pauvre petit pseudo-Roi Sarko ! Le drame, c'est que ce petit Homme a le destin des Millions de Français entre les mains…. !

BUDGET - Elle a dépensé 171 millions d'euros, selon la Cour des comptes, notamment pour le sommet de l'Union pour la Méditerranée…

Un rapport de la Cour des comptes remis au Sénat critique sévèrement les 171 millions d'euros dépensés par la France pour sa présidence de l'Union dans le second semestre 2008, l'une des plus coûteuses de l'histoire .
Dans ce rapport publié ce dimanche par Mediapart, la Cour s'interroge particulièrement sur le sommet de l'Union pour la Méditerranée en juillet, financé de manière dérogatoire et sans aucune décision formelle sur le budget de la présidence européenne, pour 16,6 millions d'euros.
91.500 euros de moquette éphémère
Selon la Cour des comptes, ils ont servi notamment à un réaménagement complet du Grand palais pour trois heures de réunion, avec 91.500 euros de moquette éphémère, 194.900 euros de jardinières et 136.000 euros consacré au fond de scène.
Dans une lettre envoyée le 9 octobre au Sénat, le président Philippe Séguin remarque ainsi que les dépenses ont été très supérieures aux présidences françaises précédentes de 1995 (14,1 millions d'euros) et de 2000 (56,9 millions), et aussi à celles des autres présidences les plus récentes, qui se sont situées entre 70 et 80 millions d'euros, souligne la Cour.

Le président de la Cour remarque également que c'est l'Elysée qui aura finalement mobilisé le plus de crédits pour ses réunions, 76 millions d'euros. La programmation et les procédures d'engagement des dépenses sont fortement critiquées.

Logo designé par Philippe Starck
Le logo de la présidence française, montrant des drapeaux européen et français, a profité au célèbre designer, Philippe Starck, qui a empoché 57.408 euros par l'intermédiaire d'un sous-traitant, après une mise en concurrence jugée curieuse par la Cour.
En général, il n'y a pas eu d'évaluation de l'intérêt des dépenses et de leur impact, déplore aussi Philippe Séguin, qui estime que l'Union devrait à l'avenir mieux encadrer et organiser ces dépenses.

A LIRE EGALEMENT L'ARTICLE INHERENT SUR LE FIGARO en cliquant sur le lien ci-dessous :

La coûteuse présidence française de l'UE 

 LES CONTRIBUABLES APPRECIERONT !!!!

RIEN NE NOUS SERA EPARGNE AVEC CE “PETIT PSEUDO-ROI”

QUELLE HONTE !

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FETE DE LA FRATERNITE 19 SEPTEMBRE

MONTPELLIER

 

Discours de Ségolène Royal :

lire l'intégralité du discours sur ce lien : Ségolène Montpellier
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09 octobre 2009

OBAMA PRIX NOBEL DE LA PAIX 2009 :

Barack Obama reçoit le prix Nobel de la Paix “pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples”.

Le Président du Comité Nobel Norvégien, Thorbjoern Jagland a déclaré :

“Le Comité a attaché beaucoup d'importance à la vision et aux efforts d'Obama en vue d'un monde sans armes nucléaires”

Source : Libération - lire l'article complet sur ce lien OBAMA prix nobel de la paix

 

LE DINER DES EX-ROYALISTES :

Réponse de Cyril Piquemal, Directeur de Cabinet de Ségolène Royal aux articles parus dans Libération et le point :

Par Cyril Piquemal
Directeur de cabinet de Ségolène Royal

“En réponse aux articles parus dans Libération (Le soir où d'ex-royalistes ont soupé) et Le Point (La grande solitude de Ségolène Royal), je tiens à apporter la mise au point suivante :

  • De retour de la Fête de la fraternité, j'ai rejoint la fin d'un dîner - privé, faut-il encore le préciser ? - qui réunissait dans un restaurant connu de Dominique Besnehard neuf personnes, auxquelles Ségolène Royal avait confié des responsabilités. Ce dîner n'était pas l'acte fondateur d'une obscure conjuration ; il n'était pas destiné à fomenter un je-ne-sais-quel complot de brasserie. A la lecture des comptes-rendus qui en sont faits dans la presse, je ressens pourtant une intolérable sensation de manipulation. Comme si ce non-évènement avait été détourné de son but initial. Comme si la presse, avec l'aide de quelques souffleurs complices, lui avait donné une signification qu'il n'avait pas et qu'il n'aurait jamais dû avoir.
  • Ce soir là, après cette belle journée de Montpellier, j'allais retrouver des amis, qui dans l'épreuve des combats politiques menés avec Ségolène Royal ont noué des liens de fraternité très forts. La vie nous a fait prendre des chemins différents. Ainsi va-t-elle. Nous avons tous nos joies et nos peines, nos espoirs et nos déceptions. La politique a sa noblesse. Elle a aussi cette rudesse qui en fait un “sport de combat”. Bien sûr que certains confièrent lors de ce dîner les bleus qu'ils avaient à l'âme. Comme souvent quand vient le soir. Comme souvent en politique. Mais demeurait au fond de tous la fierté de la lutte menée, sans regrets ni remords. Je ne me reconnais donc pas dans les articles parus hier. Et je me reconnais encore moins en ceux qui ont voulu salir Ségolène Royal.
  • Pour ma part je continue auprès d'elle. Nous avons à accomplir la promesse historique de la gauche : agir pour que chacun puisse regarder sa vie en éprouvant un légitime sentiment de satisfaction et de fierté. Fierté des perspectives d'ascension forgées par le travail et le mérite, avec l'appui de solidarités collectives puissantes. Fierté de transmettre à nos enfants une éducation, des valeurs et un monde à visage humain. Fierté d'avancer et non de reculer, tout simplement. Ségolène Royal porte haut ces combats. Et à rebours des conceptions conservatrices de la politique, elle a la lucidité et le courage de proposer sans relâche les innovations qui seules permettront à la gauche d'être fidèle à sa promesse.
  • A ceux qui, par tous les moyens, tentent de trainer dans la boue un combat légitime, je dis que l'on ne s'honore qu'en attaquant l'adversaire dans sa force. Qui ne respecte pas cette règle morale tacite apporte la preuve de sa petitesse et pour tout dire de son impuissance. A ceux que les multiples tentatives de déstabilisation récentes affectent, je conseille de lire ou relire ces quelques paroles de Grand Corps malade. Elles sont à l'image de Ségolène Royal et de tous ceux qui l'entourent” .

S'il y'a bien une idée qui rassemble, une pensée qu'est pas toute neuve.
C'est que quel que soit ton parcours, tu rencontres de belles épreuves
La vie c'est Mister Hyde, pas seulement Docteur Jekyll.
J'ai vu le film depuis longtemps, la vie n'est pas un long fleuve tranquille
T'as qu'à voir les réactions d'un nouveau né à l'hopital.
S'il chiale si fort c'est qu'il comprend que souvent la vie va lui faire mal
Y'a des rires, y'a des pleurs, y'a des bas, y'a des hauts.
Y'a des soleils et des orages et je te parle pas que de météo
On vit dans un labyrinte et y'a des pièges à chaque virage.
A nous de les esquiver et de pas calculer les mirages
Mais le destin est un farceur, on peut tomber à chaque instant.
Pour l'affronter, faut du coeur et un mental de résistant
J'ai des cicatrices plein la peau et quelques unes dans mes souvenirs.
Y'a des rescapés partout, j'suis qu'un exemple, ça va sans dire
Ca doit se sentir, faut pas se mentir, la vie c'est aussi la guérison.
Après la foudre, prends toi en main et redessine ton horizon
Y'a des tempètes sans visage où on doit se battre contre le pire.
Personne n'y échappe, Rouda c'est pas toi qui vas me contredire
C'est l'ultime épreuve où tu affrontes la pire souffrance morale.
Quand la peine rejoint l'impuissance pour la plus triste des chorales
J'ai vu des drames à coeur ouvert, j'ai vu des gens qui s'accrochent.

(Mental, in Enfant de la ville)

MERCI CYRIL POUR CE TEMOIGNAGE QUI FAIT PRENDRE UN PEU DE HAUTEUR A LA POLITIQUE

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08 octobre 2009

RENOVATION DU PARTI SOCIALISTE (suite) :

Ce sont 92 000 militants, soit 46 % des inscrits qui se sont exprimés le 1er octobre sur les propositions de rénovation du Parti Socialiste :

69  et 70 % des votants ont répondu OUI aux 2 questions concernant la mise en place des primaires.

71 et 75 % des votants ont répondu OUI aux 2 questions concernant le non-cumul des mandats.

71, 72 et 61 % des votants ont répondu OUI aux 3 questions concernant la parité, les diversités, les outremers et le renouvellement générationnel.

74 et 78 % des votants ont répondu OUI aux 2 questions concernant une démocratie interne aboutie.

81 et 87 % des votants ont répondu OUI aux 2 questions concernant la mise en place de règles éthiques.

Ces résultats nets, sans ambiguïté, sont censés permettre le démarrage de la rénovation du Parti Socialiste. Les militants ont donné mandat au Bureau National pour la mise en  oeuvre de tous ces éléments de rénovation qui seront soumis à la consultation des adhérents dans le cadre de la convention de rénovation en juin 2010.

Après l'acte 1 de la rénovation, Il s'agit maintenant de respecter le résultat de ces votes.…. Ce dont je ne doute pas !

L'acte 2 a démarré hier par l'annonce de Martine Aubry, du retour de Laurent Fabius et Bertrand Delanoë à la Direction du PS….. sans oublier de préciser qu'elle proposerait à Ségolène Royal de rejoindre également la Direction !

Je laisse à chacun la liberté de sa pensée…..

Ségolène Royal, assumant déjà la vice-présidence de l'Internationale socialiste, cohérente avec sa ligne politique, son souci de rénovation et notamment de “pousser” la jeune génération aux responsabilités, de respecter la diversité (point 3 du questionnaire soumis à l'approbation des adhérents sur la rénovation), a rejeté la proposition de Martine Aubry et a proposé à sa place, la candidature de Kamel CHIBLI au Bureau national. voir article nouvel observateur du 08.10.09

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1er octobre 2009

Après 3 mois, de pause due aux vacances, à mes déplacements Marseille, Montpellier, La Rochelle et mes obligations personnelles qui m'ont beaucoup occupés, je reprends la parole sur mon site car nous démarrons une phase importante de l'évolution de notre Association Désirs d'Avenir mais également du bouleversement du militantisme au Parti Socialiste.

LA RENOVATION DU PARTI SOCIALISTE

Ce soir ont lieu au sein de toutes les sections du PS, un vote important, La rénovation du Parti Socialiste :

Les adhérents du PS devront se prononcer sur la 1ère phase essentielle de la rénovation du PS, notamment la mise en place de primaires ouvertes aux citoyens de gauche - le non-cumul des mandats - la partité, en répondant par OUI, NON ou ABSTENTION à 11 questions. Ces valeurs, car il s'agit bien de valeurs, sont défendues ardamment depuis un temps certain par Ségolène Royal et tous les leaders du courant Espoir à Gauche, notamment JL Bianco, JP Mignard qui a participé activement à ce projet de rénovation lors de la Commission animée par A. Montebourg, Vincent Peillon, etc…

En ce qui me concerne, je voterai OUI à ces questions pour 2 raisons :

- je suis cohérente avec les idées que je soutiens en tant que mandataire  du courant Espoir à Gauche sur Alfortville,

- parce qu'aujourd'hui, après le traumatisme du congrès de Reims portant atteinte à la crédibilité du Parti Socialiste, la nécessité du vote positif devrait permettre au Parti Socialiste de se refonder sur des réelles valeurs en rendant la parole aux Militants.

Cher(e)s Ami(e)s de Désirs d'Avenir et du Parti Socialiste, nous ne devons pas rater la première marche de notre avenir. Les Français nous observent et nous devons regagner leur confiance, et le résultat de ce vote en sera le début.

 

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LA DEUXIEME FETE DE LA FRATERNITE EST LANCEE

CE SERA LE 19 SEPTEMBRE AU ZENITH DE MONTPELLIER

TOUTES LES INFORMATIONS EN CONTINUE SUR LA PAGE DE CE BLOG :

LA FRATERNITE 2009

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30 juin 2009

LES CINQ DEFIS DU TEMPS PRESENT :

Ci-dessous la lettre envoyée par Ségolène Royal ce jour de Budva au Monténégro où elle participe à la Réunion du Présidium de l'International Socialiste en tant que Vice-Présidente :

” Le Monténégro, ce pays magnifique et passionnant, accueille, pour ces quelques jours, les socialistes du monde entier. Le peuple de ce jeune Etat habite une terre d'histoire. La culture monténégrine a été enrichie des apports des plus grandes civilisations de l'orient européen : la Grèce, Rome, mais aussi Byzance, Venise, les Ottomans, la Russie, l'Autriche-Hongrie. Le Monténégro est cependant un jeune Etat. Son indépendance a été proclamée le 3 juin 2006, pour la première fois depuis presque un siècle. Il constituait avant cela, avec la Serbie, l'Etat fédéral de Serbie-et-Monténégro, et, avant encore, il était une république de Yougoslavie.

L'action menée par l'actuel Premier Ministre, Milo Djukanovic, pour le renforcement de la démocratie, pour un bon voisinage avec les Etats frontaliers, et pour l'intégration dans l'Union européenne, est à saluer. Né en 1962, Premier ministre pour la première fois (il l'a été cinq fois) à 28 ans, il a été le principal artisan de l'indépendance du Monténégro. Il est l'un des fondateurs du Parti des Socialistes Démocratiques (DPS), membre de l'Internationale Socialiste. Le Parti Social-Démocrate du Monténégro (SDPM) est également membre de l'Internationale Socialiste. Il est dirigé par Ranko Krivokapic, le Président du Parlement monténégrin. L'un et l'autre étaient hier soir à la réunion du Présidium, présidé par George Papandréou, et ils m'ont dit tout le prix qu'ils attachaient au soutien de la France pour leur entrée dans l'Union Européenne.

Même si les tâches à accomplir sont encore immenses : le renforcement des institutions démocratiques, la réduction des inégalités entre le Nord et le Sud du pays, la résolution des tensions identitaires qui existent encore, la lutte contre la corruption et les trafics criminels, le Monténégro et les socialistes monténégrins sont emblématiques des potentialités de tout ce Sud-est européen qui, après tant d'années de guerres et de troubles intérieurs, a aujourd'hui soif de paix et de démocratie et qui attend beaucoup de l'Europe et de la France. Il faut par exemple souligner que, dès 1992, le Monténégro a été le premier pays à se déclarer Etat « démocratique, social et écologique ».

La Réunion du Présidium et du Conseil de l'Internationale Socialiste.

C'est donc ici que je me suis exprimée en tant que vice-présidente de l'Internationale Socialiste qui, fondée en 1951, héritière de l'Internationale ouvrière de 1889 et de l'Internationale ouvrière socialiste de 1923, comprend aujourd'hui 170 partis membres. Des organisations fraternelles, dont l'Internationale Socialiste des Femmes et l'Union Internationale de la Jeunesse Socialiste, y ont le droit de vote, et des organisations associées, telles que le Parti Socialiste Européen et le Groupe Socialiste au Parlement Européen, y ont le droit à la parole.

Elle est aujourd'hui présidée par le Président du PASOK, le Grec George Papandreou, que j'ai déjà rencontré à plusieurs reprises et notamment l'automne dernier et ce printemps, à Athènes, pour des débats internationaux sur « La gauche et la mondialisation » et « L'avenir des gauches en Europe ».

Hier, s'est tenue la réunion du Présidium, composé du Président, George Papandréou, des vice-présidents et du secrétaire général, le Chilien Luis Ayala. Les membres, dont certains se sont fait représenter, sont notamment : l'Espagnol José Luis Zapatero, le Britannique Gordon Brown, la Chilienne Michelle Bachelet, le Sud-Africain Jacob Zuma, l'Israélien Ehud Barak, l'Irakien Jalal Talabani, le Sénégalais Ousmane Tanor Dieng, l'Italien Massimo D'Alema, le Pakistanais Asif Ali Zardari, la Suédoise Mona Sahlin, le Belge Elio Di Rupo, l'Haïtien Victor Benoit, le Nigérien Mahamadou Issoufou, le Japonais Mizuho Fukushima, le Finlandais Eero Heinäluoma, le Portugais José Socrates.

Nous avons mis au point l'ordre du jour du lendemain : la crise économique mondiale ; la lutte contre la pauvreté ; la justice et la solidarité dans l'économie mondialisée ; le nouveau rôle de l'Etat dans l'économie ; les derniers développements dans les Balkans ; les développements politiques actuels ébranlant la sécurité et la stabilité internationales ; la situation en Iran ; le renforcement du régime de non-prolifération ; la sécurité commune à travers le désarmement ; la sécurisation internationale de la démocratie ; la crise environnementale ; les étapes vers Copenhague ; la sécurisation des buts du développement durable ; la solidarité Nord-Sud ; le renforcement, enfin, de l'Internationale Socialiste.

C'est, aujourd'hui, la réunion du Conseil de l'Internationale Socialiste. La dernière a eu lieu au Mexique en novembre dernier. Le Conseil est composé de tous les partis membres ainsi que de l'Internationale Socialiste des Femmes, de l'Union Internationale de la Jeunesse Socialiste et de l'Internationale Socialiste d'Education. Il prend toutes les décisions de politique et de principe nécessaires entre les réunions du Congrès.

La réunion du Conseil a été inaugurée ce matin par Milo Djukanovic, Ranko Krivokapic et George Papandreou. J'y ai prononcé ensuite un discours sur « Les cinq défis du temps présent », où j'ai développé, à l'échelle internationale, les thèmes que nous approfondissons dans les universités populaires participatives.

Ma conviction : les socialistes du monde doivent peser sur le modèle de la sortie de crise.
Car, pour sortir du chaos et remettre de l'ordre juste, il faut avoir la conviction que rien de durable ne se construira sans justice.

Le moment crucial que le monde traverse appelle à relever cinq défis :

1.    Gouverner l'économie mondiale et réduire les inégalités, tant à l'échelle de nos nations qu'à l'échelle internationale. L'unification et la démocratisation de la gouvernance et de la régulation de l'économie mondiale d'une part, la lutte contre les inégalités et pour la justice sociale d'autre part, sont les clefs de l'efficacité de notre réponse à la crise.

2.    Construire des sécurités nouvelles, non seulement à l'échelle de nos nations mais aussi à l'échelle du monde, pour combattre les délocalisations, empêcher les pertes d'emploi, augmenter le pouvoir d'achat.

3.    La révolution écologique. La croissance verte est l'un des leviers principaux de sortie de crise. Ici particulièrement, la sensibilité écologique, la solidarité et la coordination des socialistes du monde sont nécessaires à une réponse mondiale au défi environnemental.

4.    Libérer les énergies par l'éducation, la formation, la
recherche et le soutien aux entrepreneurs, notamment par le renforcement de la coopération et des échanges internationaux. Lutter également contre la prolifération des armements car c'est autant de prélèvements sur le bien-être des peuples.

5.    La révolution démocratique. Au niveau de nos nations, c'est-à-dire la démocratie de l'Etat, la démocratie sociale, la démocratie participative, la démocratie parlementaire et la démocratie territoriale. Au niveau international, c'est-à-dire la démocratisation de la mondialisation par la démocratisation des instances de gouvernance mondiale ; le pouvoir des peuples, qui nous conduit à soutenir et à saluer le peuple iranien.”

Ségolène Royal

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Ségolène Royal vous invite à la prochaine Université Populaire Participativele 6 juillet 2009 à Paris :

La prochaine Université populaire participative : Les pesticides : quel impact pour notre alimentation et notre santé

aura lieu :

le lundi 6 juillet de 20h30 à 23h00
au Théâtre Dejazet
41, boulevard du Temple - 75003 Paris

Avec Jean-Paul Jaud, le Professeur Dominique Belpomme, Serge Sorin et Paul françois

La projection du documentaire Nos enfants nous accuseront de Jean-Paul Jaud sera suivie d'un débat avec des spécialistes du sujet.

Sur le sujet, vous pouvez lire l'article du Monde intitulé l'inquiétant parcours du “chlordécone perdu”

Vous trouverez la biographie de tous les participants sur ce lien : http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/le-blog/les-participants-a-luniversite-populaire-sur-les-pesticides/26-06-2009

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ELECTIONS EUROPEENNES DU 7 JUIN - MESSAGE DE JACQUES DELORS

 Jacques Delors : “Donnez aux socialistes européens les moyens de changer l'Europe”

A quatre jours d'un scrutin déterminant pour l'avenir, Jacques Delors, ancien président de la commission européenne, rappelle qu'aujourd'hui, seuls les socialistes européens peuvent incarner l'Europe, solidaire, juste, puissante, exemplaire, telle que l'ont imaginée et voulue ses pères fondateurs…

 « Après 50 ans de vie commune, on peut parler de notre Europe, de votre Europe…votre Europe telle que depuis 50 ans, les pères de l'Europe et vos aînés l'ont imaginée et voulue. Fruit de la réconciliation entre les peuples, pierre angulaire de la paix et de la compréhension mutuelle entre les peuples, de l'extension de la sphère de solidarité à tous les peuples. Votre Europe, telle que vous l'aimez, a permis à nos économies de se reconstruire après guerre et de se moderniser, à développer des possibilités d'échanges et la connaissance de nos différents peuples, à stimuler la croissance et à développer l'emploi. Par exemple de 1985 à 1992, cette Europe a créé 15 millions d'emplois. Pourquoi ne le ferait-elle pas demain ?

Malheureusement votre Europe vous a délaissés ces dernières années parce qu'elle a été séduite par « le dieu finance ». Elle subit la tyrannie du court terme, alors que le projet européen est fondé sur la mémoire et le long terme. Au nom du marché, elle a cédé aux faux attraits de l'économie de casino, gains rapides et faciles pour les uns, licenciements et pertes d'emplois pour les autres. Et ce, avec la complicité ignorante ou voulue des gouvernements de droite.

Alors, il faut un nouvel espoir pour votre Europe. Finis les divisions, les ignorances et les non-dits entre les socialistes des 27 pays. Un programme dynamique et commun face à la crise, une réaction coopérative de l'Europe et non pas comme c'est le cas aujourd'hui avec les gouvernements de droite, une simple addition des plans nationaux. La perspective encourageante, enthousiasmante, d'un nouveau modèle de développement sortira de la crise avec comme dominante le respect de la nature, le respect de chaque homme, l'épanouissement de toutes les personnes. Une Europe plus exemplaire qui fera entendre sa voix et défendre ses intérêts dans le monde. C'est la chance que vous offre le mouvement socialiste. Donnez-lui les moyens de gagner. Votre vote, c'est un acte de citoyen solennel. Ce n'est pas un moment banal. Et c'est un vote solidaire, solidaire de tous les Européens qui souffrent de la crise, d'une société injuste, effrayés par la mondialisation. Votre vote, c'est un vote utile avec la garantie que vos élus auront la dimension nécessaire pour être représentés au Parlement. Le vote utile et le vote citoyen pour peser sur ce Parlement, qui avec des pouvoirs croissants, deviendra, j'en suis sûr, le lieu du renouveau de l'idéal européen. »

 

SEGOLENE ROYAL VOUS APPELLE A VOTER SOCIALISTES LE 7 JUIN :

 

 

ELECTIONS DES DEPUTES EUROPEENS

PAS D'ABSTENTIONS DIMANCHE 7 JUIN !

 VOUS ETES ABSENTS, FAITES UNE PROCURATION

AUPRES  DE VOTRE COMMISSARIAT

OU DE VOTRE GENDARMERIE

OU DE VOTRE TRIBUNAL D'INSTANCE -

PROCEDURE EN CLIQUANT SUR LE LIEN CI-DESSOUS :

 PROCURATION - MODE D'EMPLOI 

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Rejoignez-nous  à Désirs d'avenir (association loi 1901) en cliquant sur ce lien : Adhérez à Désirs d'avenir,

venez nous aider à débattre, proposer pour construire notre Société de l'après-crise.

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Album: MANIFESTATION NATIONALE DU 29 JANVIER PARIS
Mes photos
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Album: MANIF DU 19 MARS 2009

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  Merci à Marianne et Caroline pour ces magnifiques photos.

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1er juin 2009

MEETING DU PS A REZE LE 27 MAI, MON RESSENTI :

Album: MEETING PS de Rezé du 27 mai 2009

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Je viens vous livrer mon impression à mon retour du meeting de REZE du 27 mai :

Enfin, j'ai retrouvé l'ambiance des vrais et grands meeting des socialistes unis pour défendre leurs vraies valeurs humanistes mercredi soir à Rezé où je me suis rendue avec Seddik, Henri et Guy, nos Amis du Val de Marne.

C'est le premier grand meeting de la campagne des Européennes qui me redonne de l'espoir….

Nous avons rencontré et surtout pu échanger avec des Ami(e)s de la Région Ouest, au passage je dis “bonjour Franck”. En ce qui me concerne j'ai ressenti un enthousiasme, une volonté de se battre pour porter l'Europe à gauche, un soutien sans faille à leurs Candidats et particulièrement à leur Candidate «tête de liste » Bernadette VERGNAULT.

Comme je les comprends et les envie. Bernadette, avec passion, conviction, fraîcheur, simplicité  devant plus de 2500 personnes nous a parlé de l'Europe comme j'aurai aimé que le parti socialiste en parle dès le début de la campagne.  C'est l'impact du bilan des Socialistes européens sur leur vie quotidienne qu'elle a mis en avant dans un langage clair, précis et c'est cela que les Français comprennent. Bernadette, tu as eu raison de pointer du doigt l'attention des journalistes avec autorité en leur rappelant qu'il ne devait parler que de l'Europe et pas d'autre chose lors de leur publication sur ce meeting.

Merci Bernadette de nous avoir communiqué ta ferveur et la volonté de nous battre à fond ces 10 jours qui viennent pour porter l'Europe à gauche et socialiste.

Bernadette, je suis convaincue que ta Région sera en tête le 7 juin !

Voir et surtout écouter le discours de Bernadette : http://www.dailymotion.com/relevance/search/DISCOURS+DE+REZE+/video/x9ezmq_meeting-de-reze-discours-de-bernade_news

Je passerai les faits qui ont scellé tout au long de cette soirée les retrouvailles de Ségolène et Martine, vous en aurez largement eu connaissance par les medias puisque leur leitmotiv  n'étaient que « la photo historique ! »

Les Militants n'ont pas fait leur jeu et cela c'est SUPER ! Nous avons assisté à plusieurs interviews de Camarades qui, droits dans leur botte, ont refusé de répondre à leurs questions « débiles » et ont parlé de l'Europe avec conviction.

Je veux seulement vous faire part de mon opinion, je ne suis pas dupe, mais nous avons perçu néanmoins sur place, certains moments d'émotion… Il fallait le faire, c'est ma conviction si nous voulons que les Socialistes retrouvent leur unité et leur crédibilité dans les mois qui viennent. Ce ne sera pas suffisant, mais nous avons tout à reconstruire et il faut avant tout que la sagesse l'emporte et que cessent les ambitions personnelles au détriment de l'essentiel « la justice sociale pour tous les Citoyens » !

Je reviens donc sur l'essentiel « PARLER DE L'EUROPE » :

Jean-Marc Ayrault, Maire de Nantes et président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale,  Ségolène Royal et Martine Aubry ont tour à tour enchainé leur discours avec une volonté de mobilisation pour dire non à l'absentention,  appeler à voter pour les Députés Socialistes et changer l'Europe, construire l'Europe sociale sur la base du seul programme commun « le Manifesto », programme des 27 partis socialistes européens.

Ségolène Royal  a lancé un appel puissant à la mobilisation des Femmes, des Hommes, des Jeunes, actifs, au chômage, des Retraités, de toutes les  catégories sociales pour construire l'Europe sociale. Elle a fermement  dénoncé les valeurs destructives pour la Société portées par la politique de  Nicolas Sarkozy, à savoir l'individualisme, la brutalité, l'avidité, l'imposture, la démagogie.

Mais, le discours de Ségolène est allé beaucoup plus loin en profondeur sur le fond, à la hauteur des enjeux historiques que représente l'Europe pour les peuples européens aujourd'hui et demain.

 Je cite quelques extraits qui se suffisent à eux-mêmes et vous donneront toute la portée du message adressé à tous les Socialistes (Militants, Elus…), tous les Européens mais surtout à tous les futurs Députés Européens :

“Demain à Strasbourg à Bruxelles, vous serez les représentants des peuples (…)” “il faut que les peuples s'unissent”, “il faut que les députés donnent l'exemple de l'union et le signal de la marche en avant”, “Nous peuples d'Europe nous ne demandons pas une directive de plus (…), un règlement de plus (…) nous voulons plus d'Europe, une Europe de plus !

Une Europe plus juste, plus attentive, plus démocratique, plus efficace, plus passionnée, plus combative aussi pour la paix du Monde”,
A vous de décider que le moment est venu de créer les Etats-Unis d'Europe, c'est vous qui le ferez”.


“Ce jour viendra, sinon l'alternative vous la connaissez parfaitement: ou l'Europe marche vers l'unité politique, ou elle se disloquera dans les nationalismes”.

Je vous laisse l'écouter ou le réécouter :  http://www.dailymotion.com/relevance/search/REZE/video/x9ezi4_meeting-de-reze-discours-de-segolen_news

En ce qui me concerne, il n'y a pas photo, ce discours est digne d'une « Femme debout Présidente ! ».

Martine Aubry a fait un discours, comme a son habitude, de rassemblement et de combat pour dénoncer la politique de Nicolas Sarkozy et Barroso en appelant à retrouver les valeurs vraies du projet européen :
“une Europe porteuse de paix et de solidarité”. Vous pourrez l'entendre ou le réentendre sur ce lien : http://www.dailymotion.com/relevance/search/REZE/video/x9ezfc_meeting-de-reze-discours-de-martine_news

Voilà, c'est tout simplement un petit compte-rendu de mon ressenti que je voulais partager avec vous mes Compagnons de route vers la victoire de 2012 avec Ségolène !

LE 7 JUIN MOBILISONS-NOUS

  L'EUROPE DOIT ETRE A GAUCHE

 l'EGALITE, LA JUSTICE SOCIALE DOIT L'EMPORTER

AU DETRIMENT

DU CAPITALISME LIBERAL SARKO-BERLUSCONIEN-BARROSIEN  

TOUS ENSEMBLE C'EST POSSIBLE !

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MEETING DU PS DANS LE CADRE DE LA CAMPAGNE DES EUROPEENNES - REGION OUEST - A REZE CE SOIR 27 MAI AVEC LA PRESENCE DE MARTINE AUBRY ET SEGOLENE ROYAL.

Communiqué de Ségolène :

“Je viens à Nantes sans préalable, dans l'objectif de l'unité du parti. A trois jours de Nantes, je lance un appel à l'unité de tous ceux et celles qui veulent une Europe sociale. Il faut rassembler nos forces à l'égard des principales victimes de la crise, car c'est l'Europe sociale qui nous permettra de sortir de cette crise.

Le rassemblement doit se faire sentir à tous les niveaux. Bien évidemment, le PS doit donner l'exemple de ce rassemblement. C'est pourquoi je réponds positivement à la demande de Martine et j'accepte avec plaisir l'invitation de venir à Nantes, le 27 mai. “

Pour Celles et Ceux qui ne peuvent pas s'y rendre, regardez et suivez le meeting en direct sur le site : http://www.desirsdavenir.org/segolene-royal/le-blog/regardez-en-direct-le-meeting-de-reze/26-05-2009

 

L'EUROPE NE SE FERA PAS SANS NOUS !

Cher-e-s ami-e-s et sympathisant-e-s de Désirs d'avenir,

La campagne officielle pour les élections européennes du 7 juin prochain est lancée mais cela fait plusieurs semaines déjà que les candidats PS en Ile-de-France vont à la rencontre des Franciliens pour échanger et débattre avec eux des enjeux de cette élection.

Mercredi 27 mai, il y aura, près de Nantes, le meeting de Rezé, à l'occasion duquel Ségolène ROYAL, présente au côté de Martine AUBRY, rappellera, comme elle l'a récemment déclaré, l'indispensable « unité de tous ceux et celles qui veulent une Europe sociale. Il faut rassembler nos forces à l'égard des principales victimes de la crise, car c'est l'Europe sociale qui nous permettra de sortir de cette crise».

Parmi les nombreux évènements prévus en Ile-de-France, nous souhaitons vous inviter plus particulièrement à deux d'entre eux qui nous permettront, autour de Monique SALIOU, candidate, de poursuivre et amplifier nos rencontres avec nos concitoyens. Venez-y nombreux et invitez-y vos amis et proches.

le 29 mai à 19h, un concert citoyen organisé par les Jeunes d'avenir  « L'Europe ne se fera pas sans toi »

le 30 mai, une grande balade à vélo, « visible et bruyante » dans Paris, pour exprimer haut et fort notre Désir d'Europe. Rejoignez-nous aux différents points de rendez-vous indiqués et n'hésitez pas à vous vêtir de rouge, rose ou violet.

 

 

Les Equipes Désirs d'avenir 75, 78, 91, 92, 93, 94

VENEZ NOMBREUX A CES DEUX MANIFESTATIONS

 

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26 mai

SUITE DU BILAN DES SOCIALISTES AU PARLEMENT EUROPEEN DE 2004 à 2009 :

Vous trouverez la suite chaque jour en cliquant sur la pageDESIRS D'EUROPE” dans la liste située sur la droite de cet écran.

Aujourd'hui 26 mai, je vous rapporte le rôle des Socialistes quant à l'application des prix abordables de l'électricité et du Gaz pour tous les Citoyens Européens.

Bonne lecture.

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25 mai 2009

POURQUOI IL EST IMPORTANT DE VOTER LE 7 JUIN, DE NE PAS S'ABSENTENIR, ET SURTOUT POUR ELIRE VOS DEPUTES EUROPEENS SOCIALISTES, POUR VOUS MOTIVER DANS CE SENS, VOUS DEVEZ AVANT TOUTE CHOSE PRENDRE CONNAISSANCE DU BILAN DU TRAVAIL DES SOCIALISTES AU PARLEMENT EUROPEEN 2004-2009 :

Un bilan dont le Groupe Socialiste n'a pas à rougir. Par son travail, en coopération avec les 27 états membres de l'Union Européenne le Parti Socialiste a contribué a une amélioration certaine dans la qualité de vie des Citoyens Européens en  ayant pour objectif de construire “La nouvelle Europe Sociale”. La vision commune des 27 Etats, pour parvenir à ce but est le partage de la prospérité, créer des emplois nouveaux et de meilleure qualité.

C'est par des détails concrets qui ont une incidence concrète dans la vie au quotidien de chaque Européen, que je vais vous faire part des décisions prises au sein du Parlement Européen et dont les Socialistes ont joué un rôle déterminant : 

  • Nos enfants seront à l'abri de certains des plus dangereux produits chimiques connus grâce à de nouvelles règles strictes que le groupe socialiste au Parlement européen est arrivé à imposer.

  • Les prix de services dont nous dépendons tous baisseront parce que l'équilibre prôné par le groupe socialiste entre la concurrence et la protection des travailleurs dans ces secteurs a recueilli au Parlement européen le soutien des différents partis.

  • En ce qui concerne la crise financière, les socialistes du Parlement européen ont demandé de nouvelles règles, à savoir plus de transparence dans les fonds spéculatifs et les autres activités financières. Renforcer la surveillance. Et tandis que nous nous progressons vers de meilleurs garanties à long terme pour les pensions et les économies des citoyens, les libéraux européens et les démocrates-chrétiens conservateurs se taisent dans toutes les langues.

  • Le concept d'éducation et de formation tout au long de la vie. Un milliard d'euros seront affectés chaque année à ce programme jusqu'en 2013. Cela permettra à plus de 222 000 jeunes d'étudier à l'étranger dans le cadre du programme Erasmus. 70 000 autres jeunes bénéficieront d'une formation professionnelle et 1 400 formateurs d'adultes participeront à des programmes de mobilité.
  • Les socialistes du Parlement européen ont pris des initiatives décisives qui ont permis une baisse du prix des communications téléphoniques vers l'étranger et nous travaillons maintenant à faire baisser le prix des communications mobiles et de l'accès à l'internet depuis l'étranger.
  • Nous favorisons les technologies qui améliorent la qualité de vie. Ainsi, c'est grâce au leadership socialiste au Parlement que, d'ici 2013, l'UE disposera de son système de navigation par satellite qui offrira une large gamme de services autres que le voyage, notamment les communications et l'observation de la Terre. Ce sera le premier grand projet industriel européen, qui apportera à l'ensemble de l'Union nombre d'innovations technologiques et de créations d'emplois.
  • Parmi les nombreuses questions urgentes de politique internationale, nous voulons contribuer à la paix et à la stabilité dans notre voisinage et, à cet égard, de bonnes relations avec le monde musulman constituent une priorité. Nos conférences sur le Proche-Orient, par exemple, ont favorisé les contacts entre des acteurs de haut niveau en vue de contribuer à la recherche de la paix et à la résolution des conflits.
  • Nous nous sommes rangés résolument du côté des pays les plus pauvres de la planète, soumis à des pressions pour ouvrir leurs marchés aux puissances destructrices de nos entreprises hyper-développées, et nous continuerons à nous battre pour ces pays.

Le groupe socialiste veut une Europe avec une vision globale … une Europe qui donne le ton mais prend aussi ses responsabilités. Notre détermination à améliorer la qualité de vie en Europe - afin qu'elle soit un exemple pour le reste du monde - est notre moteur au sein du groupe socialiste.

Le Bilan complet vous est expliqué en détail dans le document que vous pouvez trouver sur le lien : BILAN EUROPE DES SOCIALISTES.

AFIN DE VOUS FAIRE PRENDRE CONSCIENCE DE L'IMPORTANCE DES ENJEUX DES DECISIONS PRISES AU PARLEMENT EUROPEEN SUR VOTRE VIE QUOTIDIENNE, CHAQUE JOUR JE VAIS COMMUNIQUER SUR UNE DE CES DECISIONS :

Aujourd'hui ce sera :  DONNER LA PRIORITE AUX CONSOMMATEURS

Les succès des Socialistes :

La protection du consommateur est essentielle pour que le marché interne fonctionne correctement. C'est pourquoi, dans toutes les politiques liées au marché intérieur - services, libre circulation des biens et des professionnels, télécommunications et énergie, le groupe socialiste a mis l'accent sur les intérêts du consommateur.  

Les domaines où nous avons joué un rôle moteur :

Renforcer les droits des consommateurs européens :  Dans la directive de 2007 sur le crédit à la consommation, dans la directive sur l'utilisation des biens à temps partagé, dans la directive sur les jouets, dans le paquet “Télécommunications” et dans le paquet “Énergie”, le groupe socialiste a voulu renforcer les droits du consommateur grâce aux éléments suivants:  

  • une information plus transparente des consommateurs dans les contrats;
  • davantage d'informations, afin de permettre aux consommateurs de comparer plus facilement;
  • un délai de rétractation suffisant dans les contrats;
  • l'interdiction des produits chimiques dangereux et des substances allergènes dans les jouets;
  • la possibilité de changer d'opérateur sans coût supplémentaire, notamment dans les secteurs des télécommunications et de l'énergie.

Renforcer la sensibilisation des consommateurs :

Renforcer la sensibilisation des consommateurs est essentiel pour que leurs droits soient appliqués. Cela implique: 

  • plus de moyens financiers pour le budget couvrant les projets d'information des consommateurs; 
  • des mises en garde de plus grandes dimensions, facilement lisibles et dans la langue du consommateur, et des feuillets d'information; 
  • des points de contact uniques dans tous les pays pour informer les consommateurs de leurs droits; 
  • une charte européenne des consommateurs d'énergie. 

Accorder plus d'attention à la protection des consommateurs vulnérables :

Dans toutes les législations adoptées depuis 2004, le groupe socialiste a fait insérer des dispositions relatives aux consommateurs vulnérables, tels que les personnes âgées ou handicapées et les enfants.    C'est notamment le cas dans la directive relative aux pratiques commerciales déloyales adoptée en 2005 et dans la directive sur le crédit à la consommation qui comprend des dispositions relatives au surendettement. La directive sur les jouets protège les jeunes consommateurs en interdisant les petits jouets qui pourraient être avalés ou les jouets qui contiennent des produits chimiques dangereux et des parfums. Nous en avons fait une priorité de la stratégie de protection des consommateurs pour la période 2007-2013.  

Dans la directive sur les armes et sur les catégories d'armes à feu, les socialistes ont réussi à introduire une disposition interdisant aux jeunes de moins de 18 ans d'acquérir ou de posséder des armes à feu, sauf pour la chasse ou pour le tir. Ils ont besoin de l'autorisation de leurs parents ou doivent être sous la surveillance d'un parent ou d'un adulte titulaire d'un permis de port d'armes ou d'un permis de chasse en cours de validité.

Garantir un niveau élevé de sécurité des produits et des services :

Pour les socialistes, le premier objectif du marché unique est de garantir un niveau élevé de sécurité des produits et des services. En 2007, nous avons permis d'assurer une meilleure surveillance du marché et insisté pour l'établissement de règles plus strictes en matière d'utilisation de la marque CE, pour lesquelles la Commission doit encore présenter des propositions.  

Nous essayons également d'arriver à un accord permettant d'améliorer la sécurité des jouets. Le groupe a présenté plusieurs résolutions demandant d'accroître la sécurité des services, qui sont actuellement examinées par la Commission. Nous avons renforcé les règles sur la commercialisation et la traçabilité des armes et des munitions, sur le contrôle renforcé des ventes d'armes par internet, sur l'informatisation et l'allongement à 20 ans de la conservation des données relatives aux armes et munitions, et avons ainsi contribué à prévenir des activités illégales.  

Lancer la procédure en vue de mettre en place un mécanisme de recours collectif au niveau de l'UE :

Durant toute le mandat écoulé, le groupe a œuvré à la mise en place d'un mécanisme de recours collectif au niveau de l'UE. Après de longues discussions, nous avons finalement, en mai 2008, réuni une majorité en ce sens contre la droite et la Commission devrait présenter rapidement des propositions.   

Les prochains objectifs politiques  du Parti Socialiste

Nous continuerons à améliorer les droits des consommateurs dans tout le marché intérieur et nous veillerons à ce que ces droits soient correctement intégrés dans tous les marchés de biens et de services de l'Union européenne.

Bonne lecture à toutes et à tous, n'hésitez à communiquer ces infos autour de vous. Je vous donne rendez-vous demain, sur le thème :

  • DE L'ÉLECTRICITÉ ET DU GAZ À DES PRIX ABORDABLES POUR TOUS LES CITOYENS 

 

PAS D'ABSTENTION LE 7 JUIN,

VOTRE VIE QUOTIDIENNE PEUT CHANGER

SI VOUS ELISEZ DES DEPUTES EUROPEENS

SOCIALISTES.

 

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14 mai 2009

UNIVERSITES POPULAIRES PARTICIPATIVES  ORGANISEES PAR SESIRS D'AVENIR ET SEGOLENE ROYAL :

De retour d'un magnifique voyage au Vietnam et au Cambodge dont je vous ferai découvrir quelques photos prochainement, c'est avec l'actualité des programmes des Université Populaires Participatives de la Connaissance organisées par Désirs d'Avenir, Ségolène Royal et son Equipe que je reprends mon expression sur ce site.

Ségolène Royal, comme elle nous l'avait promis, a lancé ces Universités avec un premier thème :

LA FRATERNITE EN DEBAT autour de Régis Debray  le mercredi 29 avril 2009 à la Mairie du 4è arrdt de Paris. Vous trouverez toutes les interventions en vidéo, le programme et les biographies des intervenants en cliquant sur ce lien : fraternité en débats.

 

La deuxième Université se déroulera

LUNDI 18 MAI de 18H30 à 21H30

Au théâtre Dejazet

41, Bd du Temple - Paris 3è - Métro République

sur le thème :
QUEL AVENIR COMMUN POUR L'AFRIQUE ET L'EUROPE AU 21è SIECLE autour de nombreux intellectuels africains et européens, dont Souleymane Bachir Diagne, Elikia M'Bokolo, Achille Mnembe, Daniel Maximin, Lazare Ki-Zerbo, Pierre Boilley, Alice Cherki, Catherine Coquery-Vidrovitch.

Ce débat s'inscrit dans le prolongement du discours de Ségolène Royal prononcé à Dakar le 6 avril 2009. pour plus de détails consulter le site :

Europe, Africaine au 21è siècle

 

A retenir les dates suivantes :

DEBAT SUR LA CRISE ECONOMIQUE SOCIALE ET FINANCIERE autour de Philippe Aghion, Professeur d'Economie à Harvard

SAMEDI 13 JUIN au Théâtre  DEJAZET

 

DEBAT SUR LES VALEURS, LES NOUVELLES FORMES D'ENGAGEMENT ET LA DEMOCRATIE PARTICIPATIVE

SAMEDI 20 JUIN 2009 au Théâtre Dejazet.

Vous pouvez intervenir sur ce sujet du 11 mai ay 11 juin sur ce lien : débat participatif

 

DEBAT SUR LA CULTURE AUTOUR DE PIERRE BERGE

DIMANCHE 28 JUIN 2009.

 

DEBAT SUR LES POLITIQUES DE CIVILISATION ET LES SEPT DEFIS DE L'AVENIR (ECONOMIE, SOCIALE, POLITIQUE, EDUCATION, ENVIRONNEMENT, PENSEE ET ETHIQUE)

LES 1er, 2 ET 3 OCTOBRE à Poitiers avec Edgar Morin.
Toutes les informations sur les programmes, les lieux, les intervenants et les dossiers concernant ces débats seront consultables au fur-et-à mesure de leur mise à jour en cliquant sur ce lien : infos universitées populaires de la connaissance

 

Toute l'Equipe Désirs d'Avenir, Ségolène Royal, vous invitent à venir nombreux pour participer à ces débats. C'est de chacun de vous que dépend la richesse de ces débats qui pourront servir de réflexion à la construction d'un programme pour l'avenir de chacun d'entre nous plus juste, adapté au monde d'aujourd'hui.

 Maryvonne

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08 avril 2009

SEGOLENE ROYAL, EN DEMANDANT PARDON AUX AFRICAINS LAVE L'AFFRONT QUE LEUR AVAIT FAIT N. SARKOZY IL Y A DEUX ANS :

Ségolène Royal a prononcé un discours au siège du Parti Socialiste de Dakar  d'une grande profondeur, digne d'un Chef d'Etat responsable et respectueux de l'histoire du Monde. Je suis fière d'être Ségolèniste.

Vous trouverez  ci-après ce magnifique discours ainsi que les liens de l'interview qu'elle a donné hier en direct de Dakar sur RTL suite à la polèmique suscitées en France à ce sujet (Quelques liens également sur les commentaires PS, et de L'UMP…)

Merci, chers amis de votre hospitalité, dont je sais qu'en wolof, elle se dit teranga. Un mot magnifique qui exprime une valeur que, de longue date, les civilisations africaines exaltent. Dans cette salle qui porte son nom, je pense bien sûr à l'œuvre de Léopold Sedar Senghor, à ce qu'il voulut et fit pour pour son pays. Je pense aussi, et votre université porte aujourd'hui son nom, à Cheikh Anta Diop.

Je pourrais vous dire que je suis une amie ancienne et fidèle du peuple Sénégalais: mais je vous dirai beaucoup plus : je suis une fille de l'Afrique et une sœur des hommes et des femmes d'ici.

C'est sur votre terre que je suis née, à Ouakam. J'y ai vécu jusqu'à l'âge de deux ans. Je n'en ai pas beaucoup de souvenirs conscients. Mais tout s'est imprimé. Car on garde enfouis en soi les couleurs, les musiques, la chaleur, la lumière, les parfums engrangés dans les premiers jours de sa vie. De cette naissance j'ai toujours ressenti un profond sentiment de fierté. C'est une force d'être une citoyenne du monde et d'avoir toujours le réflexe de regarder ce qui se passe loin de nos frontières et plus loin encore dans l'hémisphère sud.

Avant de me lancer dans la campagne présidentielle, je suis revenue au Sénégal. J'avais besoin de retrouver mes racines et de renouer avec mes origines. A cette occasion, j'ai rencontré une femme à Thiaroye, avec une centaine d'autres. Elles avaient perdu leurs fils, noyés alors qu'ils tentaient de gagner l'Europe. Nous nous sommes longuement serrées dans nos bras. Cette femme, submergée par le chagrin, a décidé, avec d'autres, de le dépasser en s'investissant pour les jeunes de son village.

Nous nous sommes revus longuement hier. Que de progrès dans leurs actions dont j'avais vu les balbutiements en 2006 : activité de pêche, artisanat, alphabétisation des femmes. Avec quel courage toutes ces mères ont dépassé leurs souffrances pour prendre en main leur vie, leur subsistance, et donner à leurs enfants des raisons d'espérer et de vivre dignement de leur travail dans leur pays.

Ces femmes symbolisent la force des êtres humains quand ils utilisent leurs souffrances pour créer l'espoir. Quand ils agissent localement pour apaiser le monde dans sa globalité.

Ce n'est pas d'aujourd'hui que je parle de l'Afrique. A Villepinte, dans le discours d'ouverture de la campagne présidentielle, ce continent était au cœur de mes préocupations (« De quoi souffre-t-elle l'Afrique? D'une économie mondiale absolument débridée qui ne laisse aucune chance à des produits agricoles fragiles et incapables de rivaliser avec les politiques de pays bardés d'atouts financiers et technologiques! »).

Elle était là aussi, l'Afrique, dans l'ouvrage coécrit avec Alain Touraine, Si la gauche veut des idées. J'y annonçais : « L'Afrique est notre avenir. Le développement de l'Afrique sera l'oeuvre des africains » et dans Femme debout, écrit avec Françoise Degois.

Dans chacune de mes responsabilités j'ai toujours pensé à l'Afrique. En 1992, ministre de l'Environnement, j'avais choisi le Mali comme pays partenaire d'actions communes environnementales. Devenue ministre de l'Enseignement scolaire, j'ai pris beaucoup de soin à intégrer le Sénégal dans des actions de développement commun de l'Education, comme la bibliothèque de Ouakam.

Je pourrais vous donner bien d'autres exemple de cette préoccupation au long cours et de ce lien indéfectible qui me ramène toujours vers l'Afrique tant est forte ma conviction que cette alliance entre le continent européen et le continent africain est une chance à saisir pour équilibrer un monde multipolaire qui doit construire la paix et la prospérité. C'est dire à quel point dans le contexte actuel de toutes les violences qui nous assaillent : crise économique brutale, dégâts environnementaux, désastres sanitaires, notre responsabilité est forte et notre capacité commune à oser les stratégies visionnaires qui nous donnent les clefs du monde d'après. L'Afrique, je ne l'ai jamais lâchée.

C'est une conviction très profonde. Ce n'est pas seulement une conviction d'ailleurs, c'est une raison d'agir.  C'est pourquoi aujourd'hui, présidente d'une région française, j'ai choisi comme principale coopération décentralisée, une région du Sénégal, la région de Fatick. Et cette coopération est si efficace, si exemplaire (j'y reviendrai), qu'elle vient d'être retenue comme le premier modèle de réfèrence de coopération décentralisée par le Programme des Nations Unies pour le Développement.

Voilà chers amis, la démonstration politique par la preuve qu'il y a un lien très étroit, pour l'avenir de l'humanité entre le local et le global, c'est à dire entre les actions concrètes de terrain qui bénéficient directement aux gens et les échelons financiers à l'échelle des Etats et des organisations internationales qui doivent les permettre.

Oui il y aura un avenir pour l'humanité avec une Afrique forte, debout et respectée, partenaire d'une Europe forte, debout et respectée.

Oui, je veux devant vous porter une parole de respect, de fraternité et de justice, celle qu'aurait dû porter le G20 en associant davantage l'Afrique dans son ensemble. Au delà des avancées positives qu'il faut saluer et qui viennent poser d'autres règles du jeu, pourquoi l'Afrique ne s'y trouve-t-elle pas ? Pourquoi avoir écarté un milliard d'habitants et 1/3 des ressources naturelles de la planète? Ce n'est ni juste ni efficace. Tout comme n'est ni juste ni efficace l'absence de ce continent au sein du Conseil de sécurité des Nations unies ou encore sa sous-représentation dans les conseils du FMI et de la Banque mondiale. L'Afrique doit enfin avoir toute sa place dans les instances internationales car nous avons besoin d'elle, de sa vision, de ses talents, de sa faculté de don, de ses idées.

Chers amis,

Nous vivons une époque historique, avec une crise sans précédent faite de drames mais aussi d'opportunités. L'opportunité de nous en sortir en décidant des changements profonds et des valeurs nouvelles qui nous permettront d'inventer le monde d'après, un monde plus humain et plus juste.

L'aménagement à la marge du système actuel ne permettra pas la sortie de crise. Les peuples doivent exiger de leurs gouvernants et de leurs élites qui n'ont su ni anticiper, ni guérir, qu'ils changent de logique.

Partout les peuples se révoltent. Il n'y aura pas de paix sans justice. Et il n'y aura pas de justice sans respect. La finance doit impérativement être mise au service de l'économie réelle et l'économie réelle au service des hommes et des femmes.

Une crise écologique sans précédent menace notre survie. Depuis 2000, le nombre de personnes touchées par des catastrophes naturelles a triplé. D'ici 2040 un milliard de personnes seront contraintes à se déplacer, victimes de la sécheresse, de l'appauvrissement des sols, de la hausse du niveau de la mer. La plupart seront originaires des pays en développement et du continent africain en particulier. Les forêts denses de ce continent sont menacées par la surexploitation des sols et par une agriculture intensive  destinée non pas à nourrir les peuples mais aux seules exportations. En 2025, 750 millions de personnes vivront dans des zones désertiques. Aujourd'hui déjà, seule la moitié de la population africaine a accès à l'eau potable.

Une crise financière et bancaire d'une ampleur inouïe provoque par ailleurs une crise économique et sociale mondiale. Cette crise, l'Afrique et les pays émergents n'en sont pas responsables et pourtant ils en sont les premières victimes. Pour la première fois depuis 50 ans, le commerce mondial s'est contracté de près de 10%. L'accès au financement pour des projets de développement a lui aussi été réduit de plusieurs milliards de dollars. L'Afrique, trop souvent oubliée de la mondialisation, est aussi l'oubliée des plans de relance. Les bailleurs du Fonds monétaire international et en particulier les Pays du Nord, devront impérativement consacrer le triplement des réserves décidées lors du G20 aux pays en développement, notamment à l'Afrique.

La boulimie financière, l'avidité de profit, la gloutonnerie d'argent ont conduit le monde au bord du précipice en inversant les valeurs, en prenant l'accessoire pour l'essentiel, en oubliant que le bonheur des êtres humains  - éducation, santé, culture, alimentation, cadre de vie - doit impérativement passer avant tout le reste, oui je dis bien tout le reste.

En oubliant ce principe fondamental « Par le peuple, pour le peuple » qui est d'ailleurs aussi le principe de gouvernement de la République du Sénégal, nous voici tous entraînés collectivement vers le gouffre si nous subissons. Mais nous sommes nombreux à l'échelle planétaire à avoir les moyens et la volonté de réagir et à refuser de subir.

Aujourd'hui plus que jamais, nous devons être à la hauteur du défi que le siècle nous pose. Les forces de vie doivent l'emporter sur les forces de l'argent.

Et d'abord, pour bâtir un monde commun, qui fait reculer la rupture intolérable qu'engendrent les inégalités dans la répartition des richesses. Selon l'ONU, 2% de la population mondiale possède 50% de la richesse mondiale quand la moitié de la population doit se contenter d'à peine 1% de cette richesse. La malnutrition est responsable de plus de la moitié de la mortalité infantile. 2/3 des séropositifs dans le monde se trouvent en Afrique. Rien qu'en 2007, un million de personnes sont mortes à cause de la pandémie. 40 millions d'enfants n'ont toujours pas accès à l'école et moins de la moitié des enfants en école primaire n'achèvent pas leur cursus alors même que, nous le savons tous, l'éducation est la condition absolue du développement.

Il existe un seuil de richesse, et un seuil de pauvreté, à partir desquels, ce qui est en cause, c'est l'unité même de l'espèce humaine.

Certes  des progrès existent. Mais dans les pays pauvres, on le sait, la misère a doublé en 10 ans.  L'aggravation de la pauvreté s'est traduite par les émeutes de la faim.

Je le dis avec la plus grande solennité : cette situation n'est pas tenable. C'est terminé le temps où certains pensaient pouvoir s'en sortir en fermant les yeux sur le péril.

Il est urgent que nous définissions ensemble à l'échelle planétaire d'autres façons de faire, d'autres formes de solidarité, d'autres transferts de richesse.

Il est urgent que les pays du Nord tiennent enfin leurs promesses et respectent leurs engagements internationaux. En aucun cas, la crise ne doit donner prétexte à baisser l'aide au développement.

De quelle aide publique parle-t-on ? Aujourd'hui elle se compose essentiellement des annulations de dettes et de prêts. La part des financements destinés à de nouveaux projets, elle, diminue. Ce qui a été donné d'un côté a été repris de l'autre.

Je veux pour mon pays, la France, et pour l'Europe le courage de ne pas se payer de mots. Et l'honnêteté de ne pas tromper ceux qu'on prétend aider. Le respect commence là.

Lorsque j'étais à Belém, j'ai entendu Lula dire qu'il en avait assez d'être convoqué dans les grandes capitales du Nord par de jeunes banquiers qui lui disent comment gérer son pays alors qu'ils n'y ont jamais mis les pieds et savent à peine où il se situe.

Sous la plume d'Aminata Traoré, j'ai lu que les Maliens en avaient assez que ceux qui n' ont jamais vu une boule de coton, leur disent ce qu'ils devraient en faire.

Dans les textes d'artistes comme Tiken Jah Fakoly ou le rappeur Didier Awadi, j'ai entendu la colère que provoque l'injustice. De nombreux universitaires, et responsables politiques africains demandent que l'Europe tire la leçon d'accords de partenariats économiques qui ont échoué et qui sont perçus non comme une aide mais comme un rapport de force.

L'aide au développement ne doit plus être une version moderne de la charité, condescendante, assénant ses certitudes depuis Washington, Bruxelles ou Paris. Elle doit être construite avec, et non pas pour. Mais des progrès ont été faits, il faut le dire, et je voudrais vous rappeler comment nous nous en sommes inspirés.

Deux principes ont guidé la coopération décentralisée menée entre la Région de Fatick et la région Poitou-Charentes que je préside : ne jamais plaquer de solution toute faite mais chercher ensemble, en mutualisant nos expériences, les meilleures réponses ; appuyer les initiatives locales, fidèles à un esprit d'écoute qui conditionne le succès de tout programme.

Avec la région de Fatick, nous avons développé un programme de coopération qui comprend plusieurs volets :

agricole, éco-énergétique, éco-touristique, économique,

sanitaire et éducatif.

Notre coopération agricole a commencé à l'automne 2004. Nous avons déjà obtenu de très bons résultats en formation des éleveurs caprins, en amélioration des structures, en niveau de production,     en respect de l'environnement.

Ces succès nous permettent aujourd'hui d'envisager de nouveaux partenariats, notamment avec Agronomes et Vétérinaires sans Frontières.

Nous avons développé l'énergie solaire pour l'accès à l'eau. Et nous pouvons maintenant, tout en économisant la consommation du bois, électrifier des chèvreries, des fromageries, des pompes à eau, des services publics, notamment des établissements scolaires et des unités sanitaires rurales. Je les visiterai demain et pendant trois jours avec les élus et les habitants de Fatick.

À terme, l'énergie solaire permettra d'électrifier les territoires isolés du réseau électrique conventionné, notamment les Îles du Saloum.

Et grâce à ces réalisations, la région de Fatick a été retenue par le Programme des Nations Unies pour le Développement comme région-pilote pour la lutte contre le changement climatique.

Voilà comment, en agissant localement, on transforme globalement.

Pour favoriser le développement de l'éco-tourisme, nous avons lancé des projets pilotes dans la zone du parc naturel du delta du Sine-Saloum et dans l'arrière-pays.

Bientôt, les habitants de ces régions pourront accueillir des visiteurs de tout le Sénégal, de toute l'Afrique de l'Ouest, et du monde entier, tout en respectant l'harmonie et les équilibres de la nature locale.

Voilà comment, en agissant localement, on transforme globalement.

Plus généralement, le Poitou-Charentes a soutenu la mise en place du microcrédit pour permettre aux éleveurs de financer les fourrages et les équipements dans les coopératives pour le lait.

La devise du microcrédit est la nôtre : agir localement, transformer globalement.

Ce programme dans son ensemble englobe de nombreux partenaires locaux et en particulier les Groupements de Promotion Féminine. Elles sont venues en Poitou Charentes. Elles m'ont raconté leur histoire. Elles m'ont dit tout leurs efforts en tant que mères, en tant qu'épouses, pour colmater les brèches du quotidien. Elles m'ont dit les trésors d'ingéniosité, d'opiniâtreté, de créativité qu'elles déploient.

Nous nous sommes appuyés sur cette ingéniosité et sur cette créativité pour imaginer des programmes de développement pionniers: microcrédit, foyers de cuisson améliorée, utilisation de l'énergie solaire pour les séchoirs et pour les fours. Les potentiels des savoir-faire locaux ont été valorisés. Des forgerons, des potières ont été formés, des centres de production d'inserts en céramique ont été construits, des villages ont été accompagnés dans leur démarche éco-touristique. Mais surtout nous avons beaucoup appris nous-mêmes par les missions d'échange et nos agriculteurs et nos techniciens en énergie solaire ont beaucoup appris en venant ici. C'est dans cet échange de réciprocité que nous sommes plus efficaces ensemble.

La qualité du partenariat a été reconnue par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) qui a signé une lettre d'intention le 17 novembre 2008 avec les deux Régions.

Notre programme de coopération décentralisée va faire de Fatick la première région du Sud à devenir neutre en émission de gaz carbonique.

C'est à travers ce type d'action, conjuguée naturellement à l'action d'un Etat que l'on peut changer les règles de la planète. Partout se mettent en place ces actions qui changent concrètement la vie des gens, créent de la ressource, développement des régions. Ces petites rivières font de grands fleuves.

La coopération décentralisée, bien sûr, ne remplace pas des coopérations à l'échelle des Etats et des continents. Mais on pourrait faire tellement plus si on n'avait ne serait-ce que quelques miettes des milliards perdus par les établissements bancaires.

L'aide au développement n'est pas un luxe de pays riche. C'est précisément parce que nous sommes tous confrontés, ensemble, au même moment, à la plus grave crise économique que nous devons agir ensemble. Car nul ne s'en sortira seul et encore moins contre les autres, mais les uns avec les autres.

Chers amis,

Vous le voyez il existe des raisons profondes d'espérer. J'aime cette phrase de Martin Luther King : « Il n'y a que quand il fait suffisamment sombre que l'on peut voir les étoiles. »

Une de ces lueurs est apparue récemment, aux Etats-Unis d'Amérique avec l‘élection de Barack Obama. Au-delà du symbole de cet homme noir, jeune qui accède à la première puissance du monde et redonne une fierté à tous les hommes et femmes de couleur et plus largement, à ceux qui se sentent opprimés, au-delà de ce symbole créateur d'espoir, il y a la politique américaine qui change radicalement.

Son économie s'est effondrée comme une maison rongée par les termites depuis des années et qui s'écroule subitement. Une violence qui oblige l'Administration Obama à mener une révolution sur tous les fronts. Front intérieur avec la refonte du système financier, la loi sur les superbonus, l'investissement dans la croissance verte. Front extérieur avec un tournant dans les relations internationales, le dialogue. Cette stratégie de la main tendue portera ses fruits, j'en suis convaincue. Dialoguer même lorsqu'il n'y a plus de mots pour le faire. Construire des médiations là où le dialogue est rompu. Voilà ce que doit être la diplomatie du XXIè siècle.

Il y a ensuite le forum de Belém. L'altermondialisme n'a jamais autant mérité de porter son nom. Penser le monde différemment, faire le serment de dépasser tous les schémas, les lieux communs, les systèmes de pensée qui rapetissent, être créatif et réaliste à la fois. A Belem comme à Washington, j'ai ressenti la même pulsation : celle de l'énergie vitale des peuples qui prennent les fausses vérités à contre-pied, se rassemblent, joyeux, sentant que le monde d'après se soulève.

Oui, je crois à la force citoyenne, la force du peuple qui se dresse, comme s'est dressé le peuple des outremers, autour d'un leader qui a porté la soif de justice et de respect : Elie Domota. Aucune atteinte à la dignité, aucune arrogance ne peut résister à la force de conviction et à la détermination d'un peuple qui a soif de respect et d'actions justes.

L'écoute, la démocratie participative, la médiation font leurs preuves partout où elles s'appliquent. Là où l'écoute est défaillante, là où l'exaspération et la violence surgissent.

Plusieurs révolutions soufflent sur le monde et notamment une révolution des couleurs. Nous sentons bien que nous sommes à un tournant. Mais nous ne savons pas quel en sera le sens.

Si bien que la question qui se pose à nous aujourd'hui, Sénégalais et Français, Africains et Européens, est celle-ci : Que faire naître ensemble ? Et comment le faire naître?

La réponse commune, nous la vivons ici dans cette salle, nous la vivrons encore à Fatick demain, avec tous les exemples de développement durable. C'est celle de la fraternité qui nous permet de bâtir ensemble des solutions respectueuses de la planète que nous partageons. Vous avez autant si ce n'est plus d'atouts que nous avec l'énergie solaire pour réussir la croissance verte. Alors vous imaginez comment nous pouvons être efficaces en unissant nos efforts et nos volontés.

Chers amis,

Pour le meilleur et parfois hélas le pire, nos destins ont été liés. Ils sont liés.

Le pire : ce fut l'esclavage, cette « déportation la plus massive et la plus longue de l'histoire des hommes », comme l'a écrit Christiane Taubira dans l'exposé des motifs de notre loi de 2001 qui reconnaît ce « crime orphelin » pour ce qu'il fut : un crime contre l'humanité.

Le pire : ce fut la colonisation dont une partie de la droite, dans un projet de loi, a essayé de nous faire croire, en 2005, qu'elle eut des « aspects positifs ».

Voici ce que je disais en 2005 au ministre de l'Intérieur à ce sujet:

« La vive réaction de nos compatriotes des Antilles vous a permis de mesurer l'offense faite à la République par la loi adoptée par votre majorité, qui promeut une lecture révisionniste de la colonisation et heurte, dans l'Hexagone comme outremer, celles et ceux pour qui l'adhésion à la France ne peut s'inspirer que des valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité, bafouées hier par le colonialisme et aujourd'hui par les discriminations.

L'honneur de la République, c'est la lucidité d'une histoire partagée dans une France accueillante à tous les siens. »

Permettez-moi d'être très claire. Qu'il y ait eu à cette époque des hommes et des femmes sincères de bonne volonté, cela est sûr. Mais on n'a rien dit quand on n'a dit que cela. Le problème est que la colonisation fut un système. Ce système doit être condamné pour ce qu'il fut : une entreprise systématique d'assujettissement et de spoliation. Ses séquelles doivent être combattues sans fléchir.

Les colonisés n'avaient pas le choix. Le travail forcé et le Code de l'Indigénat  étaient la règle. Et le mépris. Et le racisme. Et la violence d'un système qui fit les uns ployés sous le joug des autres.

Je veux rendre honneur à ceux qui, dans toute l'Afrique, se sont battus et sont morts dans une combat qui était le combat des Africains, oui, et de toute l'humanité.

Et je suis fière qu'il y ait eu en France des consciences pour s'insurger et des militants pour se porter aux côtés de ceux qui luttaient pour leur indépendance. Ceux-là défendaient nos valeurs quand la colonisation en était la négation.

Je crois que nous avons le devoir de poser les mots justes sur ce qui fut. Car les mots font plus que nommer : ils construisent la réalité et le regard qu'on porte sur elle. Nos plaies d'histoire ne sont pas toutes cicatrisées. Le devoir de mémoire n'a pas besoin de permission. Chacun s'en acquitte avec la subjectivité et l'héritage qui est le sien. Ce dont, en revanche, nous sommes collectivement comptables et responsables, c'est du droit à l'histoire et du devoir de vérité.

Ce droit à l'histoire et ce devoir de vérité, c'est ce qui permet de regarder les faits en face et de partager un récit qui ne soit pas ressassement du passé mais moyen de le dépasser sans amnésie et de se projeter ensemble dans l'avenir.

Dans la dernière lettre qu'il a écrite à sa femme avant d'être assassiné, Patrice Lumumba a dit sa foi inébranlée dans l'établissement de la vérité historique : « L'Histoire dira un jour son mot. L'Afrique écrira sa propre histoire ».

Honneur aux maîtres de la parole qui conservèrent et transmirent. Honneur aux historiens de l'Afrique qui ont rappelé au monde que non seulement l'Afrique était le berceau de l'humanité mais qu'elle était avec l'Asie mineure le berceau de la civilisation humaine.

Honneur aux historiens de l'Afrique qui ont rappelé au monde l'existence des grands royaumes et des grands empires de l'Afrique. Honneur aux historiens de l'Afrique qui ont retracé les mille et une relations nouées bien avant la conquête, en des temps où le Sahara, la Méditerranée et l'Océan Indien n'étaient pas des frontières mais des points de passage et de mise en contact.

Quelqu'un est venu ici vous dire que « l'Homme africain n'est pas entré dans l'Histoire ».

Pardon pour ces paroles humiliantes et qui n'auraient jamais dû être prononcées et qui n'engagent pas la France. Car vous aussi, vous avez fait l'histoire, vous l'avez faite bien avant la colonisation, vous l'avez faite pendant, et vous la faites depuis.

Et ce que Léopold Sedar Senghor et Aimé Césaire  ont magistralement accompli avec le concept « négritude » , vous l'avez poursuivi avec le mot « Afrique », cet étendard d'une dignité reconquise.

C'est pour cela que les œuvres des historiens Cheikh Anta Diop du Sénégal et de Joseph Ki-Zerbo du Burkina Faso, constituent non seulement un sommet de la science, mais aussi un sommet de la lutte pour la liberté.

C'est pour cela qu'il était si important de démontrer comme ils l'ont fait que la Grèce ancienne devait tant à l'Egypte ancienne qui elle-même devait beaucoup à l'Afrique. Ils ont montré que les langues africaines permettent le même déploiement de la rationalité humaine que les langues européennes.

Il leur a souvent été reproché d'être partisans.

En insistant sur leur engagement indépendantiste et panafricain, on a voulu mettre en doute la rigueur scientifique de leurs recherches.

Mais aujourd'hui, chaque jour, les découvertes de l'égyptologie valident les thèses de Cheikh Anta Diop.

Une certaine histoire européenne de l'Afrique a voulu dénier aux Africains la fierté d'être Africains.

Et comme le pensait Lumumba, écrire c'est agir et agir c'est écrire.

Pour aujourd'hui, il est bon que se constituent autant que cela est possible des équipes mixtes de chercheurs africains et européens pour retracer le destin commun de l'Afrique et de l'Europe. Car c'est en élucidant ensemble les pages communes de nos histoires que nous pourrons écrire ensemble les pages communes de nos futurs.

Alors oui, il est temps que nous pratiquions davantage entre nous l'égalité vraie, loin des paternalismes, des misérabilismes, des ostracismes, loin des doubles langages qui masquent mal les doubles jeux.

Oui, la France doit honorer sa dette à l'égard de l'Afrique et que les Français doivent apprendre à l'école ce qu'ils ont reçu de l'Afrique.

Quand notre territoire national fut envahi, l'Afrique fut un refuge et une aide pour les forces de la France Libre.

Les soldats africains ont contribué, sur tous les champs de bataille, à inverser le cours de l'histoire.

Le 8 mai 1945, sans l'Afrique et les Africains, jamais la France n'aurait retrouvé sa liberté.

Alors comment oublier la sanglante répression menée au camp de Thiaroye contre des Tirailleurs qui réclamaient simplement le respect, leur dû et le droit de porter leurs galons car ils croyaient qu'à l'égalité du sang versé devait succéder l'égalité des droits. Ils avaient raison.

Il y a des mots que le peuple français doit au peuple sénégalais et à tous les peuples africains qui ont souffert pour nous et par nous, ce sont des mots  simples mais puissants, trois mots que j'ai envie de dire ici en tant que citoyenne et élue de la République française :

Pardon. Merci pour le passé. Et s'il vous plaît, pour l'avenir, bâtissons ensemble.

Je veux que nous ayons la force de reconnaître enfin tout ce que nous vous devons et tout ce que nous pouvons ensemble.

Et c'est parce que j'aime la France, parce que je la crois suffisamment forte et généreuse, que je la veux capable de regarder son histoire en face. Je le veux capable d'assumer son devoir de vérité et son devoir de responsabilité.

Nous devons créer ensemble, à l'échelle de nos deux continents, une “Commission Vérité du passé et avenir commun” qui aurait accès à toutes les archives civiles et militaires, qui accueillerait tous les témoignages et qui aurait pour mission de dire le vrai, de pacifier les mémoires et de récueillir tous les témoignages.

La France républicaine mérite aussi que cesse ce qu'on appelle - et on sait ce que cela veut dire - la Françafrique et   l'opacité de décisions prises dans le secret de quelques bureaux.

Chers amis,

Nos pays doivent inventer une relation fondée sur le respect et l'intérêt mutuel.  Je veux une France du respect, dénuée d'arrogance, ouverte, mais exigeante sur la défense des libertés démocratiques partout où il le faut.

Il faut en finir avec cette idée fausse selon laquelle la démocratie et les droits fondamentaux n'auraient qu'un seul berceau, l'Occident. Dans une conférence donnée récemment par Stéphane Hessel sur l'histoire de la Déclaration universelle des droits de l'homme dont il fut l'un des rédacteurs, il avait donné la parole à Suleiman Bachir Diagne. Ce dernier rappelait que  dans la Charte du Mandé du XIIIème siècle, ce « Serment des Chasseurs » qui se voulait aussi adresse au monde, on trouve une définition toujours actuelle des droits de la personne humaine.

Je veux rendre hommage au Sénégal, au Mali, au Ghana, au Bénin, au Liberia, à tous les pays du continent qui ont su s'ouvrir aux transitions démocratiques. Surtout, je veux rendre hommage à tous ceux qui, jeunes et moins jeunes, fidèles aux idéaux qui guidaient leurs aînés au moment des indépendances, se battent pour faire vivre leurs droits à la liberté, à l'égalité et à fraternité.

Pour nous, Français, cela veut dire que nous ne pouvons ni soutenir les dictatures, ni jamais abandonner les démocrates. Le refus absolu de l'ingérence dans les affaires intérieures d'un pays souverain ne signifie pas que l'on s'abstienne de lui demander des comptes toutes les fois que cela est nécessaire. C'est cela le dialogue entre égaux.

Chers amis, la démocratie est un droit ; elle est aussi une chance. Je crois qu'elle est un facteur fondamental de développement économique et social. Partout où les citoyens prennent part aux décisions qui les concernent, les inégalités diminuent, et l'efficacité économique augmente.

Nous devons favoriser toutes les initiatives pour faire de l'Afrique le continent du XXIe siècle.

Mesdames et messieurs, la crise que nous traversons est mondiale, et c'est parce qu'elle touche tous les recoins de la planète, toutes les activités humaines, que nous allons la surmonter ensemble. Le temps est venu de la citoyenneté planétaire.

Croyons pour cela aux forces de la vie. Ayons la certitude que le temps est venu de ne plus perdre un seul instant, de se consacrer corps et âme à jeter des ponts et non plus dresser des murs. Croyons aux hommes et aux femmes de bonne volonté, croyons à leur sincérité, leur créativité, leur courage, leur bon sens, leur espoir, leur aspiration à la paix : civile, économique, sociale,  écologique, et à l'épanouissement personnel. Croyons à la défense des valeurs humaines comme arme politique à part entière. C'est la décision de placer coûte que coûte le progrès de l'être humain au cœur de toute action. D'en faire l'axe permanent et non plus la variable d'ajustement.

Le rôle de l'Afrique dans cette profonde mutation est majeur. Parce que l'Afrique a subi plus que tout autre endroit du monde, souffert plus que tout autre continent, elle peut imposer l'être humain au cœur du système et devenir un phare pour le monde. Qui mieux qu'elle peut saisir l'impasse de la déshumanisation, elle qui a subi à travers les siècles cette déshumanisation. C'est dans le feu qu'on forge les plus belles lames, c'est dans les larmes que l'on peut aussi forger les plus grandes joies. Alors imaginons ensemble, agissons ensemble, réussissons ensemble le nouveau monde qui vient.

Faisons notre cette jolie phrase que j'ai entendu de la bouche des jeunes de Thiaroye: soyons solidaires comme les grains de l'épi de maïs, forts comme le baobab, courageux comme le lion.

Ségolène Royal

INTERVIEW DE SEGOLENE ROYAL A PROPOS DE SON DISCOURS A DAKAR :

Vous trouverez toutes les réactions et l'actualité du voyage de Ségolène royal en cliquant sur ce lien : SEGORAMA
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06 avril 2009

“METTRE FIN AU MEPRIS” :

 Chères amies, chers amis,

Le président de l'Assemblée nationale, troisième personnage de l'Etat, Bernard Accoyer, s'est livré aujourd'hui à un double amalgame particulièrement scandaleux et qui en dit long.

Le premier amalgame consiste à mettre sur le même plan les violences inadmissibles et gravissimes qui ont eu lieu à Strasbourg et à Bastia, que tout le monde ne peut que condamner, et les réactions de salariés licenciés. Chacun comprend que ces comportements n'ont strictement rien à voir, ni dans leurs causes, ni dans la forme des illégalités commises. C'est confondre un problème grave d'ordre public et des situations dramatiques dans un certain nombre d'entreprises.

Le deuxième amalgame consiste à déformer la lettre même des propos que j'ai tenus dans Le Journal du dimanche. J'y ai déclaré notamment : “Je ne prédis ni ne souhaite une insurrection sociale (…). On a besoin de règles, pas de chasse à l'homme (…). C'est illégal de priver quelqu'un de sa liberté de mouvement (…). Sans justice, nous n'aurons pas de paix sociale ni de progrès (…). Personne n'a envie d'aller au conflit (…). On a besoin d'entrepreneurs, de tous les entrepreneurs.”

Ce que je critique, c'est l'absence parfois incroyable de dialogue social dans notre pays, par exemple lorsque des salariés apprennent leur licenciement par la presse, comme à Caterpillar. L'absence de dialogue social, l'absence de respect, bref le mépris, sont bien porteurs de violences et d'actes illégaux.

Plutôt que de jouer sur la peur du désordre, la droite ferait mieux de comprendre que sa politique - le bouclier fiscal, par exemple - et le comportement de certains patrons, nuisent dangereusement à la cohésion sociale de ce pays, dans une période de crise économique sans précédent.

Le rôle des représentants de l'Etat, plutôt que de polémiquer, devrait être de faciliter les médiations pour éviter que les conflits ne dégénèrent.

La vraie responsabilité des hommes et femmes d'Etat c'est de mettre fin à ces comportements de mépris et d'instaurer du respect et du dialogue.

Ségolène Royal 

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04 avril 2009

ON SE CROIRAIT SOUS L'ANCIEN REGIME :

Interview de Ségolène Royal dans le JDD du 4 avril :
La plus rouge des socialistes dénonce les “violences faites aux salariés, invités à disparaître en silence”. Et ne s'étonne pas de voir les patrons subir leur colère. François-Henri Pinault chahuté dans son taxi, des cadres de Caterpillar retenus par leurs employés, le voyage présidentiel à Châtellerault tournant à l'affrontement entre manifestants et policiers? Ségolène Royal explique qu'on a raison de se révolter. De toutes les figures de la gauche de gouvernement, elle est la seule à frôler à ce point la ligne révolutionnaire. Elle que ses ennemis taxaient de crypto-centrisme est, en réalité, la plus rouge des socialistes: une femme en colère qui s'adresse à un pays en colère. Cette semaine, elle sera au Sénégal, pour affirmer son engagement pour les échanges Nord-Sud. Ségolène, admiratrice avouée des régulations scandinaves, qui cherche des solutions pour les salariés d'Heuliez et leur voiture électrique, sait aussi tenir le discours de la brûlure tiers-mondiste.

Quand vous avez vu des cadres de Caterpillar être retenus, vous avez eu de la sympathie pour eux?

Ce n'est pas agréable d'être retenu, et c'est illégal de priver quelqu'un de sa liberté de mouvement. Mais on ne les a ni brutalisés ni humiliés. Ceux qui sont fragilisés, piétinés et méprisés, ce sont les salariés à qui l'on ment, avant de les mettre à la porte. A Caterpillar, ils ont appris leur arrêt de mort sociale en lisant la presse ; et on s'étonnerait de leur réaction? Etonnons-nous plutôt de l'état du dialogue social dans notre pays!

Mais un meilleur dialogue social n'empêcherait pas la crise?
Le dialogue social est un facteur de réussite, y compris dans une crise. Dans les entreprises en difficulté, les employés sont les premiers concernés et souvent les plus lucides sur la situation et les solutions. A chaque crise, on apprend que les syndicats ont tiré la sonnette d'alarme à l'avance en vain. Si on les écoutait, si on anticipait les difficultés, on diminuerait le malheur… La question centrale est celle du mépris. Mépris pour des gens que l'on n'écoute pas, et que l'on bafoue, qu'on laisse suspendus dans l'incertitude, victimes de décisions prises hors d'eux, et qu'on aurait pu éviter.

Ce “mépris social”, c'est un mal français?
Oui, mais il n'y a pas de fatalité. Aujourd'hui, je constate ce que fait le gouvernement, ou ce qu'il ne fait pas. Les pouvoirs publics sont trop souvent sourds et aveugles, hermétiques à ce que disent les salariés. Ni à Gandrange ni chez Heuliez, l'Etat n'a accepté de prendre en compte les solutions des syndicats… Les gens en pleurent…

Et ces pleurs nourrissent la violence?
Je ne suis ni une Cassandre ni Olivier Besancenot, je ne prédis ni ne souhaite une insurrection sociale. Mais je vois des révoltes, dans des entreprises, dans ces magasins où les gens se servent sans payer. Le point commun, c'est l'exigence de respect, exigence exacerbée après les révélations sur les abus de certains dirigeants… Il y a une délinquance de certains hyperprivilégiés; une manière de piller les ressources de sociétés qui licencient. Nous subissons un désordre inique; il y a une anarchie profonde du système…

Mais ça ne date pas d'aujourd'hui?
Oui, mais les injustices sont devenues encore plus insupportables. Parmi ceux qui ont été à l'origine de la crise, beaucoup sont aujourd'hui à l'abri. Pour beaucoup d'autres au contraire, la vie bascule, les salariés perdent leur emploi et n'en retrouvent pas, le chômage des jeunes et des seniors explose, des milliers de familles ne parviennent plus à payer leur loyer ou rembourser leur emprunt. Et comme le pouvoir ne met pas d'ordre dans ce désordre, tout est exacerbé…

Le gouvernement a pris un décret contre les stock-options, et il veut imposer des règles sur le partage du profit…
Les trois tiers? Où sont les textes de loi? Pourquoi attendre encore pour légiférer? Pour attiser les passions? Pour gagner du temps? Je crois que le Président commence à admettre qu'il va devoir porter le fer contre les privilèges de son clan, celui du Fouquet's… Ceux à qui il évite la pression fiscale; ceux pour lesquels il n'a pas changé réellement les règles des bonus, des stock-options. Ça ne tiendra pas éternellement.

Mais il s'en prend aux patrons, il dénonce certains comportements?
De manière malsaine! On a besoin de règles, pas d'une chasse à l'homme. Il faut réglementer pour empêcher les abus. Le Président ne le fait que marginalement. En revanche, il crée de nouvelles polémiques, il alimente une détestation générale des entrepreneurs. Or, on a besoin des entrepreneurs, de tous les entrepreneurs: le préjugé des petits contre les gros est stupide. Mais les entreprises doivent être cadrées, puisque les gens ne sont pas spontanément raisonnables. Vous connaissez la théorie du Medef selon laquelle la seule transparence suffira à créer des comportements vertueux? C'est le contraire: la transparence des rémunérations a provoqué une hausse des salaires patronaux, chacun voulant se payer autant que le voisin.

C'est l'avidité? La perte du sens moral?
Pourquoi qualifier un comportement que tout le monde peut juger? Est-ce normal? Non. Cela nuit-il à l'économie? Oui. Peut-on faire avancer une société avec de tels comportements? Non. Donc il faut agir. Mais il y a une mollesse du pouvoir, dès qu'il s'agit d'action…

La gauche, en son temps, n'a guère réformé le capitalisme!
Sans doute. Mais les tensions sociales n'étaient pas les mêmes. Et la gauche n'avait pas affaibli les services publics, tout ce qui cimente notre société et lui donne sa force de cohésion… Evidemment, si nous avions été tout le temps à la hauteur, il y aurait moins besoin de réformes aujourd'hui. Moi-même, lorsque j'étais ministre, j'ai échoué à imposer au gouvernement auquel j'appartenais une loi interdisant le crédit revolving, ce piège absolu du surendettement. Mais regretter le passé ne sert à rien. C'est maintenant que la crise fracture la société.

Mais le passé nourrit la méfiance populaire envers les gouvernants…
La confiance, elle, pâtit des abus, et des mensonges d'une campagne présidentielle sur le pouvoir d'achat, qui a donné une présidence au service des plus riches. Le pouvoir crée des tensions et des régressions, il est sourd et aveugle, et de plus en plus isolé. Je l'avais dit lors de la campagne, nous le constatons tous aujourd'hui. Le Président ne se déplace plus en province que protégé par des centaines de policiers et de gendarmes ! Si on veut rétablir la confiance, il faut prendre en compte les aspirations du peuple: que tout le monde contribue dans la difficulté ; que la politique ne soit pas faite pour une poignée de privilégiés…

C'est - encore une fois - une situation révolutionnaire? Ou le retour de la lutte des classes?

Quand on entend des élus de droite expliquer benoîtement que le bouclier fiscal protège les pauvres, on se croirait sous l'Ancien Régime! Alors, est-ce le retour de la lutte des classes? Peut-être. Ce que je sais, c'est que les luttes sociales existent plus que jamais. Longtemps, on a souffert en France de la faiblesse syndicale. La crise, la baisse du niveau de vie, l'injustice provoquent une prise de conscience et une réaction…

Vous avez peur de nouvelles violences?
J'ai peur que mon pays décline. Sans justice, nous n'aurons pas de paix sociale, ni de progrès… Vous savez, personne n'a envie d'aller au conflit violent; les Guadeloupéens du LKP auraient préféré avoir gain de cause tout de suite.

Selon vous, on est forcé de se révolter?
Les salariés doivent forcer le barrage de l'injustice absolue: ce discours dominant qui demande aux salariés de subir, et de disparaître en se taisant, d'être licenciés sans faire d'histoire ni de bruit… Je pense le contraire: depuis qu'ils sont médiatisés, les salariés d'Heuliez progressent, on ne peut plus les dénigrer. Ce qu'on appelle la révolte, c'est une réaction contre la violence qui s'exerce contre les salariés et contre le pays.

Propos recueillis par Claude ASKOLOVITCH  ____________________________________________________________________________________________________________________________

LES MESURES PRISES AU G20, DE BONNES INTENTIONS, MAIS QUI REPORTENT LA CRISE :

Jacques Attali lors de son interview du 03 avril sur France Info a salué “le début d'une gouvernance mondiale avec des efforts de régulation internationale”Il a argumenté les décisions prises par le G20 en les qualifiant de très positives dans le discours, mais qui n'ont pas les moyens de leurs ambitions par manque de fonds disponibles. 

Je vous suggère de le voir et de l'écouter sur la vidéo ci-dessous. Cela porte vraiment à réflexion…..


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03 avril 2009

G20, IL EST TEMPS D'ETEINDRE L'INCENDIE :

Réaction de Ségolène Royal :

dans un interview de France info :

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Réaction de l'Equipe de Ségolène Royal le 2 avril 2009 :

Le G20 s'est réuni aujourd'hui pour « faire en sorte que cette crise ne se répète pas ». Est-ce bien là l'enjeu alors que le monde entier est plongé dans une crise dont on ne connait pas exactement l'ampleur ni la durée ?

S'il faut se réjouir de la tenue, pour la deuxième fois, d'une réunion des pays représentant 90 % de la richesse mondiale et les deux tiers de la population, il ne faut pas non plus sous-estimer le poids des égoïsmes nationaux, et le rôle que la Chine entend désormais jouer sur la scène mondiale. Néanmoins, il faut se saisir de cette occasion pour que des progrès, si lents soient-ils, soient accomplis. Nous nous bornerons donc à indiquer les deux grandes directions dans lesquelles la France devrait s'engager vis-à-vis de ses partenaires du G20.

Premièrement, il faut reconsidérer le G20 à l'aune de l'urgence sociale : la relance par la demande doit être un objectif clé des chefs d'État, comme le souhaite le président des États-Unis. En effet, toutes choses égales par ailleurs, le plan de relance américain pèse 2 % du PIB, quand le notre ne représente qu'un pour cent % du PIB. Nos entreprises ne trouvent plus de financement, le chômage augmente, les économistes prévoient une contraction de l'activité économique de plus de quatre points en moyenne en Europe en 2009. Il est donc urgent d'augmenter l'investissement public pour relancer la demande et non pas pour satisfaire, d'ici à 2012, les revendications de quelques intérêts sectoriels.

Bien sûr, les longues tirades contre le capitalisme sauvage et aveugle dont Nicolas Sarkozy se fait le tout nouveau chantre sont de mises ! Oui, les incantations contre les paradis fiscaux, contre les bonus et les parachutes dorés de quelques patrons protégés font recette, mais elles interviennent à contre temps. Ce n'est pas en décrétant soudainement que le capitalisme doit être moral que l'on donnera aux Français les moyens de faire face au chômage, à la précarité et à la misère sociale. Ces procédés de communication masquent mal les faiblesses d'une politique économique qui doit être contracyclique pour que la croissance revienne, quitte à creuser le déficit comme le recommande la grande majorité des économistes en France, aux États-Unis ou en Grande Bretagne.

Deuxièmement, et à moyen et long terme, il faut repenser le système financier : son architecture, sa régulation et ses modes de sanctions. Trois objectifs doivent être fixés : le renforcement de la coordination des politiques budgétaires, la mise en place d'une règlementation financière et bancaire et le renforcement des règles comptables.

Une fois les objectifs clairement affirmés par les membres du G20, il faudra désigner un gendarme et un juge pour assurer le respect de cette nouvelle réglementation internationale. Aujourd'hui, l'architecture financière internationale souffre de confusion, il existe de multiples institutions dont les compétences se chevauchent : le forum de stabilité financière, le FMI, le Comité de Bâle, le comité IOSCO, la Banque Mondiale…Si le FMI semble le mieux placé pour endosser les habits du nouveau gendarme des marchés financiers, il faut alors, urgemment, en désigner un à l'échelle européenne. Tout effort de réorganisation et de réglementation internationale des marchés financiers ne peut avoir lieu sans démarche européenne simultanée.

Dans cette confusion institutionnelle, le G20 a un rôle majeur à jouer : il doit être le lieu de définition des grandes orientations de la réglementation financière internationale. Instance de régulation, il doit aussi se transformer en une instance de contrôle et de sanction. Le monde dispose d'une opportunité sans précédent pour définir, enfin, les bases d'un droit financier international. C'est une occasion à ne pas manquer. Elle ne se reproduira peut être plus.

Nos concitoyens sont en droit d'attendre du G20 des réponses claires et opérationnelles. Que notre président de la République l'entende : pas de morale, car nous ne sommes pas dupes. Nos concitoyens attendent des réponses efficaces pour que la croissance revienne et pour que, d'ici à son retour, ils aient les moyens de subsister.

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Dix leçons convergentes

Album: 10 leçons convergentes

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 Ségolène Royal était à Washington pour l'investiture de Barack Obama puis au Forum social mondial de Belém où elle a rencontré le Président Lula : d'une Amérique à l'autre, des pistes novatrices et des parti-pris volontaires dessinent d'autres possibles et ébauchent un modèle alternatif de développement.

Dans un essai publié aujourd'hui à la Fondation Jean Jaurès, elle revient sur ces autres possibles.

Téléchargez ici l'essai Obama, Lula, forum social : dix leçons convergentes, par Ségolène Royal, et abonnez-vous gratuitement aux publications de la Fondation Jean Jaurès.

Obama, Lula, forum social : dix leçons convergentes, Ségolène Royal, Les Essais, Fondation Jean Jaurès, mars 2009, 36 p., 4 euros.

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 2 avril 2009

SUPPRESSION DU BOUCLIER FISCAL:

01 avril 2009 - 16:19- Par l'équipe de Ségolène Royal

« Je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts. » Les termes sont sans appel. La mystification, complète. Ceux qui se lèvent tôt et travaillent dur n'ont pas oublié, eux, les taxes créés depuis le début du quinquennat :  taxe sur la petite épargne pour le financement du RSA, taxe sur les assurances et les mutuelles, taxe sur l'intéressement et la participation, franchises médicales, hausse des cotisations retraite, taxe sur la téléphone et internet, taxe sur les ordinateurs, le poisson, les imprimés publicitaires…

Mais rendons justice au président de la République. C'est vrai, il y en a qui ont vu leur feuille d'impôts diminuer depuis 2007. Parfois considérablement. Ceux-là appartiennent à une minorité, une poignée de privilégiés, bénéficiaires des avantages exorbitants du bouclier fiscal. En pleine crise sociale et économique, pendant la récession la plus forte que ce pays a eue à traverser en cinquante ans, 800 personnes touchent un chèque de 368 000 euros. Trente années de salaire minimum…

Dès l'origine, Ségolène Royal s'est élevée contre les mesures du paquet fiscal, véritable « pêché originel » du gouvernement. Constamment, même lorsque ce n'était pas à la mode, elle a demandé le retrait de la loi, pour en répartir le coût (entre 13 et 15 milliards d'euros annoncés initialement, huit milliards aujourd'hui) en trois tiers : hausse du budget des universités, création d'un 13è mois pour huit millions de salariés, désendettement. Ils sont maintenant des millions à exiger le retrait d'un dispositif profondément injuste, profondément inefficace.

Avec la crise, les heures supplémentaires défiscalisées montrent plus que jamais leur imposture. Quatre milliards d'euros ont été dépensés en 2008 pour financer un dispositif qui exclut du marché du travail des dizaines de milliers de salariés, en particulier chez les jeunes. Et puis il y a évidemment le bouclier fiscal, pièce idéologique majeure de la loi TEPA. Avec ce dispositif, c'est bien la progressivité de notre système fiscal, déjà considérablement entamée par les 500 niches fiscales existantes, qui a été définitivement mise à mal.

« Je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts. » Mais a-t-on pensé un seul instant aux millions de contribuables qui, même lorsqu'ils ne paient pas d'impôt sur le revenu, consacrent plusieurs mois de salaire à la CSG, à la TVA, aux impôts locaux, à la redevance et aux diverses taxes sur la consommation ? Les impôts indirects (notamment TVA et TIPP) représentent moins de 10 % du revenu d'un cadre supérieur, mais près du tiers de celui des travailleurs modestes et moyens.

Alors oui, il nous faut aujourd'hui poser les termes d'une révolution fiscale en France et d'abord, rétablir la vérité sur le montant d'impôts que nous payons tous chaque année. Au cours des mois écoulés, nous avons travaillé aux grandes lignes d'une réforme en profondeur de la fiscalité. Le constat est connu : un système grevé d'injustices ; des taxes qui pénalisent les salariés, le travail et l'investissement.

Nos propositions visent à remettre de la justice, pour qu'à revenu égal, chacun paie le même montant d'impôts et pour que les plus favorisés n'échappent pas à leur contribution de citoyens : suppression de niches fiscales, pour un montant d'au moins 20 milliards d'euros (soit 1 000 euros pour 20 millions de familles), fusion de l'impôt sur le revenu et de la CSG et création, à prélèvement constant, d'un grand impôt citoyen, progressif, prélevé à la source, avec un barème exprimé en pourcentage du revenu.

Comme le disait John Fitzgerald Kennedy, « il ne faut pas étouffer les révolutions pacifiques ». Face au sentiment de révolte qui monte aujourd'hui de partout, nous proposons une révolution pacifique, fondée sur la justice et le respect de ceux qui, victimes de la crise, s'exaspèrent de voir une minorité cumuler les privilèges. Plus que jamais nous attendons de ceux qui nous gouvernent de l'ordre juste, de l'exemplarité et un sens aigu des responsabilités.

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1er avril 2009

TOUT CE QUI VA CHANGER A PARTIR DU MOIS D'AVRIL : source : Ouest France du 31 mars 2009

Chômage, retraites, prix du gaz, minimum vieillesse, carte SNCF, plaques d'immatriculation…Le mois qui commence apporte son lot de nouveautés.

Demandeurs d'emplois. Une prime exceptionnelle de 500 € sera versée aux salariés s'inscrivant comme demandeur d'emploi entre le 1er avril 2009 et le 31 mars 2010, et ayant travaillé entre deux et quatre mois sur les vingt-huit derniers mois.

Assurance chômage. Les nouvelles règles sur l'indemnisation des chômeurs auraient dû s'appliquer, normalement, le 1er
avril. Mais l'agrément du gouvernement est nécessaire pour
l'application du texte. La nouvelle convention prévoit qu'une personne
s'inscrivant ou se réinscriv
ant au chômage pourra prétendre à
indemnisation si elle a cotisé au moins quatre mois au cours des
vingt-huit derniers mois. La durée d'indemnisation sera égale à la
durée de cotisation.

Chômage partiel. L'indemnisation est élargie aux salariés qui travaillent à temps partiel, et qui ne pouvaient en bénéficier jusqu'alors.

Prime de solidarité active.
De 200 €, elle sera versée aux allocataires du RMI, aux travailleurs
pauvres, salariés modestes et aux chômeurs qui bénéficient des aides au
logement, ainsi qu'aux allocataires de l'Allocation parent isolé.

Retraites. Les pensions seront augmentées de 1 % après une revalorisation de 0,8 % en septembre 2008.

Retraite complémentaire. Les
points de retraite de l'Arrco (retraite complémentaire des salariés) et
de l'Agirc (complémentaire des cadres) sont revalorisés de 1,30 %.

Minimum vieillesse. Il est porté à 677 € pour une personne seule, soit une hausse de 44 €.

Gaz. Les
tarifs réglementés du gaz naturel baissent de 0,528 centime d'euro par
kilowattheure hors taxe, soit une diminution de 11,3 %.

Carte SNCF « enfant famille ». Délivrée par la SNCF depuis le 25 mars, elle donne droit à des réductions de 25 à 50 % sur certains trains et sous conditions.

Cotisations chômage et AGS. Le
taux de la cotisation AGS, fixé à 0,10 %, est porté à 0,20 %. L'AGS
permet de garantir les salaires en cas de redressement et de
liquidation judiciaires.

Plaques d'immatriculation. À
compter du 15 avril, les véhicules neufs recevront un nouveau numéro
d'immatriculation. À partir du 15 juin pour les véhicules d'occasion,
lors d'un changement de propriétaire, d'adresse, ou lors de toute autre
modification affectant la carte grise.

 

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SARKOZY N'EST PAS UN PRESIDENT QUI RASSEMBLE LES FRANCAIS Selon Ségolène Royal  (source AFP - 31 mars 0 19h49)

La présidente de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal (PS) a estimé que Nicolas Sarkozy n'était “pas un président qui rassemble les Français”, à l'issue d'une visite mardi du chef de l'Etat à Châtellerault émaillée par des heurts entre manifestants et force de l'ordre.
Cette visite a “permis de constater une nouvelle fois que Nicolas Sarkozy n'est pas un président qui rassemble les Français comme cela serait nécessaire en temps de crise, mais qu'il est au contraire un président qui divise profondément notre pays”, dit Mme Royal dans un communiqué.
“Jamais les déplacements d'un président de la République n'avaient, en France, suscité autant de manifestations et de tels déploiements de forces de l'ordre qui le coupent du pays réel et des Français, ce que ne sauraient masquer les meetings devant quelques militants UMP”, a-t-elle ajouté. Elle faisait notamment référence aux 800 à 900 hommes déployés mardi dans Châtellerault pour assurer l'ordre public.
Le chef de l'Etat y a tenu une table ronde sur le thème “des mesures prises par le gouvernement pour faire face à la crise”.
Plusieurs milliers de personnes venues du bassin d'emploi de Châtellerault, particulièrement touché par la crise, ont manifesté mardi matin à l'occasion de son déplacement. Neuf jeunes, accusés d'avoir jeté des objets sur les forces de l'ordre, ont été interpellés et placés en garde à vue. 

 

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Terra Nova vous invite à une rencontre exceptionnelle avec Howard
Dean
(Président du Parti Démocrate américain) -

“Moderniser la vie
politique : le modèle Obama” - en présence d'Arnaud Montebourg,
Delphine Batho et Olivier Ferrand.

SAMEDI 4 AVRIL - 16h à 18h
Mairie du IVème arrondissement
2 place Baudoyer, 75004 Paris

Président sortant du Parti démocrate (2004-2009), ancien Gouverneur
du Vermont, Howard Dean est considéré comme le précurseur et
l'architecte de la victoire de Barack Obama. Candidat à la primaire
présidentielle en 2004 face à John Kerry, il est le premier candidat à
avoir maîtrisé internet, en s'appuyant notamment sur Move On pour créer
un mouvement de soutien. A la tête des Démocrates, il a contribué à
élaborer la stratégie politique gagnante (« stratégie des 50 Etats »,
allongement de la primaire) et les outils technologiques (présence sur
les réseaux sociaux, site internet communautaire, financement par
petits dons, programme de porte à porte…) qui ont été mis en œuvre par
le candidat Obama. Il a également été au cœur de l'élaboration du
programme présidentiel.

Arnaud Montebourg (secrétaire national du PS à la modernisation),
Delphine Batho (députée) et Olivier Ferrand (président de Terra Nova)
reviennent d'un séminaire sur la campagne présidentielle US, organisé à
Washington par les équipes Obama pour la gauche européenne. Terra Nova
a para ailleurs réalisé une mission sur les innovations de la campagne
Obama (rapport disponible sur www.tnova.fr).

La rencontre sera introduite par Dominique Bertinotti, maire du IVème arrondissement.

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26 mars

LES SCANDALEUX PROPOS DE N. SARKOZY :

La crise est là, s'accentue, met en péril des milliers de personnes, d'emplois et Nicolas Sarkozy «a la banane»…

Le Chef de l'Etat qui recevait hier les Députés UMP pour un cocktail à l'Elysée a tenu ces propos :  

“Je me fais taper dessus mais j'ai la banane. C'est dur pour moi aussi mais en même temps, je rêvais d'être président de la République et je le suis, donc ça va…”,

Comment ! Nous allons vous plaindre Monsieur le Président ! Vous qui ne subissez pas les aléas de la crise, vous qui vous êtes augmenté votre salaire dès votre arrivée à l'Elysée de 172 %, salaire qui représente plutôt votre argent poche car vous êtes blanchi, nourri, vous voyagez au frais de l'Etat…, vous qui profitez de vos déplacements à l'étranger pour passer quelques jours de vacances dans des endroits idylliques dans des villégiatures de luxe offerts par des Dirigeants de groupes Industriels et autres….

Dans ces conditions je comprends que vous ayez « la banane », mais quelle honte, quelle indécence, quel mépris des Français !

Attention Monsieur le Président, lorsque le Peuple n'a plus rien à perdre, « le Roi, lui, risque de perdre sa tête !»

Il y a une chose que vous ne maîtriserez pas c'est la colère des Femmes et des Hommes dans la souffrance et surtout leur liberté !

Comme vous l'avez dit, selon des témoins, je cite :

“La crise nous donne la possibilité de renouveler notre corpus idéologique”

“La période est formidable pour nous parce qu'on se tourne vers nous, les politiques. Les gens nous seront reconnaissants de tenir le cap. Pas une seule réforme ne nous apporte pas d'emmerdes. On a besoin de vous et ça paiera”

OUI, La crise nous ouvre l'esprit et les yeux sur la liberté de penser de s'exprimer et surtout de réfléchir, et cela vous n'y aviez pas songé ! Ne faisait pas parti de vos plans, puisque votre stratégie était d'abêtir le Peuple par vos méthodes insidieuses en ayant la main mise sur les medias par l'intermédiaire de vos amis du Fouquet's  !

Vous vous êtes targué de ces propos :

…. avec François Fillon, d'avoir “rétabli l'image de la France” en agissant sur ses “trois handicaps: les 35 heures, les grèves et la fiscalité”.
…. quand il y a une grève comme celle du 19 mars, le pays n'est plus paralysé”.

Si vous avez la banane, je n'ai qu'un conseil à vous donner :

Attention aux peaux de banane que vont vous jeter les chômeurs, les Français qui n'ont plus de logements, qui ne peuvent plus nourrir leurs enfants, etc.,  car vous allez tellement glisser que vous ne vous relèverez pas. Vous subirez cette fois la réelle fracture que vous avez tant souhaitée lors de votre campagne électorale !

 

Maryvonne

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21 mars 2009

 POSER VOS QUESTIONS A SEGOLENE ROYAL SUR DAILY MOTION :

Ségolène Royal, à l'initiative de nombreuses façons de faire de la  politique autrement, notamment en lien direct avec les Françaises et les Français, innove une nouvelle fois. Elle sera  l'invitée spéciale de Dailymotion les 27, 28 et 29 mars prochains.

Vous avez la possibilité du lui poser vos questions jusqu'au 24 mars inclus à l'adresse suivante : www.dailymotion.com/group

La vidéo suivante vous expliquera comment poser votre question :


envoyé par segolene-royal

 

N'hésitez pas à poser vos questions, et informez vos connaissances intéressées de cette possibilité.

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19 mars 2009

 

NOUVELLE JOURNEE NATIONALE DE MOBILISATION  :

Les huit organisations syndicales : CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA - signataires de la déclaration commune du 5 janvier ont acté, lundi 23 février, la « légère inflexion sociale » du plan de relance gouvernemental obtenue grâce à la mobilisation du 29 janvier dernier.

Le communiqué de l'intersyndicale précise que « les mesures sont trop parcellaires pour modifier le cap économique de la politique gouvernementale ».

 les huit organisations syndicales ont donc confirmé la tenue d'une journée de mobilisation, le 19 mars parce que « la crise nécessite des mesures d'une toute autre portée ». Elles appellent « à la poursuite des actions engagées dans les secteurs professionnels ».

Dans cette nouvelle déclaration commune, les organisations syndicales dénoncent le « refus catégorique » du président de la République « d'augmenter le Smic, de modifier sa politique d'emploi dans les fonctions publiques et de revenir sur la défiscalisation des heures supplémentaires ». Sont également mis en cause, « l'attitude dogmatique du patronat et son refus d'assumer ses responsabilités »

Les revendications du 19 mars :

  • Défense de l'emploi privé et public.
  • Lutte contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales.
  • Négociation de politiques de rémunération qui permettent de défendre le pouvoir d'achat et de réduire les inégalités.
  • Défense du «cadre collectif et solidaire de la protection sociale et des services publics de qualité».

 LIEUX DE RENDEZ-VOUS PS et Désirs d'Avenir pour PARIS et Fédération du Val de Marne:

  •  Pour celles et ceux qui souhaitent se joindre aux Amis de Désirs d'Avenir “Association de Ségolène Royal” le rendez-vous est fixé :

           à 12h30/13h (le temps de toujours mieux nous connaître et nous coordonner) au métro Arts et Métiers.
Sur la petite place, il y a une grande brasserie à l'auvent rouge, et en face une abbatiale -avec petit square- qui est le musée des Arts et Métiers 

           Vers 13h45, nous rejoindrons le point de départ de la manifestation, à 300 m, Place de la Républiqu e.

  • Pour celles et ceux qui souhaitent se joindre aux Camarades du Parti Socialiste du Val de Marne  le rendez-vous est fixé :

à l'angle du Boulevard du Temple et de la rue Filles du Calvaire (Métro ligne 8 “filles du Calvaire”) dès 13H15.

  •   Point fixe du Parti Socialiste :

Solférino a confirmé son “point fixe” et presse à nouveau devant le Cirque d'Hiver.

 

Venez nombreux,  ce 19 mars doit être un grand jour de mobilisation

contre la politique catastrophique du gouvernement face à la crise.

Nous devons obtenir un plan ambitieux économique et social

pour sauver notre pays et l'avenir de tous. 

 

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14 mars 2009

 

DROITS DE l'ENFANT : LE RAPPORT PERIODIQUE DE LA FRANCE MISE EN EXAMEN EN JUIN 2009 PAR LE COMITE DES EXPERTS  DES NATIONS UNIES :

Lu dans MEDIAPART - lien : http://www.mediapart.fr/club/blog/catherine-chabrun/130309/droits-de-l-enfant-la-france-au-rapport

En juin 2009,  la France est « mise en examen »  - enfin son rapport périodique - par le Comité des experts des Nations Unies chargé de contrôler le respect des engagements pris par les Etats qui ont ratifié la Convention relative aux Droits de l'enfant. Certaines associations[1] de la société civile et la Défense des enfants ont été également sollicitées pour fournir leurs propres rapports. 

Qu'en est-il en 2009 de l'application de la Convention par la France ?

 « Qu'a donc la France contre ses enfants ?», cette expression entendue récemment de l'étranger en dit long sur les dispositions législatives et les politiques mises en œuvre depuis deux ans. Si la France fut pendant une longue période un pays précurseur dans plusieurs domaines des Droits de l'enfant, elle régresse depuis quelques années .

Du point de vue économique déjà, la crise paupérise davantage la population et la pauvreté  s'étend : deux millions d'enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté, plus ceux qui vivent légèrement au-dessus et qu'on ne recense pas. 

Du côté de  la politique éducative de la France, les dernières réformes l'éloignent des « buts de l'éducation » du Comité des Droits de l'Enfant.

Car les nouveaux programmes de 2008  n'apportent pas « les compétences essentielles »[2] qui « ne se limitent pas à la capacité de lire, écrire et compter, mais consistent également en compétences propres à la vie, soit la capacité de prendre des décisions rationnelles, de résoudre les conflits de façon non violente et de suivre un mode de vie sain, d'établir des liens sociaux appropriés, de faire preuve du sens des responsabilités, d'une pensée critique, de créativité et d'autres aptitudes donnant aux enfants les outils leur permettant de réaliser leurs choix dans la vie. »

La  scolarité obligatoire est réduite de deux heures par semaine.

La concentration du temps sur quatre jours ne tient pas compte des besoins spécifiques du développement des enfants.

 Les enfants retenus par les dispositifs discriminatoires d'aide personnalisée et de stages de vacances voient leur temps scolaire alourdi de façon inutile. 

 Les  nouvelles évaluations nationales s'écartent des finalités éducatives et formatives pour classer, sélectionner et sanctionner.

L'éducation civique est transformée en instruction civique valorisant l'accumulation des connaissances au  détriment des pratiques.

Les  connaissances et les pratiques des Droits de l'enfant n'existent plus. 

Certains enfants en situation de handicap, les enfants du voyage, les enfants isolés sans papier ou dont les parents sont sans papier ne peuvent accéder à l'école.

Et il reste un long chemin à parcourir pour que l'enfant soit entendu, que son avis soit pris en considération et que sa participation ne soit pas un faux-semblant.  Si les droits de protection ( droit de …) sont pour tous les citoyens et tous les éducateurs une évidence, les droits de libertés (droit à …) sont encore à conquérir !

Quant au traitement de la délinquance … mais je vais m'arrêter là !

En cette année 2009,  vingtième  anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l'enfant, il devient urgent que les éducateurs, les enseignants, les parents, les militants des mouvements pédagogiques et d'éducation, des associations du champ de l'enfance  réfléchissent  à leur défense et à leur promotion.


[1] DEI (Défense de l'Enfant International) a élaboré un rapport alternatif couvrant tous les articles de la Convention, l'ICEM a contribué à  la partie III (parole de l'enfant) et à la partie VII (l'Education)

[2] Rappelées dans la « Première observation générale du Comité des droits de l'enfant des Nations Unies, intitulée « les buts de l'éducation » , § 9

 

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13 mars 2009

 

POURQUOI IL FAUT S'OPPOSER  A UNE FRANCE ATLANTISTE :

La réintégration de la France dans l'OTAN, si elle peut sembler désormais plus acceptable à certains, au vu des orientations de la nouvelle administration américaine, n'en signe pas moins la mort probable du projet de défense européenne et un renforcement de l'alignement atlantique. Que restera-t-il de l'indépendance du continent, s'il est dépourvu de toute capacité militaire autonome ? Le point de vue d'Hubert Védrine.

par Hubert Védrine, Le Monde, 5 mars 2009

Le président Sarkozy veut que la France réintègre le commandement intégré de l'OTAN, trente-trois ans après que le général de Gaulle s'est résolu à en sortir. Il l'avait annoncé à l'été 2007. Il s'apprêterait à le confirmer début avril. On nous donne comme explication : en 1966, c'était la guerre froide, tout a changé. Mais cela n'a pas de rapport. Ou alors c'est l'existence même de l'OTAN qui devrait être remise en cause.

De Gaulle avait pris cette décision après huit années de demandes infructueuses auprès des Américains pour que les alliés européens puissent se faire entendre au sein de l'Alliance, et pour ne pas cautionner la nouvelle et dangereuse stratégie nucléaire de “riposte graduée”. Par la suite, tous ses successeurs, de droite comme de gauche, ont respecté cette décision stratégique devenue la pierre de touche de la politique étrangère et de défense de la France.

Cette position originale au sein de l'Alliance faisait l'objet d'un large consensus dans l'opinion française. Elle était depuis longtemps admise des Américains, d'autant qu'elle n'avait pas fait obstacle à l'adoption d'arrangements pratiques pour la coopération entre la France et l'OTAN et même à l'engagement de la France chaque fois qu'elle le décidait, comme on l'a vu sur divers théâtres.

Alors pourquoi cette rupture ? On nous dit qu'elle va permettre à la fois de débloquer la défense européenne et d'”européaniser l'Alliance”, et que nous aurons plus d'influence. Peut-on croire que la concrétisation de la défense européenne se soit ainsi seulement heurtée à la méfiance de nos partenaires européens envers les arrière-pensées de la France, et qu'il suffirait de les rassurer ? A aucun moment les Européens n'ont manifesté d'appétence pour une défense vraiment européenne. Ils ne veulent pas consacrer plus de crédits à la défense. Ils ne veulent pas faire double emploi avec l'OTAN.

Ils ne veulent pas assurer des responsabilités trop risquées. Ils se cantonnent, sous le label de “défense européenne”, à des actions périphériques ou secondaires menées comme une sous-traitance. Soit un classique partage du fardeau. Ils ne veulent pas irriter le Pentagone (qui déjà, au moment du Kosovo, avait détesté l'obligation de consultations entre alliés).

Si la méfiance antifrançaise avait été autre chose qu'un prétexte, elle aurait été dissipée après le sommet de Saint-Malo il y a plus de dix ans, et un état major autonome pour concevoir et mettre en oeuvre la PESD aurait déjà vu le jour… Gageons que notre changement n'y changera rien. Ces avancées de la défense européenne nous ont déjà été présentées en dix mois comme une condition préalable, puis comme une démarche parallèle et maintenant comme une conséquence espérée de notre réintégration. Demain comme un regret ? Ou comme un leurre ? La défense européenne avançant sur deux pieds - l'OTAN et l'UE - évoque le mythique dahu !

Mais on met également en avant l'européanisation de l'Alliance qui découlerait de l'obtention de postes importants pour des Français dans la hiérarchie de l'OTAN, comme Jacques Chirac l'avait tenté en 1995-1997 avant de constater son échec et que le gouvernement Jospin ne stoppe cette tentative. On parle pour la France de commandements de moyenne importance à Norfolk et à Lisbonne. Mais de toute façon est-ce que la nationalité des officiers qui reçoivent et transmettent les instructions du Pentagone a de l'importance, sans changement radical des modes de décision au sein de l'Alliance, ce que rien ne permet d'espérer, même aujourd'hui ?

Ce n'est pas parce que cette réintégration, conçue sous Georges Bush, prendrait effet sous le charismatique Obama, que les réalités transatlantiques disparaîtraient. L'administration américaine actuelle est plus aimable, mais a-t-elle une autre conception de l'Alliance ? Rien ne l'indique. Quant à l'influence accrue, on n'aurait aucun mal à citer un exemple d'influence qu'aurait exercée de l'intérieur un allié dans l'Alliance du fait de sa complète intégration. Notons enfin que même les plus ardents défenseurs de ce revirement n'osent mettre en avant les éventuels avantages industriels pour notre pays compte tenu des rapports de force évidents. Les militaires eux-mêmes seraient partagés en ce qui concerne les avantages et les inconvénients de l'opération.

L'européanisation, la création d'un pilier européen de l'Alliance, ce serait tout autre chose : la création d'un vrai “caucus européen” au sein de l'Alliance. C'est en son sein, avant de discuter avec les Américains, que nous devrions examiner s'il est raisonnable de continuer d'élargir l'Alliance (c'est un sujet très sérieux : l'engagement de l'article 5 est contraignant), comme de ne plus fixer aucune limite géographique à ses interventions. Est-il acceptable d'assister impuissants au développement d'une stratégie de bouclier peu cohérente ?

Tout cela est dangereux et, jusqu'ici, nous n'avons eu aucun poids dans les décisions. Si les Européens obtenaient, du fait du retour de la France, de pouvoir parler dans l'Alliance, et décider en partenariat avec Washington de l'Afghanistan, de la Géorgie, de l'Ukraine, du bouclier, du désarmement stratégique, de la Russie etc., alors oui, cela serait une alliance nouvelle, à deux piliers. Les autorités françaises ont-elles une aussi grande ambition ? Croient-elles vraiment qu'elles auront plus de poids pour une telle révolution après s'être réintégrées ? Les avantages sont donc incertains et problématiques. Les inconvénients politiques sont évidents : envoyer au monde un signal de réalignement de la France, qui sera politiquement interprété comme tel, avec le déclassement et les risques qui en résulteront. On nous dit : c'est symbolique puisque nous sommes déjà presque entièrement intégrés !

Eh bien oui, c'est symbolique, symbolique d'une volonté de normalisation qui, une fois la décision mise en oeuvre, développerait par un effet d'engrenage tous ses effets. Il semble bien que la décision soit fondée sur des considérations idéologiques, atlantistes ou occidentalistes, comme on voudra : mettre fin à une “anomalie” au sein de la famille occidentale. On peut souhaiter autre chose pour la France. Il est encore temps d'en débattre.

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SEGOLENE ROYAL ETAIT L'INVITEE DE FRANCE INTER LE 11 MARS 2009

1ère partie : [gv data=”http://www.dailymotion.com/swf/

2ème partie : [gv data=”http://www.dailymotion.com/swf/

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11 mars 2009

 

LETTRE DE L'ENSEIGNANTE BORDELAISE A MAM SUR LE MATRAQUAGE DES LYCEENS A LA GARE MONTPARNASSE LE 5 MARS 2009 :

 

Madame,

Etant une des deux enseignantes dont vous soulignez l'inconscience etl'irresponsabilité, je me sens le devoir de vous répondre, et ce, dans une lettre ouverte.

Laissez moi d'emblée vous dire que la désinvolture et l'inanité des paroles qui vous sont prêtées(vous avez réellement tenu ces propos ahurissants? ), ont provoqué en moi un kaléidoscope de sentiments et réactions, allant de la consternation au rire moqueur, en passant par la colère.

En ce qui concerne les agressions commises en Gare Montparnasse, ne soyez pas rassurée, Madame, elles ont réellement eu lieu ,ce jeudi 5 mars en Gare Montparnasse, peu après 19 heures .En témoignent ou en témoigneront les caméras de surveillance de la gare, les policiers en civil , tous les voyageurs massés sur la plateforme de la gare, en attente du départ des trains , tous les voyageurs du train Paris- Bordeaux qui devait partir à 19h25 et parmi ceux-ci le médecin militaire qui a examiné , secouru et réconforté , durant le voyage ,les jeunes adolescents violentés . Il ne s'est pas agi d'une “bousculade”, comme vous avez la complaisance de l'annoncer ( et de le croire?), mais bien d'un matraquage .

Il s'est agi d'une souricière organisée par” les forces de l'ordre”, pour “réceptionner” le groupe d'étudiants ,chassés des voies qu'ils occupaient .Toutes les issues de la plate-forme de départ ont été bloquées,enserrant ainsi les voyageurs.Et ce fut la charge .Une colonne d'hommes, armés de matraques, casqués , boucliers au bras, a traversé au pas de charge, d'un bout à l'autre le hall du départ,bousculant les voyageurs surpris et terrorisés .( La jeune femme dont la poussette a été cassée et qui a sauvé in-extrémis son enfant du piétinement a-telle porté plainte?). Cette colonne a chargé le groupe de collégiens puisque ceux-ci ,obstacles bien involontaires et qui ont tenté de fuir, se trouvaient sur la route de vos forces de l'ordre vers leur “cible”, …

Mais tout ceci est écrit dans les rapports établis par la gendarmerie de Tresse, qui devant la gravité des faits , a eu la gentillesse de se déplacer et venir recueillir nos témoignages, au collège , sur ordre du Préfet de Bordeaux , dès le lendemain .

Je me souviens avoir confié à l'officier de Gendarmerie qui recueillait ma déposition, mon étonnement et ma révolte :” comment certains de ces représentants de l'ordre ont-ils pu frapper sciemment des adolescents, après que ceux-ci aient clairement dit être des collégiens repartant à bordeaux? D'où leur vient ce sentiment d'impunité? ” L'officier m'avait reprise gentiment , en soulignant le fait de sa présence et celle de ses collègues , ce vendredi 6 mars au collège. C'était la garantie , selon lui, d'une détermination en hauts lieux, à diligenter une enquête et rechercher les coupables de ces agressions .

Aujourdh'ui votre terme ” bousculade” scelle et renouvelle ce sentiment d'impunité qui a animé ces hommes et est le garant de leur brutalité à venir .

Quant au deuxième point de vos propos, nous concernant directement ,ma collègue et moi, je vous réponds ce qui va suivre .J'ai pensé , en riant que vous aviez dû être ,dans votre jeunesse une piètre enseignante. Ne pas organiser de sortie pédagogique , au prétexte que votre groupe-classe aurait à fréquenter des lieux aussi dangereux qu'une gare parisienne , n'est pas une attitude très responsable ni très flamboyante !

D'autant que la sortie du train par le toit de la Gare Montparnasse n'a eu lieu qu'une seule fois, ce me semble, et c'était en Octobre 1895, vous n'étiez donc pas encore prof !De plus, vous conviendrez avec moi,que lorsqu'on habite en province et que l'on se rend à L'Assemblée Nationale , il est assez pratique et économique de prendre un train.Et, à ma connaissance , il n'existe pas encore d'autre moyen de prendre un train , même au vol , que de se rendre dans une gare .

Enfin il me faut rajouter que cette gare, que nous avions traversée le matin à 9heure 30 ne présentait aucun danger , pas plus qu'à18h45 . même quand les étudiants braillards sont arrivés sur les escalators .

Elle ne l'est devenue que quand vos forces de police sont entrées en action pour diriger ces jeunes gens …… en direction des voyageurs, et quand la colonne armée a foncé dans la foule ., transformant ce hall de gare en terrain d'affrontement .

Il me reste à vous confier mon étonnement devant votre attitude officielle : si peu de compassion pour ces adolescents et ma collègue brutalisés, aucune condamnation

pour ces moment de terreur que vos hommes ont répandu parmi les voyageurs!

Il faudra du temps pour cicatriser ces blessures intérieures , d'autant que vos propos qui ne reconnaissent pas la réalité , pire, la nie , sont terribles pour nous .

Je tiens à exprimer la colère et le dédain , que je ressens à l'égard de ceux de vos hommes qui ont brutalisé ma collègue et mes élèves, envers ceux qui donnent l'ordre inique de traverser un hall de gare en chargeant ,en pleine foule des voyageurs, un groupe d'étudiants .La colère et le dédain envers ceux et celles qui les couvrent .

 

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PRATIQUES DES BANQUES REVOLTANTES :

Selon l'Equipe de Désirs d'Avenir  (Association de Ségolène Royal)

Les pratiques de certaines banques continuent d'être révoltantes. Les plus défavorisés d'entre nous, mais aussi ceux qui tentent d'assurer le minimum à leur famille, sont souvent victimes d'un système jouant sur la surenchère des produits et des solutions qui ne font qu'aggraver la situation.

Nous recevons très souvent des lettres de personnes qui doivent payer des sommes disproportionnées à leur banque pour effectuer des opérations ordinaires ou sont soumis a des frais difficilement justifiables. Nous tenons à vous faire lire en cliquant sur ce lien deux témoignages qui montrent à quel point le système est injuste et inefficace.

 

Ségolène Royal a plus que raison de dénoncer de façon permanente les pratiques scandaleuses des Banques qui ruinent les Familles en difficulté !

le Gouvernement a bien su très rapidement les renflouer avec l'argent de nos impôts !

Il serait temps qu'il s'occupe sérieusement des abus bancaires qui pénalisent encore et toujours les plus démunis !

C'est cela la solidarité !

 

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10 mars 2009

 

  Crédit illustration: Philippe Tastet

DES COLLEGIENS BOUSCULES PAR DES CRS : MAM COUVRE 

SourceLe Monde - lien : http://lamouette.blog.lemonde.fr/2009/03/10/des-collegiens-bouscules-par-des-crs-mam-couvre/

Jeudi dernier des collégiens de Cenon (Gironde) sont en sortie scolaire à Paris. A 19 heures, en attendant leur train de retour à la gare Montparnasse, ils se trouvent pris entre CRS et une manifestation étudiante. Dix d'entre eux sont sévèrement bousculés. Des parents ont déposé plainte pour violences sur mineurs. La ministre de l'intérieur couvre. Au micro de France Inter, elle n'a pas hésité à faire porter la faute sur les enseignants “qui n'avaient pas à exposer leurs élèves”.

Les élèves de 3ème du collège Jean-Jaurès de Cenon près de Bordeaux se souviendront de leur escapade parisienne. Leçon n°1 : ne pas être au mauvais endroit au mauvais moment. Leçon n°2 apprendre à se méfier des forces de l'ordre de la République. Leçon n°3 le sens de la responsabilité et de l'exemplarité est un concept à géométrie variable.

Corinne Pébarthe, l'enseignante d'histoire-géographie et d'instruction civique qui accompagnait les collégiens à Paris, pourra se livrer à un sérieux débriefing. Le terrain est décidément plus instructif que les manuels scolaires.

Alors que le groupe attend son train de retour, ils se retrouvent coincés entre une trentaine de CRS et des étudiants qui manifestent contre le décret Pécresse. Corinne Pébarthe qui a choisi d'alerter les médias  donne sa version des faits : “Nous étions près des panneaux d'affichage lorsqu'on nous a annoncé que des étudiants bloquaient les voies. Un groupe d'étudiants est passé près de nous, puis des gens ont commencé à courir et on a vu derrière des CRS qui chargeaient. Tout s'est passé très vite. Les CRS m'ont projetée contre un distributeur, des élèves ont reçu des coups de matraque dans le ventre, sur la jambe, le visage“.

A l'AFP, l'enseignante a ajouté que certains élèves avaient reçu des coups de matraque et de bouclier. Sud-Ouest reprend les explications d'un élève : “On criait qu'on était des collégiens mais rien à faire : j'ai pris des coups de matraque aux jambes et au poignet”. Une enseignante qui souffre désormais d'une entorse cervicale rapporte qu'elle n'a pas eu droit à la moindre explication lorsqu'elle est allée voir l'officier en charge du groupe de CRS.

L'établissement scolaire, à la différence des deux professeurs et de certains parents, a décidé  de ne pas porter plainte. La préfecture de police à Paris a saisi lundi matin l'Inspection générale des services (IGS) “pour déterminer les conditions d'intervention des forces de l'ordre”. Sans attendre les conclusions de celle-ci, Michèle Alliot-Marie a estimé qu'il n'y “pas de problème particulier”. Il s'agit simplement d'une bousculade et non de coups donnés intentionnellement envers les collégiens. Autrement dit, il est dans la normalité du maintien de l'ordre public que des citoyens, les badauds moyens, puissent être bousculés voire violentés.

Si le troisième âge n'a pas encore eu droit à ces délicates attentions de la République, force est de constater que tout est fait pour construire des rapports détestables entre la jeunesse et les forces de sécurité au sens large. Le dérapage de la gare Montparnasse s'inscrit, notamment pour les collégiens du Sud-Ouest, dans un climat déjà délétère entretenu par les descentes et les fouilles dans les collèges au titre de la lutte anti-drogue.

Vous pouvez également lire l'article intitulé “contusions gare Montparnasse”  sur MEDIAPART EN CLIQUANT   ICI.

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09 Mars 2009

HANDICAPES : 22 REGLES DE BONNE CONDUITE EN POITOU-CHARENTES :

Communiqué de Ségolène Royal :

A l'occasion d'un discours prononcé à La Rochelle dans le cadre du 3ème Forum participatif Handicap devant 500 acteurs français et européen oeuvrant dans le domaine du handicap, Ségolène Royal a annoncé que la Région Poitou-Charentes est la première région française à adopter un agenda 22.

L'agenda 22 comporte 22 règles de bonne conduite - définies par l'Organisation des Nations Unies - à appliquer pour assurer l'égalité des chances des personnes en situation de handicap. Elles concernent tous les domaines de la vie courante et toutes les facettes de l'accessibilité : la culture, les loisirs et le tourisme ; les activités physiques et sportives ; les transports et les déplacements ; l'éducation, la formation professionnelle et l'emploi.

Elaboré en partenariat étroit avec les associations représentatives des personnes handicapées, les établissements scolaires, les entreprises et les collectivités publiques, les structures culturelles et sportives, les organismes de formation et de sécurité sociale, etc., cet agenda 22 constitue pour l'ensemble de ces acteurs un cadre dont ils devront tenir compte dans la mise en œuvre de chacune de leurs actions.

Ségolène Royal a par ailleurs annoncé deux décisions au bénéfice des personnes souffrant d'un handicap :

- La Région accordera une bourse tremplin associative supplémentaire aux associations de Poitou-Charentes qui embaucheront un travailleur handicapé

- Les accompagnateurs de personnes handicapées bénéficieront de la gratuité dans les trains Express Régionaux.

 

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8 MARS : JOURNEE DE LA FEMME

 

 

LA FEMME EST L'AVENIR DE L'HOMME :

Je vous propose d'écouter ce magnifique poème d'Aragon mis en musique et interprété par Jean Ferrat

en cliquant sur ce lien : [gv data=”http://www.youtube.com/?v=qbphJHiAfdU”][/gv] 

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Voici quelques photos de ma collection personnelle de femmes merveilleuses que j'ai côtoyé lors de mes voyages. C'est à Elles que je rends hommage cette journée du 8 mars 2009. Avec elles, j'ai échangé des regards, des gestes des moments de complicité, elles m'ont manifesté beaucoup de chaleur. Elles m'ont communiqué de la sérénité, m'ont incité à prendre du recul sur la vie, sur nos fonctionnements sociaux, sur nos valeurs. Elles restent présentes dans mon esprit en permanence.  J'ai beaucoup de respect pour Elles, j'admire leur calme, elles ont un regard sur la vie tellement plus simple, vrai et réaliste que nous, Occidentales !

Album: Album photos hommage aux Femmes sénagalaises

26 images
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Album: Album photos hommage aux Femmes indiennes

22 images
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Album: hommage aux Femmes marocaines

8 images
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Album: hommage aux Guadeloupéennes

3 images
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CREATION DU CHEQUE FEMME DESIR D'ENTREPRENDRE

Communiqué de Ségolène Royal


En Poitou-Charentes, les bourses régionales désir d'entreprendre sont un succès puisque 7000 créations d'entreprises ont été permises depuis 2004 grâce à cette subvention. Mais on constate que moins d'un tiers des bénéficiaires sont des femmes (commerce, artisanat, services, agriculture). C'est pourquoi Ségolène Royal, Présidente de Région, annonce, à l'occasion de la Journée Internationale de la Femme, la création d'un chèque désir d'entreprendre pour les femmes souhaitant créer leur propre activité en Poitou-Charentes, d'un montant pouvant aller jusqu'à 12000 €, soit un bonus de 20% pour les femmes.Par ailleurs, pour lutter contre les grossesses précoces encore trop nombreuses, la Région a proposé au Rectorat de l'Académie de Poitiers de créer un chèque régional contraception à destination des lycéennes, attribué par les infirmières scolaires, (gratuité de la consultation médicale et de la pilule). Dans les Centres de Formation des Apprentis et les Maisons Familiales et Rurales qui ne disposent pas d'infirmières scolaires, la Région sollicitera l'intervention d'associations qui seront chargées d'informer les jeunes femmes.

Pour en savoir plus sur ces bourses régionales, cliquez ici

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LA CRISE PEUT ETRE UNE OPPORTUNITE POUR LES FEMMES

selon Ségolène Royal -Il y a 14 heures source : AFP

- Ségolène Royal plaide pour que les entreprises fassent plus confiance aux qualités de gestionnaires des femmes, qui font preuve selon elles de plus de prudence et d'une “audace mesurée”, dans un entretien à paraître dimanche dans La Dépêche du Midi.

“Je pense que paradoxalement, la crise peut être une opportunité pour les femmes (…). Les hommes ont pris des risques insensés. Les femmes ont une gestion plus prudente, plus concrète”, a-t-elle dit à l'occasion de la Journée internationale des femmes.

“C'est un argument qui peut peser en leur faveur dans cette période troublée. Elles savent faire preuve d'audace mesurée”, insiste-t-elle. “La crise peut leur permettre d'utiliser ces qualités dans les domaines économiques et environnementaux.”

La crise actuelle affecte beaucoup les femmes car, affirme-t-elle, “on a licencié en priorité les temps partiels et les emplois les moins qualifiés qui sont en majorité occupés par les femmes. On dénombre 27% de plus de chômeuses que de chômeurs. Il n'y a que 28% de femmes parmi les dirigeants de PME”.

Interrogée sur la nécessité d'une journée de la femme en France, Ségolène Royal juge que “la reconnaissance de la place des femmes” est “meilleure”, mais “insuffisante”, par exemple en ce qui concerne “la parité, loin d'être acquise”.

Par ailleurs, il faut encore faire un effort sur la contraception. “Le problème des grossesses non désirées chez les très jeunes, souvent suivies d'une IVG, est loin d'être résolu. Dans ma région, je mets en place l'accès gratuit à la contraception et à la pilule du lendemain dans tous les lycées et tous les centres de formation des apprentis”, précise-t-elle.

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Ségolène Royal rencontrera les agricultrices

en Charente et se rendra dans l'après-midi

à Argenteuil.

 

Ce déplacement sera l'occasion de constater les actions menées par la mairie socialiste d'Argenteuil dans les quartiers populaires » annonce son site Internet desirsdavenir.org.

 

Programme à Argenteuil :

A partir de 16H30 au 59 rue d'Ascq- quartier Val d'argent sud - Argenteuil.

16H30: Accueil des représentantes par Philippe Doucet, Maire, et Ségolène Royal.

16H45: Table ronde sur les initiatives en faveur de l'égalité femme/homme

17h30: initiation de sportives argenteuillaises 

VENEZ NOMBREUX SI VOUS LE SOUHAITEZ 

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QUAND LA FEMME DEVIENT SYMBOLE

C'est le titre du texte ci-dessous écrit par notre Amie Martine de l'Equipe Désirs d'Avenir du Val de Marne. Merci Martine de m'avoir autorisé à le publier sur mon blog. Il revêt un caractère très important pour la jeune génération et toutes les Femmes qui n'ont pas connaissance de l'historique et de l'importance, notamment sur notre première liberté : le droit de vote, que revêt la célébration de la journée de la Femme du 8 mars.

La première journée de la Femme a vu le jour le 8 mars 1910 à Copenhague lors de la conférence internationaledes femme socialistes. Leur revendication de l'époque : le droit de vote Il leur faudra attendre plusieurs années, elles l'obtiendront en Allemagne en novembre 1918 et en rance en avril 1944.

Les françaises voteront pour la remière fois lors des élections municipales de 1945.Cette conquête fut le résultat d'une longue lutte de Femmes surnommées les suffragettes. Jusqu'alors lesfemmes considérées comme incapable d'exercer un libre Choix, avaient été exclues par toutes les constitutions quise succédèrent de 1793 à 1944.

En 1936, trois femmes sont nommées par Léon Blum membres du gouvernement du Front populaire alorsqu'elles ne disposent toujours pas du droit de vote !
C'est donc par l'ordonnance du 21 avril 1944 sous le Gouvernement provisoire du Général de Gaulle, que lesfemmes obtiennent enfin le droit de vote, soit quasi 100 ans après les hommes bénéficiaires du suffrage universeldepuis 1948.

250 d'entre elles deviendront maires en 1947, soit 1% du total des maires. Après qu'en 1921, des ouvrières des St Pétesbourg se soient mises en grève, la journée du 8 mars futdéfinitivement mise en place. Lénine déclare d'ailleurs le 8 mars journée des Femmes, en 1911.En 1948 des milliers de femmes défileront sur tout le territoire français,    100 000 à Paris, 30 000 à Marseille et5000 à Lyon entres autres.

Pourtant la « Journée de la Femme » ne sera officialisée que le 8 mars 1975 par les Nations Unies, et le 8 mars1982 en France. Françoise Giroud fut la première Secrétaire d'État à la condition féminine nommée par Giscard d'Estaing. Son rôle fut de promouvoir toutes mesures destinées àaméliorer la condition féminine, à leur favoriser l'accès
aux différents niveaux de la société française et à liminer les discriminations dont elles pouvaient fairel'objet.

François Mitterrand confia la condition féminine à Yvette Roudy qui devint la première ministre de pleinexercice en 1985. C'est donc elle qui consacra la journée de la femme en France, car elle considérait que « les symboles sont utiles au changement des mentalités »En 2000 le gouvernement affiche une politique volontariste en matière de parité avec la loi du 6 juin quidonne l'égal accès des hommes et des femmes aux mandats électoraux.Ainsi pour toutes les élections au scrutin de liste, la loi impose pour toutes les communes de plus de 3500habitants, 50% de candidats pour chacun des 2 sexes. Enfin pour les législatives, la loi pénalise financièrement les partis qui ne respectent pas l'égalité descandidatures hommes/femmes.Si les femmes ont obtenus le droit de voter et d'être élues, peu le sont encore actuellement. La parité en politique est encore loin d'être respectée, surtout sur les places éligibles mais le chemin parcourun'en reste pas moins exemplaire.

Si elle revêt aujourd'hui un caractère beaucoup moins contestataire qu'au début du XXe siècle et durantquelques décennies, elle n'en demeure pas moins célébrée de par le monde et en France. La journée de la femme est donc à présent et bien souvent une journée festive, du moins dans nos contrées. Toutes ces avancées ne doivent cependant pas masquer le fait que des inégalités demeurent.Rendre un hommage à toutes les femmes en leur accordant sur toute la planète une journée à elles seulesest certes un symbole fort ; ne pas occulter cependant que les plus grandes victoiresobtenues par les femmes furent le fruit de combats politiques, Le thème choisi par l'O.N.U pour la journée internationale des femmes 2009 est :

« Femmes et hommes unis contre les violences faites aux femmes et aux filles »

Martine Lebrun

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“JE FERAI ENTENDRE LA CAUSE DES FEMMES A TRAVERS LE MONDE”

 

Par Hillary Clinton : le Figaro 06/03/2009
«Promouvoir les femmes est un investissement à haut rendement, qui engendre des économies plus fortes, des sociétés civiles plus vivantes, des communautés plus saines et davantage de paix et de stabilité»
Hillary Clinton : «Promouvoir les femmes est un investissement à haut rendement, qui engendre des économies plus fortes, des sociétés civiles plus vivantes, des communautés plus saines et davantage de paix et de stabilité»

Lors d'un voyage en Chine, il y a onze ans, j'avais rencontré des militantes qui m'avaient parlé de leurs efforts pour faire progresser la condition de la femme dans leur pays. Elles m'avaient fait une description frappante des défis auxquels étaient confrontées les femmes : discrimination à l'emploi, couverture de santé inadaptée, violence domestique, législations dépassées entravant les avancées des femmes. J'ai de nouveau rencontré quelques-unes de ces femmes il y a quelques semaines, lors de mon premier voyage en Asie en tant que secrétaire d'État. Cette fois, on m'a parlé des progrès qui ont été accomplis pendant la décennie écoulée. Mais, en dépit d'importants pas en avant, ces Chinoises n'ont pas fait mystère des obstacles et des inégalités qui demeurent, comme c'est le cas dans de nombreuses parties du monde.

J'ai entendu des histoires comme les leurs sur tous les continents, où les femmes tentent de participer pleinement à la vie politique, économique et culturelle de leur pays. Ce 8 mars, alors que nous célébrons la Journée internationale de la femme, une chance nous est offerte de faire le point, à la fois sur les progrès que nous avons réalisés et sur les défis qui demeurent - et de réfléchir au rôle vital que les femmes doivent jouer pour résoudre les problèmes planétaires complexes du XXIe siècle.

Les problèmes auxquels nous faisons face aujourd'hui sont trop grands et trop difficiles pour être réglés sans la pleine participation des femmes. Renforcer les droits des femmes est non seulement une obligation morale permanente, c'est aussi une nécessité, alors que nous sommes confrontés à une crise économique mondiale, à la prolifération du terrorisme et des armes nucléaires, à des conflits régionaux qui mettent en danger les familles et les communautés, aux changements climatiques et aux dangers qu'ils font courir au bien-être et à la sécurité du monde.

Ces challenges requièrent de mobiliser toutes nos forces. Nous ne les résoudrons pas avec des demi-mesures. Et pourtant, trop souvent, sur ces questions et bien d'autres, la moitié de la planète est laissée à la traîne.

Aujourd'hui, davantage de femmes dirigent des gouvernements, des entreprises et des organisations non gouvernementales que sous les générations précédentes. Mais cette bonne nouvelle a son revers. Les femmes constituent toujours la majorité des pauvres, des mal nourris et des non-scolarisés dans le monde. Elles sont toujours victimes de viols utilisés comme tactique de guerre et exploitées par des trafiquants internationaux dans un business à un milliard de dollars.

Les crimes d'honneur, mutilations, amputations sexuelles et autres pratiques violentes et dégradantes visant les femmes sont toujours tolérés dans de trop nombreuses régions aujourd'hui. Il y a quelques mois à peine, une jeune fille était sur le chemin de l'école en Afghanistan lorsqu'un groupe d'hommes lui a jeté de l'acide au visage, la blessant irréversiblement aux yeux, parce qu'ils s'opposaient à ce qu'elle reçoive une éducation. Leur tentative de terroriser la fillette et sa famille a échoué. Elle a déclaré : «Mes parents m'ont dit de continuer à venir à l'école même si je me faisais tuer.»

Le courage et la détermination de cette jeune fille devraient être une source d'inspiration pour chacun d'entre nous - femmes et hommes - afin que nous continuions à travailler aussi dur que possible pour garantir que les fillettes et les femmes se voient reconnaître les droits et les chances qu'elles méritent.

Tout particulièrement en pleine crise financière, nous devons garder en mémoire ce que nous dit un nombre croissant de chercheurs : promouvoir les femmes est un investissement à haut rendement, qui engendre des économies plus fortes, des sociétés civiles plus vivantes, des communautés plus saines et davantage de paix et de stabilité. Investir sur les femmes est aussi un moyen de soutenir les générations futures ; les femmes dépensent une part beaucoup plus importante de leurs revenus dans la nourriture, les médicaments et la scolarisation des enfants.

Même dans les nations développées, le pouvoir économique des femmes est loin d'atteindre tout son potentiel. Dans de nombreux pays, les femmes continuent à gagner moins que les hommes pour le même travail - un écart que le président Obama a commencé à combler aux États-Unis, en signant cette année la loi «Lilly Ledbetter pour une paie juste», qui renforce la capacité des femmes de s'opposer aux salaires inégaux.

Il faut donner aux femmes la chance de travailler pour des salaires justes, d'accéder au crédit et de créer des entreprises. Elles méritent l'égalité dans la sphère politique, avec un accès égal aux isoloirs, la liberté de demander des comptes à leur gouvernement et d'être candidates aux élections. Elles ont droit à une couverture maladie pour elles-mêmes et leurs familles. Elles ont droit à la scolarisation de leurs enfants - de leurs fils et de leurs filles. Et elles ont un rôle vital à jouer pour instaurer la paix et la stabilité à travers le monde. Dans les régions déchirées par la guerre, ce sont souvent les femmes qui trouvent le moyen de tendre la main à l'autre et d'identifier un terrain d'entente.

En voyageant à travers le monde dans mes nouvelles fonctions, je garderai à l'esprit les femmes que j'ai déjà rencontrées sur tous les continents - des femmes qui ont surmonté des obstacles extraordinaires pour modifier les lois, afin de pouvoir devenir propriétaires, bénéficier de droits dans le mariage, aller à l'école, subvenir aux besoins de leurs familles - et même préserver la paix.

Et je serai un défenseur audible - en travaillant avec mes homologues d'autres nations, ainsi que des organisations non gouvernementales, des entreprises et des particuliers - pour continuer à pousser de l'avant sur ces questions. Réaliser le plein potentiel et la promesse que représentent les femmes n'est pas seulement une question de justice. C'est une question de paix mondiale, de progrès et de prospérité pour les générations à venir.

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6 mars 2009

 

SEGOLENE ROYAL OBTIENT LA SUSPENSION DU PLAN DE LICENCIEMENT DE L'ENTREPRISE FABRIS A CHATELLERAULT :

Le 19 février, Ségolène Royal a rencontré les organisations syndicales du Châtelleraudais pour évoquer la situation économique et sociale du bassin d'emplois et définir les actions à mener ensemble.

Les représentants des salariés de Fabris, sous-traitant automobile, menacé d'un plan social massif, étaient présents à cette réunion et ont fait part de leurs difficultés à obtenir des informations sur le plan de licenciement prévu, faute de pouvoir rencontrer l'actionnaire de l'entreprise.

Une médiation étant nécessaire, Ségolène Royal s'était engagée à prendre contact au plus vite avec le PDG italien du groupe Zen qui possède Fabris, Monsieur Florindo Garro.

Le 3 mars, Ségolène Royal a réuni une table ronde à la Maison de la Région. Etaient présents à cette table ronde : le Président du Groupe Zen, M. Garro qui a fait spécialement le déplacement d'Italie, les représentants des syndicats, un représentant du Fonds stratégique automobile et de la filière métallurgique, l'Etat, la Caisse des Dépôts et Consignations et des élus régionaux et locaux. Cette table ronde a permis d'avoir un dialogue franc et direct avec les dirigeants du groupe Zen. Ceux-ci se sont engagés à mettre en place un plan de continuation de l'activité sur le site de Châtellerault.

Le Groupe PSA s'est engagé auprès de Ségolène Royal à soutenir un plan de continuation d'activité du groupe Zen. Par ailleurs, le Président du Fonds stratégique d'investissement s'est engagé auprès de Ségolène Royal à examiner positivement et avec bienveillance la recapitalisation du projet industriel du groupe Zen, afin de permetttre la poursuite de l'activité de l'entreprise New Fabris.

Ségolène Royal a proposé d'expérimenter le nouveau dispositif proposé le 19 février 2009, en partenariat avec les Fonds européens et l'organisme de formation de la métallurgie, aux salariés qui s'engageront dans une formation durant la période de transition. Dans ces conditions, M. Garro, Président du Groupe ZEN, s'est engagé à abandonner le plan de licenciement pendant la période de transition de 18 mois, pour permettre l'examen de l'ensemble des mesures alternatives.

Voir le reportage sur les conclusions de la table ronde et l'interview de Ségolène Royal à l'issue de cette réunion

 

LE NOUVEL AGENDA DE SEGOLENE :

Ségolène Royal ne renonce à rien mais elle souhaite visiblement passer à autre chose. “Stop !”. Derrière cette interjection qu'elle répète avec un petit sourire devant un groupe de journalistes, s'exprime le besoin de se redonner de l'air. De tourner la page de cette période au cours de laquelle il lui a fallu sacrifier aux rites et jeux de rôle qu'impose le fait de descendre dans l'arène d'un congrès socialiste. Le genre d'exercice qu'elle tient en horreur, surtout lorsqu'elle n'a pas les cartes en main. Exit, donc, le serpent de mer de ces « missions » maintes fois évoquées mais que, souligne-t-elle, on ne lui a jamais proposées.

La saison 1 de la « Guerre des deux dames », série socialiste à grand spectacle mais qui, ces dernières semaines, s'essouffle un tantinet, est donc terminée. La saison 2 attendra. « Je ne m'inscrit pas dans ce récit » dit Ségolène Royal. Inutile d'obtenir d'elle un commentaire sur la composition des listes socialistes pour les européennes, même si elle avoue quand même regretter la mise à l'écart de Gilles Savary. L'ancienne candidate à l'élection présidentielle participera à la campagne en fonction des demandes qui lui seront adressées. Sans excès de zèle. Que les dirigeants de l'Espoir à gauche (EAG) aient pris quelque distance avec elle, n'inquiète apparemment pas Ségolène Royal. Son argument n'a pas varié ; elle a obtenu 50% des voix. Eux, 29%.
 

supersego2.1236242430.jpgPour bien signifier cette prise de distance, la présidente de la région Poitou-Charentes a rendu public mercredi 4 mars un agenda qui court… jusqu'en novembre 2009. Au programme ; déplacements à l'étranger (avec un « discours sur l'Afrique » à l'université de Dakar, début avril), organisation de colloques, lancement de la première « université participative de la connaissance » et du deuxième rassemblement de la Fraternité qui se tiendra non pas au Zénith de Paris mais en province, peut-être à Montpellier, en septembre. Sans oublier le développement de Désirs d'avenir qui doit inaugurer sous peu un site internet modernisé, proche d'un réseau social.
Quitte à renoncer à capitaliser son acquis du congrès de Reims, Ségolène Royal est donc décidée à prendre de la hauteur par rapport à un PS dont elle sait que les superstructures lui sont hostiles. Ce qui - on s'en doutait un peu… -  ne l'empêchera pas de continuer  d'intervenir dans le débat politique. Elle entend aussi s'appuyer sur les réalisations soutenues par la région supersego3.1236242443.jpgPoitou-Charentes dans le domaine de l'énergie (plan photovoltaïque, lancement en novembre d'une voiture électrique à bas coût) ou du social. A ce dernier titre, sera lancée dans les prochaines semaines une expérience de sécurisation du parcours professionnel au profit de deux cents salariés de l'équipementier automobile Fabris, visés par un plan social. La région contribuera à leur rémunération (1,5 fois le Smic) pendant la période de formation.
Ni cheftaine de courant, ni affidée à la nouvelle direction, Ségolène Royal veut s'extraire de la mêlée et recouvrer sa liberté. Si tant est qu'elle ne l'ait jamais sacrifiée.

Jean-Michel Normand

Source le Monde / http://partisocialiste.blog.lemonde.fr/2009/03/05/le-nouvel-agenda-de-segolene-royal/

 

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4 mars 2009

 

EXTRAIT DE L'INTERVIEW DE SEGOLENE ROYAL  A L'EMISSION “LES 4 VERITES” SUR FRANCE 2 MARDI 3 MARS :

 …”Bien sûr. Je crois que la situation est très grave, elle a d'ailleurs été sous-estimée par le gouvernement. Elle prouve aussi que le plan de relance n'est pas à la hauteur. Donc aujourd'hui, qu'est-ce qu'il faudrait faire ? Je pense qu'il faudrait investir massivement dans la croissance verte, dans la santé et dans l'éducation, pour que les entreprises puissent garder et puissent faire en sorte que les salariés soient parfaitement formés lorsque la relance va revenir, c'est-à-dire qu'il ne faut absolument pas aujourd'hui que les entreprise arrêtent l'investissement dans l'innovation, ce qui justifierait une deuxième décision, je le répète depuis maintenant plusieurs semaines, c'est que l'État entre dans le capital des banques, pour que vraiment les ressources bancaires soient mises au service du développement économique des entreprises. Et enfin je pense que la troisième décision très importante serait vraiment une alliance franco-allemande autour de la création d'un ministère de l'économie et de la relance. “…

… “Vous savez, en tant que président de la région Poitou-Charentes, je viens de lancer un plan photovoltaïque massif, avec la Banque Européenne d'Investissement, qui a reconnu que c'était la première région d'Europe qui faisait cela, nous allons faire 600 000 mètres carrés de panneaux solaires, cela va créer mille emplois. Cela prouve bien que si on le fait à l'échelle d'un région, on peut aussi le faire à l'échelle d'un pays tout entier.”…

…Parce que le gouvernement agit en ordre très dispersé. Nicolas SARKOZY a donné l'habitude maintenant de faire tout et partout. On ne voit plus les ministres agir, donc il y a un sentiment de fragilité, il y a un sentiment de bricolage et je crois qu'il faut que le gouvernement prenne la mesure de la gravité de la crise et agisse de façon cohérente et massive, comme je viens de le dire. Vous savez, en tant que président de la région Poitou-Charentes, je viens de lancer un plan photovoltaïque massif, avec la Banque Européenne d'Investissement, qui a reconnu que c'était la première région d'Europe qui faisait cela, nous allons faire 600 000 mètres carrés de panneaux solaires, cela va créer mille emplois. Cela prouve bien que si on le fait à l'échelle d'un région, on peut aussi le faire à l'échelle d'un pays tout entier.

…Je ne le vois pas, le changement de cap. Ce que disent les Français, c'est qu'il n'y a pas de cohérence, ils ne voient pas la direction. Donc aujourd'hui quelle serait une bonne direction ? D'abord c'est redonner du pouvoir d'achat, c'est-à-dire qu'il faut que les entreprises qui peuvent augmenter les salaires, et elles sont encore très nombreuses, puissent le faire. Il faut augmenter la masse salariale des entreprises. Et il faut concentrer sur les entreprises qui augmentent la masse salariale les exonérations de charges et les exonérations fiscales…

…je crois que là où les syndicats ont parfaitement raison, et le gouvernement ferait bien de s'en inspirer, c'est qu'il faut une autre répartition de la valeur ajoutée et des profits. Il y a trop de profits et trop de richesses encore dans certains secteurs, qui se taisent bien évidemment, que l'on n'entend pas, et trop de difficultés dans d'autres. Donc il faut une autre répartition de la richesse à l'échelle nationale, …les aides massives de l'État, parce qu'elles sont réelles, ces aides de l'État, aillent dans les entreprises qui en ont vraiment besoin…

…D'abord je n'ai pas besoin d'être mandatée pour prendre mes responsabilités de femme politique. Là où je suis demandée, là où je suis attendue, là où je peux faire du bien, là où je peux rapprocher les points de vue, je continuerai à aller partout. Je suis présidente de région aussi…

 … et j'essaye de faire des choses exemplaires qui peuvent servir, non seulement au projet socialiste mais aussi aux Français. Sur le Parti socialiste, bien sûr, voilà, les listes sont maintenant faites, je crois qu'il faut en effet que le Parti socialiste soit aujourd'hui rassemblé..

je crois qu'il faut maintenant regarder devant nous. Ce qui est très important, c'est que les socialistes aient un projet européen crédible, attractif, pour que les gens aient envie de venir voter, ce qui n'est pas évident en période de crise économique…

Pour voir, écouter ou lire l'intégralité de l'interview : “cliquez”

 

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2 mars 2009

 

UN MOMENT D'ESPOIR EN MUSIQUE :

 

Je vous invite à regarder et écouter Cali aux victoires de la musique ce week end :

1000 coeurs debout  [gv data=”http://www.dailymotion.com/swf/

 

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28 février 2009

ALLEZ VISITER LE SITE SEGORAMA :

Toute l'actualité de l'Equipe de Ségolène Royal vous y attend avec des videos  telles que :

- la croissance verte avec Ségolène, 

- Un interview d'Yves Cochet en réaction au lancement du plan énergie solaire de la Région Poitou-Charentes,

- Un interview plein de fraîcheur de Najat Belkacem sur sa nouvelle fonction  de secrétaire nationale au PS, sur ses positions quant à N. Sarkozy et son action au sein du gouvernement, la Guadeloupe, la Commission Balladur, les éventuelles primaires pour désigner le ou la candidat(e) pour 2012,

- etc…

 Que du bonheur !!

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SEGOLENE LA FORCE TRANQUILLE :

Je n'ai pas résisté à vous faire partager cet article d'Allain Jules qui vient de paraître dans le JDD.J'ai adoré ! Il nous ouvre des pistes de réflexion loin d'être anodine…. et surtout me conforte dans ma perséverance à soutenir Ségolène.

Je vous laisse découvrir et apprécier :

Ah, les reportages sensationnels, ces révélations inédites empreintes d'émotion et de passion ne sont visiblement pas morts. Tiens, il s'agit de la seule vraie opposante à Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas une surprise. L'ex slogan “le poids des mots, le choc des photos” n'est visiblement pas mort. Mais, ici, il ne s'agira point de Paris Match.
Tout le monde craint la souriante Ségolène Royal au PS! (Reuters)Demain, s'ouvre à Paris, à la Mutualité, le conseil national du Parti Socialiste. Ceci fait dire aux analystes de tous bords, spécialistes de l'esbrouffe installés dans leurs salons feutrés et cossus, que Ségolène Royal est lâchée pas les siens. Oui, des ségolènistes devraient faire leur entrée pétaradante auprès de Martine Aubry. Il s'agit de 11 personnalités probablement, et non de 12 comme mentionné ici et là.

A chaque fois que le chef de l'Etat est au plus mal, Ségolène Royal, elle, est victime d'un tel lynchage médiatique sans précédent que ça devient visiblement suspect. Pourquoi seulement elle? Le président de la République, président de l'UMP, président du consortium bancaire Caisse d'Epargne-Banque Populaire, ce mastodonte qui sera “présidée” par François Pérol, ex-secrétaire général adjoint de l'Elysée, prémices d'une République bananière, président de tout, sauf des Antilles où il montre sa fébrilité en restant sur ses gardes. Sa déclaration d'hier est tout un symbole, aussi ridicule que puérile.

Martine Aubry craint le courant Royal

Une irréflexion qui en dit long sur l'homme. Hier donc, lors de son déplacement à Saint-Vulbas, dans l'Ain, au lieu de se concentrer sur son sujet, Nicolas Sarkozy s'est lâché dans son discours insipide devant des ouvriers automobiles, en tançant Ségolène Royal, sans la nommer. Ainsi, il a déclaré: “Cette femme qui s'agite en Guadeloupe.” C'est vraiment courageux de sa part, lorsqu'on sait que le déplacement de la pasionaria du Poitou et ses demandes sont en train d'aboutir avec un accord du collectif LKP avec certaines organisations.

La vérité est pourtant ailleurs. Nous sommes pratiquement au mois de mars, et les élections européennes ont lieu en juin. La plupart des gens l'ont probablement oublié. Préparer une élection n'est pas une mince affaire. Martine Aubry a bel et bien compris que Ségolène Royal et son courant, Désirs d'avenir, étaient incontournables. Si, les “ennemis” d'hier s'assoient ensemble, pourquoi s'en offusquer? Au contraire même, il faut plutôt s'en réjouir dans les perspectives d'avenir, face à la crise et aux grands défis qui attendent la France.

Des médias anti-royalistes

Le Parti Socialiste donne donc raison à Bouddha qui disait: “Puisque la haine ne cessera jamais avec la haine, la haine cessera avec l'amour.” Ce que personne ne voit réellement en filigrane, c'est l'ambition à peine voilée de Martine Aubry, qui lâche en réalité ses soutiens, dont elle sait parfaitement qu'ils ne compteront que pour du beurre en 2012. Ainsi, Laurent Fabius, Bertrand Delanoë ou même Dominique Strauss-Kahn, qui crut un instant que la maire de Lille lui gardait au chaud sa candidature pour 2012, n'ont plus que leurs yeux pour pleurer avec, en réalité, le vrai retour de la femme debout, qui reste finalement la vraie candidate en embuscade demeurant entièrement libre de ses mouvements, contrairement aux autres.

Plus que jamais, cette aubaine dévoilera bientôt le chemin à suivre car c'est dans la dispute que jaillit la lumière dit le dicton. Un horizon nouveau s'ouvre donc pour la dame du Poitou, contrairement aux affirmations mensongères de ces autistes du dimanche. Et que dire de ce que les militants de base lui demandent réellement? En effet, plus de 53% des militants socialistes veulent qu'elle convole simplement, pour lui apporter son soutien pour 2012. Or, les médias n'en font vraiment pas mention mais, la femme “doubout” le sait très bien. Si André Hadjez est la bonne personne, elle aura devant elle un boulevard. La France, hélas, reste ancrée dans cette hypocrisie des sacro-saintes valeurs familiales. On a vu l'actuel locataire de l'Elysée faire semblant d'être encore marié avec Cécilia Attias, pour faire bonne figure devant l'opinion publique. Il a eu raison. Résultat des courses, il a été élu face à une célibataire. En 2012, ça risque de ne plus être le cas.

Parler négativement de Ségolène Royal est devenu le sport national d'une certaine presse en mal de sensations. C'est d'ailleurs très vendeur. C'est aussi vrai qu'en cette période de crise, le “bling bling” présidentiel n'a jamais été aussi pimpant mais ces mêmes médias éludent cet aspect, se focalisant sur une femme d'honneur. L'ex-candidate à l'élection présidentielle de 2007, Ségolène Royal, n'a pas encore dit son dernier mot. Telle une anguille, elle glissera entre les mains assassines, les quolibets en tous genres, le machisme ambiant, la folie des hommes en général. Petite indication, elle reste la Française préférée. Chiche.

 

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25 février 2009

NOMINATION DU CONSEILLER DE L'ELYSEE A LA TETE DU FUTUR GROUPE BANQUE POPULAIRE / CAISSE D'EPARGNE : LE “GROS MENSONGE DE N. SARKOZY”

Selon Libération du 24 février : 

.…Contrairement à ce qu'affirme Nicolas Sarkozy, la Commission de déontologie de la fonction publique ne s'est pas prononcée sur la nomination du conseiller de l'Elysée à la tête du futur groupe Banque populaire - Caisse d'épargne…..

lire l'intégralité de l'article de Grégoire Biseau en cliquant ici

 

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25 février 2009

GUADELOUPE :

 

DEPLACEMENT DE SEGOLENE ROYAL EN GUADELOUPE, POUR QUE LA POLEMIQUE CESSE :

Paru dans Le post
A défaut d'une présence en Guadeloupe, l'Elysée et Nicolas Sarkozy auront préféré lancer une polémique à l'encontre de Ségolène Royal. Un cache-sexe médiatique, qui montre pourtant que le Roi est nu. Nu à force de ne pas écouter ceux qu'il ne connaît pas. Nicolas Sarkozy devrait pourtant tendre l'oreille.

Jacques Bangou, Maire de Pointe-à-PitreAprès les attaques lancées contre la présence de Ségolène Royal aux obsèques de Jacques Bino, syndicaliste membre du “collectif contre l'exploitation” (LKP), il devrait commencer par lire la lettre ouverte envoyée hier par le maire de Pointe-à-Pitre, Jacques Bangou.
Il y lirait la demande maintes fois renouvelée par les Guadeloupéens comme par tous les Français du respect.

Jacques Bangou écrit ainsi :
Au terme d'une visite de trois jours en Guadeloupe de Ségolène Royal venue rendre hommage au syndicaliste Jacques Bino tué en plein cœur de la crise sociale que traverse notre pays, je tiens à saluer le courage de sa présence.

J'ai dit, et je le répète, que je préfère des politiques solidaires des Guadeloupéens quelle que soit leur étiquette, qu'ils soient José Bové, Olivier Besancenot, Taubira Delanon ou Ségolène Royal que le silence méprisant et l'absence sur le terrain de ceux qui nous gouvernent.

Si certains se posent des questions, la population, elle a tranché. Partout des témoignages spontanés expriment à Ségolène Royal de la reconnaissance pour sa présence.

La voici, ci-dessous en intégralité :

Lettre ouverte de Jacques Bangou, Maire de Point-à-Pitre.

 

 

SEGOLENE ROYAL A EU RAISON D'ALLER EN GUADELOUPE PAR MARIE-NOELLE LIENEMANN -Députée Européenne PS :

Lu sur le blog de M. N. Lieneman :

Elle a eu raison d'aller à l'enterrement du syndicaliste tué et de montrer toute sa solidarité avec nos compatriotes d'Outre-Mer. J'aurais aimé que nous fussions plus nombreux, dans le même esprit, à la manifestation de samedi à Paris.

Elle a eu raison de lever le ton, en disant qu'il fallait maintenant rapidement dénouer la crise et que l'incapacité du gouvernement poussait à une situation tendue et inacceptable

Elle a eu raison de demander une hausse de 200 Euros des bas salaires, pointant la responsabilités des grandes entreprises locales qui profitent du système quasi monopolistique (privé) des échanges et de suggérer un accompagnement judicieux pour les PME.

Les propos du Medef demandant à Ségolène Royal de « se casser » sont inacceptables. Ces gens là se croient maitres en Guadeloupe et ignorent que la République c'est la liberté et l'égalité.. Aussi la fraternité.

Décidément, il est urgent de modifier radicalement le fonctionnement économique de ces départements et de stopper la domination de ce patronat, héritier des pires méthodes, qui s'est enrichi sur le dos des habitants des DOM-TOM.

Une fois n'est pas coutume, Ségolène a bien fait !

 

SEGOLENE ROYAL AUX OBSEQUES DE JACQUES BINO CE WEEK END, l'UMP PIQUEE AU VIF :

Déclaration de Najat BELKACEM :

Ségolène Royal assistait ce dimanche aux obséques du syndicaliste Jacques Bino. Qu'une responsable politique de premier plan participe ainsi à l'apaisement de la crise devrait être salué par tous, à commencer par le gouvernement qui n'a, lui, plus les moyens d'adresser un message de solidarité et d'amitié aux populations d'outre mer. Au contraire, l'UMP a préféré jouer la carte politicienne en déniant le droit à la parole et la liberté d'agir à une élue de la république dont chacun reconnait sur ce sujet la grande compétence et la rare legitimité.
La réalité c'est qu'à cet instant de la crise, plus aucun membre de la majorité presidentielle ne pouvait décemment se rendre à ces obséques sans mettre le feu aux poudres. C'est un échec grave pour la république dont les représentants, à force de mepris et de dilettantisme, ont pris le risque de perdre un nouveau territoire. C'est cela que Ségolene Royal a voulu éviter et c'est cela qu'on ne lui pardonne pas. A moins que ce soit tout simplement d'avoir occupé la place qui aurait du être celle d'un Président de la République.

Que le gouvernement prenne ses responsabilités, la lâcheté ne saurait tenir lieu de programme pour les Antilles.

Najat BELKACEM, adjointe au Maire de Lyon et membre du Bureau national du PS 

 

L'UMP A RETROUVE SA VOIX  CE WEEK END EN GUADELOUPE :

Source Mediapart  - 23 février 2009 par Jean Marie Padovani - GUADELOUPE : La Grosse hypocrisie de la droite :

Depuis ce week end  l'UMP a retrouvé de la voix au sujet de la Guadeloupe, après avoir été aphone pendant des semaines comme son maître de l'Elysée, voilà qu'enfin ils ont quelque chose à dire. Et lorsque l'UMP parle c'est pour dénoncer, ah, ils sont très forts pour dénoncer, je me demande même si ce n'est pas la seule chose dont ils sont encore capables aujourd'hui. «Chef j'ai reçu les nouvelles consignes, nous allons dénoncer » « ok, je suis prêt, qu'est ce qu'on dénonce ? » Voilà la liste, le LKP d'abord, des indépendantistes racistes déguisés en syndicalistes, Ségolène Royal qui vient mettre de l'huile sur le feu et récupérer « mais on l'a déjà dit pour Besancenot, la délégation du PS et José Bové ? » « Et alors, on va pas être en dessous du MEDF ? » PARIS (AFP) - Jean-Luc Lubin, secrétaire général du Medef Guadeloupe, a estimé dimanche que l'ancienne candidate à l'élection présidentielle Ségolène Royal “est très très mal placée pour venir mettre de l'huile sur le feu” en Guadeloupe et lui a recommandé de “se casser”. C'est con mais l'UMP aurait pu nous parler aussi du rapport du délégué interministérielle à l'égalité des chances des français d'outre mer (Patrick Karam) !!! On y trouve quelques infos que les continentaux devraient connaître. Les DOM-TOM (520 euros/hab/an) coûtent moins chers que la Corse (2400 euros/hab/an) ou la métropole (1200 euros/hab/an). Par ailleurs sans les DOM-TOM, la France ne posséderait pas la 3eme zone maritime mondiale ni aucun droit sur les droits de douane et passage pour le Canal du Panama (grâce aux Antilles) et du Canal de Suez (La Réunion). Renseignez vous, Bernard Pons disait lui même en 1986 que les DOM-TOM rapportaient à la France “largement plus que ce qu'ils lui coûtent”. Par ailleurs les Antillais sont français qui cotisent et paient des impôts comme n'importe quel français, ils sont en réalité plus taxés que les métropolitains (en plus de la TVA, on paie ici 3 taxes d'octroi de mer sur tout produits importé) et paient des impôts locaux aussi élevé qu'en Région Parisienne. Alors par pitié cessez de dire n'importe quoi, les Antillais ne vivent pas grassement sur les impôts de leurs compatriotes de métropole !!! Mais non, l'UMP préfère dénoncer Ségolène Royal, peut être parce que c'est tout ce qu'ils ont trouvés pour camoufler l'indigence de leurs idées et de leurs discours politique en Guadeloupe comme en France en général. « La présence de Ségolène Royal aux obsèques de Jacques Bino, syndicaliste tué lors des affrontements récents à la Guadeloupe, revêt une évidente et importante signification. Lors des élections de 2007 la Guadeloupe lui avait réservé son appui. Elle fait à son tour un geste en direction des  Guadeloupéens dans ces heures difficiles, en se rendant sur place à l'invitation du maire de Pointe-à-Pitre. C'était bien le moins.Ségolène Royal a parlé  de paix, de dialogue, de réconciliation et de justice. C'est ce qui a manqué à la Guadeloupe.
Il faut être quand même un esprit obtus pour ne pas saluer la présence d'une personnalité politique nationale de premier plan, venue de la métropole en Guadeloupe, accueillie sur place avec une telle  bienveillance. Signe que ce n'est pas la sécession que les Guadeloupéens souhaitent mais l'égalité dans la République. Le voyage de Ségolène Royal est un trait d'union ».Mais si l'UMP préfère parler d'une même voix que le MEDEF de Guadeloupe grand bien leur fasse, nous serons nous en souvenir.

 

SEGOLENE EN GUADELOUPE :

En réponse aux attaques de l'UMP et du MEDEF qualifiant de “récupération politicienne” la raison de son déplacement en Guadeloupe, Ségolène Royal n'a pas mâché ses mots, ci-dessous sa déclaration :

Source : POINTE-A-PITRE (AFP)

- Ségolène Royal a demandé dimanche à François Fillon d'assister aux négociations sociales en Guadeloupe et au patronat de “lâcher” dès lundi 200 euros d'augmentation des salaires comme le réclame le LKP, mettant en garde contre un risque de “révolution”.

“Si M. (Yves) Jégo”, le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, “est déconsidéré, peut-être que M. Fillon peut venir. Les Guadeloupéens apprécieraient sa présence pour les négociations” qui reprennent lundi matin.

Dans le cas contraire, le gouvernement jouerait selon elle une “stratégie de pourrissement” ou serait sous la “pression du Medef”. “Ceux qui nous gouvernent et qui sont enfermés dans leurs palais dorés, il faudrait qu'ils viennent ici”.

“Je serais en responsabilité, je puis vous assurer qu'il y aurait un ministre en permanence nuit et jour pour accompagner les négociations”, a-t-elle assuré estimant que dans “aucune autre région” française les choses se seraient “passées” de cette manière.

“Aujourd'hui, on a atteint un seuil extrêmement critique, un seuil limite”, a-t-elle mis en garde tout en réfutant “être venue mettre de l'huile sur le feu”.

“Ce qui manque c'est le geste des gros patrons qui se sont enrichis pendant des années sur le système néo-colonial”, a affirmé l'ex-candidate à la présidentielle de 2007, ciblant “deux gros patrons qui contrôlent la quasi-totalité des importations et de la grande distribution” mais sans vouloir les nommer.

“Il faut que ces grands patrons fassent un signe et donnent les 200 euros dès lundi matin” à la reprise des négociations, a-t-elle ajouté. “Si lundi les grands patrons ne lâchent pas les 200 euros, si lundi l'Etat ne fait pas le geste d'accompagner les petites entreprises pour qu'elles puissent faire la même chose, alors ils seront responsables de ce qui arrive”.

“Le Medef est sur une position de blocage systématique, il faut que ça cesse”, a déploré Mme Royal, en demandant aussi aux médias de jouer un rôle de “médiateurs”.

“Dans certaines familles, on n'arrive même plus à manger. Quand des parents n'arrivent plus à donner à manger à leurs enfants, en général ça va mal finir. Souvenons-nous de la Révolution française”, a également dit la présidente de Poitou-Charentes.

Quant aux “attaques de récupération politicienne” venant de l'UMP, elle les a qualifiées d'”injurieuses” pour la mémoire de Jacques Bino, le syndicaliste tué. Elle a assisté dimanche après-midi à ses obsèques.

Vous trouverez également ci-après le mail adressé aux adhérents de Désirs d'Avenir ce jour par Jean Pierre MIGNARD, justifiant le déplacement de Ségolène Royal en Guadeloupe :

Chères amies, chers amis,

La présence de Ségolène Royal aux obsèques de Jacques Bino, syndicaliste tué lors des affrontements récents à la Guadeloupe, revêt une évidente et importante signification.

Lors des élections de 2007 la Guadeloupe lui avait réservé son appui. Elle fait à son tour un geste en direction des  Guadeloupéens dans ces heures difficiles, en se rendant sur place à l'invitation du maire de Pointe-à-Pitre. C'était bien le moins.

Ségolène Royal a parlé  de paix, de dialogue, de réconciliation et de justice. C'est ce qui a manqué à la Guadeloupe.

Il faut être quand même un esprit obtus pour ne pas saluer la présence d'une personnalité politique nationale de premier plan, venue de la métropole en Guadeloupe, accueillie sur place avec une telle  bienveillance. Signe que ce n'est pas la sécession que les Guadeloupéens souhaitent mais l'égalité dans la République. Le voyage de Ségolène Royal est un trait d'union.

Les Guadeloupéens ont droit à une existence digne. Ils le crient depuis  des semaines.

Et nous ne pouvons que nous reconnaître dans leur mouvement.

Jean Pierre Mignard,
Président de Désirs d'avenir

 

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17 février 2009

 

MANIFESTATION SAMEDI 21 FEVRIER A 14H PLACE DE LA REPUBLIQUE A PARIS EN SOUTIEN A NOS COMPATRIOTES DE L'OUTREMER :

 

Le Collectif Continuité Liyannaj Kont Pwofitasyon lance un appel aux aux citoyens source : LKP

        Nous, Continuité Liyannaj Kont Pwofitasyon, constitués dans l'Hexagone pour soutenir les mouvements initiés en Guadeloupe contre la vie chère et pour la suppression des inégalités entre l'Hexagone et les pays d'Outre-Mer, puis déclenchés en Martinique par le collectif du 5 février 2009, appelons tous les citoyens, artistes, associations, syndicats et partis politiques conscients et épris de justice à se mobiliser pour faire aboutir les négociations.

         Appelons l'ensemble des citoyens à la vigilance pour le respect des droits humains en Outre-Mer comme dans l'Hexagone.

 Appelons à manifester massivement

le samedi 21 février 2009

RDV A 14 heures

De la place de la République à la Place de la Nation


AMITIE MARIE-GALANTAISE, CGT-CASVP, KAPESTERIENS, UNP, DEFISEJUDOM, TNT, ARMADA, CHOUKAJ, ATOME, SUD-TMT, SUD-CT VILLE DE PARIS, COLLECTIF SOLIDARITE, P.O.I, ASSOCIATION AGORA KARAYIB, THEATRE DE L'AIR NOUVEAU, COLLECTIF D'ARTISTES, DLOKOKO, CIFORDOM, GENERATION CONSCIENTE, ILE ET SOLIDARITE, GRAN BALAN, LA CIE BOUKOUSSOU, LA CIE L'AUTRE SOUFFLE, LA CIE MAN LALA, BALKOUTA, ERITAJ, LA CIE AWA, ACTION ET PARTICIPATION, CONFEDERATION SYNDICALE DES FAMILLES, COLLECTIF DOM-TOM-US-CGT VILLE DE PARIS ET DE NOMBREUSES PERSONNALITES A TITRE INDIVIDUEL…

ATTENTION!!! Restons unis : Aucun signe distinctif représantant quelque organisme que ce soit n'est souhaité!!
Tous les messages de la marche doivent refléter la philosophie de notre démarche.

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16 février 2009

 

POUR SEGOLENE ROYAL, LA REINTEGRATION DE LA FRANCE DANS L'OTAN EST UN CONTRESENS

 

Tribune de Ségolène Royal parue dans Le Monde, daté du mardi 17 février 2009.

 

“Si l'élection du président Obama a d'abord réconcilié l'Amérique avec elle-même, elle a aussi posé les fondements d'une réconciliation de l'Amérique avec le reste de la planète. En dénonçant avec courage l'aveuglement de la puissance brute, en acceptant d'écouter le monde tel qu'il est, complexe, riche, mais aussi fragmenté et imprévisible, en plaçant sa confiance dans le dialogue avec tous plutôt que dans le coup de poing solitaire, il a sonné le glas d'une vision impériale dont le seul résultat aura été l'impasse irakienne.

Avec son retour dans le commandement intégré de l'OTAN, la France envoie un signal de repli sur la sphère occidentale qui va à rebours de la stratégie d'ouverture impulsée par Barack Obama. Cette décision, prise quand George W. Bush était encore en fonctions, n'est pas le gage d'une nouvelle relation avec les Etats-Unis, ces derniers ayant de plus en plus besoin d'une Europe politiquement forte et indépendante. Au fond, ce repli traduit un triple contresens : sur l'évolution du monde aujourd'hui ; sur le rôle de la France et de l'Europe dans les relations internationales ; sur les garanties de notre sécurité collective.

Le mur de Berlin est tombé depuis presque vingt ans. En vingt ans, de nouvelles puissances ont émergé, à l'image de la Chine, de l'Inde ou encore du Brésil. Les menaces ont changé, les conflits aussi. Les risques d'affrontement entre blocs ont laissé place à une prolifération de guerres civiles et à la déterritorialisation d'un terrorisme transfrontière. Des Etats se sont effondrés, de nouvelles zones grises sont apparues dans les interstices de l'ancien empire soviétique, les trafics de toutes sortes se sont globalisés.

Face à ces bouleversements, l'OTAN a traversé une crise d'identité profonde. Partiellement périmée par l'effondrement du Pacte de Varsovie, la doctrine de sanctuarisation de l'espace Atlantique a été élargie au profit d'une logique d'intervention extérieure, au Kosovo, puis en Afghanistan. Certaines ambiguïtés majeures n'ont pas pour autant été levées. L'OTAN demeure une organisation marquée par la guerre froide, avec pour corollaire le leadership politique et militaire que les Etats-Unis y exercent. Ainsi s'explique sa force d'attraction sur les anciens satellites de la Russie, désireux de s'affranchir de l'”étranger proche” de Moscou en se plaçant sous le “parapluie” américain.

Fermée aux grandes puissances non occidentales, mais ouverte à des théâtres d'opérations extérieures, l'Alliance vit dans un entre-deux délicat. Elle apparaît désormais comme le bras armé de l'Occident dans le monde, sans avoir la légitimité dont bénéficierait une alliance à vocation universelle. Avant de décider d'une réintégration au sein du commandement militaire intégré, il aurait donc été souhaitable qu'un débat politique s'engage sur les nouvelles missions confiées à l'OTAN. Faut-il, alors que d'autres pays s'affirment sur la scène internationale, donner le sentiment de nous crisper sur la “famille occidentale” ?

Ne risquons-nous pas de nous enfermer dans une logique défensive d'avant-hier, alors même que le monde est en train de basculer ? Ne donnons-nous pas le signal de l'enfermement, alors que nous devons être dans un mouvement d'ouverture ?

Dès les années 1960, le général de Gaulle avait compris l'intérêt de jouer un rôle de “pont” entre l'Est et l'Ouest, entre le tiers-monde d'alors et ceux que l'on n'appelait pas encore les pays du Nord. Bien que la donne ait changé, cette posture est plus pertinente que jamais. Le monde a besoin de pays qui jouent le rôle de médiateurs, voire de recours, politique et moral. Cela vaut pour la France. Mais cela vaut aussi pour l'Europe dans son ensemble. L'indépendance de la politique étrangère n'est pas destinée à flatter l'esprit cocardier. Elle est le fondement d'une stratégie d'influence globale destinée à nouer le dialogue, en évitant d'être marqué au fer rouge par l'assignation à un camp.

Bien sûr, le retour dans les structures de l'OTAN ne signifie pas une adhésion de droit à toutes les opérations de l'Organisation, mais il est évident que notre participation aux commandements de l'OTAN fera peser sur nos choix d'engagement une pression morale considérable. L'étouffante pression de l'unanimité ne constituera jamais un gage sûr de notre liberté, car il faut beaucoup de force d'âme pour s'opposer lorsqu'on est seul. Non, le cadre de l'OTAN n'est pas aussi flexible et protecteur de notre indépendance diplomatique que Nicolas Sarkozy cherche à le faire croire. Or, les drames vécus en Irak ont prouvé que la France voyait juste. Cette voix pourra-t-elle encore s'élever demain ? Rien n'est moins sûr. En tout état de cause, ce tournant ne peut pas être pris sans un débat et un vote au Parlement.

Enfin, la réintégration de la France dans l'OTAN aurait pu se comprendre comme un choix tactique s'inscrivant dans le cadre d'un projet ambitieux pour une Europe de la défense indépendante. Des bases solides pour l'Europe de la défense étaient d'ailleurs selon Nicolas Sarkozy la condition nécessaire à notre retour dans l'OTAN. En lieu et place, on trouve un maigre bilan.

Les importants moyens humains et financiers qui vont être mis au service de l'OTAN auraient eu plus de sens s'ils avaient été précédés par de nouveaux moyens mis au service de l'Europe. On ne peut demander à l'Europe de la défense de progresser tout en consacrant plus de moyens à l'OTAN. Il y a ici une contradiction forte qui ressemble à un choix trop facile de l'OTAN contre l'Europe.

Plus que jamais, il faut doter la France et l'Europe d'une vision stratégique. Les idéaux de paix et de démocratie que les pères fondateurs voulaient pour l'Europe, et qui sont les nôtres aujourd'hui, ne sont pas des horizons qu'il faut invoquer au détour d'un discours : ils sont les fondements réels de notre puissance et de notre rayonnement dans ce monde. L'Europe de la défense n'est pas seulement un dispositif militaire, c'est avant tout un pilier au service d'une identité propre, fondée sur le droit, l'esprit de justice et l'indépendance. Soyons-en sûrs : c'est de cette Europe dont les Etats-Unis et le monde ont besoin aujourd'hui.”

Ségolène Royal

 

Retrouvez la tribune sur le site du Monde.fr

 

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15 février 2009

 

GUADELOUPE : C. TAUBIRA : “EN GUADELOUPE ON FRÔLE L'APARTHEID SOCIAL”

 

Dans un entretien au JDD, Christiane Taubira, députée de Guyane, donne des solutions pour sortir de la crise aux Antilles :

“Si les responsables des pratiques frauduleuses sont punis, si l'Etat s'engage à installer la transparence, s'il est aussi exigeant face aux prébendes qu'il est sévère face à la moindre incivilité, alors une sortie de crise deviendra possible.”

(…)”Nicolas Sarkozy doit prendre acte des abus constatés sur nos territoires et s'engager à ce que toute la lumière soit faite sur l'opacité des prix. Il faut porter plainte aussi contre les compagnies pétrolières, sinon l'Europe s'en chargera.”

(…)”Le conflit sur l'essence est une illustration d'un système de rente, protégé par l'Etat.
Elle dénonce “le monopole” de la SARA, seul fournisseur d'essence, qui gonfle ses prix sans raison valable.

“En Guadeloupe, on frôle l'apartheid social”. (…) Une caste détient le pouvoir économique et en abuse. Et cette puissance est encore plus importante en Guadeloupe qu'en Martinique”.

Soyons nombreux le 16 février 18 h place clichy pour soutenir nos fréres Antillais

 

 

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14 février 2009 

L'INQUIETANTE AUGMENTATION DES PRIX DES PRODUITS DE PREMIERES NECESSITE :

 

Source : Désirs d'entreprendre - 13 février 

Par Désirs d'entreprendre

Pâtes, Riz, Huile : les prix des produits de première nécessité continuent de flamber malgré une baisse très sensible du prix des matières premières depuis l'été 2008 et la 2ème « réforme » de Nicolas Sarkozy en quelques années.

L'alerte a été lancée cette semaine par la publication d'une étude Nielsen dans le magazine LSA des fortes hausses de prix constatées entre Janvier 2008 et Janvier 2009.

Les plus fortes hausses concernent les produits de première nécessité que sont les pâtes alimentaires (+10,8%), le riz (+11,2%), l'huile alimentaire (+8,4%). De hausses fortes touchent le vin de table (+8,1%), la farine (+5,7%) et le lait en poudre de (+5%).

Comme nous l'avions écrit en décembre 2007 et alors que Nicolas Sarkozy présentait sa seconde loi sur la distribution et le commerce, la modération des prix n'a concerné que les grandes marques alors que les marques distributeurs et les « premiers prix », surconsommés par les ménages modestes, ont vu leurs prix littéralement exploser. Ainsi le prix du riz “premier prix” a explosé de 36,3% comme le révèle l'article de la revue LSA.

C'est là une difficulté très importante à laquelle doivent faire face notamment les ménages modestes. En effet les dépenses alimentaires représentent 18,4 % du budget des ménages modestes (16,4 % pour l'ensemble des ménages).

Ces hausses de prix se font pourtant dans un contexte particulier de crise et de baisse des prix des matières premières agricoles depuis l'été 2008. Quand le prix du blé a retrouvé son niveau de début 2007, quand le prix du riz retrouve le niveau de janvier 2008, quand le prix du lait a baissé de 13% en janvier et quand enfin le prix du brut a été divisé par 3, les prix des produits de grande consommation eux ne baissent pas, bien au contraire avec une inflation de 4% / 5% à fin décembre 2008.

Sur une plus longue période l'association de consommateurs UFC-Que Choisir pointe du doigt les marges la problématique des marges exorbitantes, qu'elle illustre notamment par l'exemple de la filière de la viande, montrant que, si les prix à la production, c'est-à-dire ceux payés aux éleveurs de bovins, de porcs et de ¬volailles, ont baissé respectivement de 10 %, 5 % et 18 % entre 1990 et 2008, ceux payés par les consommateurs, eux, n'ont cessé d'augmenter (respectivement 48 %, 26 % et 19 %).
Au bout de la chaîne, les baisses de prix des matières premières ne sont jamais répercutées à la baisse !

Ces hausses de prix se font aussi alors que Nicolas Sarkozy avait promis en présentant sa seconde loi sur la distribution une baisse des prix et une hausse du pouvoir d'achat des Français (réforme de la loi Galland qui permet aux distributeurs de mettre l'ensemble de leur négociation dans les prix de vente). Un second échec après la première loi de 2004 et une même promesse de baisse des prix.

Pourquoi ? Parce que le gouvernement se cantonne dans le diagnostic, comme le fait remarquer Alain Bazot, Président d'UFC-Que Choisir dans son éditorial de ce mois. Le gouvernement tout entier tourné vers la communication a déjà oublié la loi votée, ne s'intéresse pas à ses résultats et surtout il ne s'attaque pas au cœur du problème :
Une concurrence insuffisante entre les grands distributeurs et entre les différentes formes de distribution ainsi qu'un manque flagrant de transparence quant à la formation des prix.

En matière de distribution, il y a pourtant beaucoup à faire pour créer une véritable concurrence et favoriser l'émergence de nouvelles formes de distribution plus respectueuses de l'environnement (circuits courts, etc…) comme des producteurs.

Ajoutons aussi que de nombreuses PME agro-alimentaires françaises risquent la faillite, fragilisées, en raison d'un crédit raréfié et de pratiques prédatrices qui ne doivent pas être sous-estimées. L'Etat doit jouer son rôle en prenant une part au capital des banques pour rediriger le crédit vers l'économie réelle et en luttant contre les pratiques commerciales « prédatrices » et discriminatoires qui mettent à genoux nombre de producteurs.

La régulation ne doit pas rester une figure des meetings de Nicolas Sarkozy mais doit devenir une réalité de notre vie économique.
C'est seulement ainsi que les prix aux consommateurs baisseront.

Retrouvez le site de Désirs d'entreprendre

 

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 13 février 2009

TOTAL :  BENEFICE HISTORIQUE MALGRE LE RECUL DU 4ème TRIMESTRE 2008 :

Alors que les Français subissent de plein fouet les conséquences sur le pouvoir d'achat de la crise Total annonce un profit de 13,9 milliards d'Euros, plus gros profit jamais réalisé par un groupe français et cela malgré un recul de son activité au 4ème trimestre.

Le Groupe assure qu'il maintiendra ses investissements en 2009.

Quelle sera la part pour les Salariés et les consommateurs ? Quid !

Ségolène Royal dans son intervention sur RTL hier soir que vous pourrez entendre en cliquant sur le lien  : réclame une règle de trois tiers : 1/3 pour l'investissement et la recherche, 1/3 pour l'écologie, 1/3 pour les consommateurs.

Source ( RTL info 12 février 2009)

 

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12 février 2009

OUH LA LA ! NICOLAS SARKOZY FAIT TREMBLER LE PDG DE PEUGEOT CITROEN !

Article paru dans le nouvel observateur le 11 février 2009 :

Le Président menace le PDG de PSA Peugeot Citroën d'augmenter les taux d'intérêt du prêt de 3 milliards d'euros accordé au constructeur s'il revient sur sa promesse de ne pas licencier.

Cochon qui s'en dédit. C'est ce qu'a déclaré en substance ce mercredi après-midi Nicolas Sarkozy à l'adresse du président du directoire du groupe PSA Peugeot Citroën, confronté à une conjoncture extrêmement difficile.

Le Président a affirmé qu'il veillerait «à ce que les engagements» concernant l'emploi dans l'industrie automobile en France «soient respectés», sans quoi il répliquerait en augmentant les taux d'intérêt sur l'argent prêté.

«Il y a même une clause. Si les engagements [de maintenir l'emploi, ndlr] n'étaient pas respectés, les taux d'intérêt auxquels nous prêtons de l'argent seraient augmentés»,

Alors que l'Etat a annoncé lundi des
prêts de six milliards d'euros à taux préférentiels pour ses deux constructeurs nationaux Renault et PSA Peugeot Citroën, en contrepartie d'engagements sur le maintien de la production et des emplois en France, le groupe PSA Peugeot Citroën a annoncé ce mercredi qu'il tablait sur le départ de 6 à 7.000 personnes en France, sur les 11.000 prévus dans le groupe en 2009.
a-t-il mis en garde.

 

JUSQU'A QUAND  SARKOZY VA-T-IL VALSER AVEC LES MILLIARDS QUE NOUS N'AVONS PAS ET PRENDRE LES FRANCAIS POUR DES “GOGOS” !

IL FAUT VIRER CETTE BANDE D'INCAPABLES QUI ENDETTENT CHAQUE JOUR UN PEU PLUS NOS GENERATIONS SUIVANTES

ET APPAUVRISSENT LES FRANCAIS “D'EN BAS” !

 

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LE MESSAGE DES MANIFESTANTS FRANCAIS LORS DU 29 JANVIER 2009 S'ADRESSE AU PRESIDENT FRANCAIS MAIS EGALEMENT A L'UNION EUROPEENNE :

Selon l'article de Dorothea Hahn paru dans courrier international du 12 février dont ci-dessous le contenu :

 

GRÈVE •  Le message des manifestants français  

 

 
Le 29 janvier, les grévistes ont conspué la politique néolibérale de leur président. Un message que tous les gouvernements européens feraient bien d'entendre.
Evoquée à maintes reprises par Nicolas Sarkozy, “la France qui se lève tôt” est descendue dans la rue le 29 janvier. Mais les centaines de milliers de Français [1 à 2,5 millions de personnes] qui se sont rassemblés dans une douzaine de grandes villes et ont paralysé des pans entiers des secteurs public et privé n'étaient pas là pour applaudir le président, mais bien pour le conspuer - et lui réclamer ce qu'il s'était sciemment engagé à faire. “Je serai le président du pouvoir d'achat”, avait-il proclamé pendant la campagne présidentielle. Moins de deux ans après ces déclarations fracassantes, les salaires réels et le pouvoir d'achat sont en berne et le nombre de chômeurs ne cesse d'augmenter [+ 11,4 % en 2008]. D'un point de vue économique et financier, les seuls à avoir profité de la politique de Sarkozy sont les plus riches, qui ont vu leurs impôts diminuer, et les grandes entreprises des secteurs bancaire et automobile, qu'il aide à coups de milliards à ­traverser la crise. La conjoncture actuelle s'inscrit en toile de fond des manifestations de jeudi dernier, les plus importantes en France depuis des années. Toutefois, les revendications des manifestants, qui sont parvenus pour la première fois à pousser Sarkozy dans ses retranchements, vont bien au-delà de la présente crise. En réalité, les Français remettent profondément en cause les politiques économique et sociale de leur président. 

Les autres gouvernements européens feraient bien de ne pas prendre cette agitation sociale à la légère. Car les manifestants français reprochent également à l'Union européenne d'avoir démonté les systèmes de protection sociale et de santé, vidé de son contenu le Code du travail et affaibli les services publics.

Les Français ont l'habitude de réagir avec force à la perte d'acquis sociaux. C'est encore le cas aujourd'hui, alors que Sarkozy s'efforce de mener une politique libérale qui ressemble fort à l'Agenda 2010 de Gerhard Schröder [ex-chancelier, massivement contesté dans la rue, voir CI n° 721, du 26 août 2004]. A cet égard, la forte mobilisation des Français contre les coupes claires décidées par leur président représente davantage qu'un avertissement à l'échelle nationale.

Dorothea Hahn
Die Tageszeitung

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08 février 2009

 

RESTRICTION BUDGETAIRE POUR LES FAMILLES FRANCAISES MAIS PAS POUR CELLE DE NOTRE PRESIDENT :

D'après Jean Louis Bianco (voir son blog), Nicolas Sarkozy néglige la consommation des ménages mais pas la sienne :

Il semblerait que le coût des voyages de Nicolas Sarkozy ait été au minimum de 15 millions d'euros en 2008.Le budget de l'Elysée 2009 intègre une augmentation de 50% du budget par rapport à 2007 (33% par rapport à 2008) pour des “déplacements de la présidence”, les montant à 20,4 millions d'euros.Les voyages présidentiels annuels de Jacques Chirac ou de François Mitterrand coûtaient entre 4 et 9 millions d'euros…

Un seul exemple durant ces deux premières années de présidence Sarkozy : lors du déplacement du chef de l'État à Dijon, à 300 km de Paris, deux Falcons présidentiels transportaient le staff et la délégation qui le suivait. Un Transall, appartenant à l'armée, était également mobilisé pour pouvoir transporter la voiture blindée du chef de l'État (3,5 tonnes). Un second avion suivait ce dernier pour transporter le second véhicule de remplacement au cas où le premier tomberait en panne.

De plus, pour ses voyages et déplacements officiels, Nicolas Sarkozy a émis, en 11 mois, 7 061 tonnes de CO2, ce qui représente autant que le total annuel (transport, logement, nourriture, etc.) des émissions de gaz à effet de serre de 1 000 Français.
Avec l'éventuel nouvel avion long courrier de l'Elysée (Nicolas Sarkozy veut son “Air Force One” !), plus lourd que l'avion actuel, les chiffres devraient encore grimper pour l'année à venir à 13 956 tonnes, avec le même rythme de déplacements.

Et ce chiffre ne prend pas en compte les voyages privés de Nicolas Sarkozy et de Carla Bruni (3 avions pour partir en vacances en Égypte par exemple) ni l'impact écologique des autres avions qui accompagnent le président.

Braves Citoyens travailler dur et plus pour le plaisir de Sarko et sa Belle……, la crise il ne la connaît pas !

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SEGOLENE ROYAL SUR FRANCE 2 CE JOUR DENONCE  LES CONTRE-VERITES DE NICOLAS SARKOZY SUR LE DEVENIR DES SALARIES DU SITE D'ARCELOR-MITTAL DE GANDRANGE :

Lors de son intervention télévisée ce midi sur France 2 Ségolène Royal revient sur la prestation de Nicolas Sarkozy de jeudi soir, et notamment sur les affirmations de Nicolas Sarkozy quant à la situation à ce jour des Salariés d'Arcelor Mittal à Gandrange :

selon les sources Yahoo Actualités,

“Je crois que Nicolas Sarkozy maîtrise parfaitement l'art oratoire”,

….”C'est d'ailleurs un avocat”,

…”Il serait capable dans une cour d'assises de faire passer (…) des loups pour des agneaux”.

Nicolas Sarkozy a déclaré jeudi qu'il retournerait sur le site de Gandrange (Moselle), jurant avoir tenu trois des quatre engagements pris il y a un an vis-à-vis des salariés d'Arcelor-Mittal.

“Mais les trois points sont inexacts”, a accusé Ségolène Royal. “Il a dit par exemple que Mittal avait apporté 30 millions d'euros, c'est inexact, ça avait déjà été fait dans le plan social”.

Ségolène Royal s'est aussi dite “très étonnée” d'entendre le président de la République dire selon elle, “ce n'est pas très grave, il n'y a qu'un four qui ferme”. Mais “un four c'est une aciérie”, a-t-elle souligné, “c'est le moteur, c'est le coeur même de l'usine”. “C'est pas un four d'une cuisinière” où l'on fait “un gâteau au chocolat”, a-t-elle insisté. “Un four, c'est 300 salariés”.

“C'est une contre-vérité volontairement assénée”, a-t-elle accusé, jugeant que “ça décrédibilise tout le reste”.

“Pourquoi Nicolas Sarkozy ne dit pas la vérité? (…) Parce qu'il avait promis 330 millions d'euros sur Florange qui ne sont pas venus. Parce qu'il avait promis deux centrales électriques, une sur Gandrange et une sur Florange que l'on attend toujours”, a-t-elle affirmé.

“Et parce que Arcelor Mittal va annoncer ses profits le 11 février prochain”, a-t-elle ajouté, évoquant “onze milliards de dollars” de profit. “Onze milliards de dollars et on viendrait supprimer en France plusieurs milliers d'emplois (…) mais ce n'est pas acceptable”.

…”Nicolas Sarkozy doit dire à Mittal puisque vous fermez vous devez rembourser l'ensemble des aides publiques”. “La décision est très simple et (le président des Etats-Unis) Barack Obama d'ailleurs le fait”, a-t-elle noté. “Toutes les entreprises qui vont fermer ou qui vont délocaliser dès lors qu'elles font des bénéfices devront rembourser les aides publiques”.

“C'est aussi une nouvelle ère de responsabilité qu'il faut ouvrir”, a-t-elle souhaité. “Un chef d'Etat, il est là pour décider, il est pas là pour faire des discours, ou même pour dire des contre-vérités”.

 

Ségolène Royal, après avoir contacté un Délégué Syndical du site avec qui elle est en relation permet de rétablir la vérité auprès des Français sur le désarroi que vivent les familles entières de la région de Gandrange. 

Comment le Président de la République ose-t-il mentir à ce point devant des millions de Français qui l'écoutent et en se servant de la détresse des Salariés ? C'est tout simplement scandaleux.

 

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03 Février 2009

 

TEMOIGNAGE D'UNE PERSONNE QUI POUR LA PREMIERE FOIS DE SA VIE EST ALLEE AU RESTOS DU COEUR :

 4 février 2009 - 18:09 (sources Site internet Désirs d'avenir)

Par l'équipe de Ségolène Royal

Nous recevons de nombreux témoignages de Français, qui nous parviennent directement par La Poste, via le site Internet ou par l'intermédiaire de nos amis élus. Parce que souvent, ils tombent juste, nous souhaitons en partager certains avec vous. Dans une lettre à son député, Madame Michelle B. interpelle les politiques dans un appel à l'aide franc et digne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Témoignage :
 

“Lettre ouverte à mon député,

Mardi 2 décembre, pour la première fois de ma vie, (j'ai 57 ans), je me suis inscrite au Restos du cœur de ma commune.

Les médias, les politiques sont tous d'accord : « Les Restos, c'est formidable. Avec toute cette solidarité les plus démunis ont au moins de quoi manger l'hiver. » Il est vrai que l'été cet exercice trivial est beaucoup moins nécessaire.

Nous sommes deux à vivre avec 600 euros par mois, les factures payées, il ne reste pas grand-chose pour la nourriture. Je suis allée prendre ce secours alimentaire les larmes aux yeux, la honte au cœur, la rage au ventre.

J'ai reçu pour une semaine : 2 steacks hachés surgelés, 5 œufs, 4 portions de fromage, 4 yaourts, 1 petite boîte de riz-volaille, 1 boite de petits pois, 2 oranges, 5 pommes de terre, 2 branches de céleri, 4 oignons, 1 paquet de pâte, 1 bouteille d'eau.

Ne mangeons pas tout trop vite ! Tant d'humiliation pour cela ! Je n'y retournerai plus.

Je ne parle pas pour moi seule. Il y avait toutes ces mères et leurs enfants, des vieillards, des jeunes hommes, toute une population à la Zola.

Réveillez vous donc tous, ne nous laissez par tomber plus bas. Cette région comme tant d'autres, n'a pas de travail. Bientôt vous ne serez plus que le député d'une armée de miséreux devenus transparents aux yeux de notre gouvernement.

Les socialistes que vous représentez sont comme des commandants d'un navire dont les passagers sont tombés à l'eau et qui se disputent le droit d'aller les repêcher. Pendant ce temps, le navire s'éloigne et les malheureux se noient. Vous débattez en ce moment à l'Assemblée nationale d'une réforme de l'audiovisuel qui - ne nous mentons pas - vise à instaurer une dictature toute au profit de Monsieur Sarkozy.

Pourquoi ne pas le dire au peuple ? Parce que lorsque ce sera votre tour de régner, vous en profiterez ? Et encore aucun Roi de France n'aurait osé aller si loin en lois liberticides. Aucun pays européen n'a des dirigeants se vautrant à ce point dans l'argent public.
Augmentations de salaire au président et à ses ministres. Rallonges astronomiques des dépenses de fonctionnement à certaines ministres.

Quand allez-vous proposer des mesures concrètes en faveur de ceux que Monsieur Raffarin osait appeler « la France d'en bas » ? Blocage des prix des denrées de première nécessité, SMIC, retraites, pensions relevées à 1500 euros, sans que les prix n'augmentent proportionnellement. Parce que c'est comme ça, les salaires augmentent de 0.5 % et les marchandises augmentent de 1%. Trouvez-vous cela normal ?

Quand allez vous dire aux bobos que certaines mesures prises pour  « sauver la planète » mettent à genoux les moins riches ? Sauvons d'abord les humains !

Les grandes surfaces que plus rien n'arrête, se font des fortunes, augmentations constantes, entente illicite, moindre qualité, course au profit. Monsieur Sarkozy veut mettre tous les Français à sa botte. La police, les gendarmes, se permettent des actes qui n'avaient plus cours depuis la fin de la guerre, assurés qu'ils sont d'être toujours approuvés par leur ministre de tutelle.

Monsieur le député, je déplore que vos interventions soient si rares, n'avez-vous donc rien à dire ? Ces stupides journaux à sensation, en dénoncent plus que vous. L'argent coule à flot chez les membres du gouvernement. Récession peut-être, mais pas pour tous !

Monsieur Sarkozy a octroyé 360 milliards d'euros à nos amis banquiers qui ont d'abord servi leurs très chers actionnaires. Combien faudrait-il de temps en taxant les revenus boursiers (je ne m'en fais pas, la bourse se porte très bien malgré ce que l'on nous fait croire) de un petit pourcent pour que le monde entier voit la misère définitivement enrayée. N'avez-vous pas été choqué que la niche fiscale accordée aux plus riches permette à ceux-ci de s'offrir les services (au frais de l'Etat) d'un personnel gagnant  à peine de quoi vivre ? Où faudra t-il que l'arbitraire, l'injustice aillent pour que vous vous révoltiez au nom de tous ? Attendez-vous une guerre civile ? J'admire les Thaïlandais d'avoir osé.

Tous, vous les politiques, parlez au nom des pauvres ? Savez-vous vraiment ce que c'est ? Vous décidez que les pauvres ne savent pas se prendre en main. C'est connu, nous sommes tous idiots sinon, comment expliquer que nous ne soyons que ça ?

Je sais bien que ma révolte et ma colère ne servent à rien mais c'est là que désormais se trouve ma dignité.

Ce courrier finira peut-être au fond d'une poubelle, tant pis, je n'aurais pourtant exprimé que peu de choses parmi toutes celles que j'aurais dû vous confier.

Je vous remercie au moins de la peine que vous aurez prise à me lire.

Je vous souhaite une bonne nouvelle année qui ne se lèvera pas sur des jours sombres et une perspective d'avenir noire de misère.

Avec tout mon respect, Monsieur le député.”

 

Il ne faut pas que cette lettre aille au panier, nous devons la diffuser massivement ! Elle doit réveiller nos esprits pour nous battre et faire infléchir la scandaleuse politique de Sarkozy et son gouvernement qui accentue journellement les souffrances des plus démunis.

SARKO DES BOIS VOLE L'ARGENT DES PAUVRES POUR DONNER AUX RICHES ! CELA NE PEUT PLUS DURER !

 

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02 février 2009

 

LETTRE A L'EX PREFET DE LA MANCHE PAR NAJAT VALLAUD-BELKACEM DU PS, MOTION E (L'ESPOIR A GAUCHE) :

Le samedi 31 janvier à l'Assemblée Nationale s'est déroulée la première réunion du courant  l'Espoir à gauche au sein du Parti Socialiste. Cette réunion a eu pour objectif de présenter le projet d'organisation de ce courant devant 350 militants présents et de faire un bilan sur la situation de la France après 18 mois du gouvernement Sarkozy. 

Vous pourrez trouver l'intégralité du contenu de cet après-midi sur le site en cliquant sur ce lien http://www.espoir-a-gauche.fr

d'Ores et déjà,  je vous transmets ci-dessous l'intervention deNajat Vallaud-Belkacem sous forme de lettre ouverte adressée à l'ex-préfet de la Manche.

Comme dit Najat : “cette vicitime expiatoire de ce qu'il reste en France de liberté, celle de siffler.”

 

« Monsieur le Préfet,

Je n'ai aucune peine à imaginer votre consternation ce soir devant tant d'injustice. Avez-vous eu seulement droit à une explication ? à un « casse toi pauv'con » peut être? je m'interroge : Christian Clavier ou un autre ami du Président aurait-il été de quelque manière gêné par les huées des enseignants de Saint Lô ?

Vous devez regarder avec tristesse et désolation cette République que vous avez servie. Je vous comprends si bien, elle ne ressemble plus guère à celle que nous aimons.

En êtes vous vraiment étonné ? j'en doute, mais votre devoir de réserve vous oblige depuis bien longtemps à ne pas commenter les abus de langage et les amalgames d'un Président assimilant jeunes des banlieues et racailles, immigration et égorgement des moutons, promotion de l'égalité et prévention de la délinquance…

Ne pas commenter non plus le soutien affiché aux statistiques ethniques à usage policier ou encore le très vichyste fichier Edwige

Ne pas commenter enfin ces propos nauséabonds tenus à Michel Onfray sur les explications génétiques de la pédophilie et du suicide des jeunes

« La France tu l'aimes ou tu la quittes » ! Voilà qu'on vous oblige aujourd'hui à quitter celle de Nicolas Sarkozy, n'en soyez pas désolé, il est parfois préférable de ne pas être, sans mauvais jeu de mot, du côté du manche.

Car, monsieur le Préfet, quelle politique servez vous depuis plus d'un an ? une politique réactionnaire, liberticide et profondément anti-humaniste, qui n'est l'héritage ni du gaullisme, ni du christianisme social, ni de l'humanisme libéral.

Songez-y, songez à cette obsession ethnique, à cette approche très « racialiste » de la politique de l'immigration. Une politique de restriction des droits des étrangers, de reniement du droit d'asile, de durcissement des conditions du regroupement familial, qui n'hésite pas à recourir aux tests ADN et à dire son intention de mettre en place des quotas par origine géographique. Une politique fondée sur la suspicion généralisée et récurrente envers les étrangers, sur un productivisme insensé des reconduites à la frontière. Et dire que Messieurs Hortefeux et Besson auraient voté Barack Obama…

Non, Monsieur le Préfet, ne regrettez rien !

Voyez le tour qu'est en train de prendre notre justice !

Aux attaques directes et habituelles de Nicolas Sarkozy contre l'institution, accusée de ne pas faire son travail et de trahir le peuple, a succédé un travail de sape et la promotion d'une justice du fait divers, de l'émotion, une justice rendue au nom des victimes et non plus au nom du peuple français, bref une justice qui venge… avec ses peines planchers, cette justice automatique à l'américaine, avec sa rétention de sûreté, véritable politique de prévention de la récidive par l'arbitraire, avec la suppression du juge d'instruction, avec la remise en cause de l'irresponsabilité pénale des malades mentaux ou de la majorité pénale à 16 ans…mais aussi, c'est vrai, pour les amis, la dépénalisation du droit des affaires !

Non, vraiment, monsieur le Préfet, ne regrettez rien !

Ne regrettez pas cette « caporalisation de la mémoire » et ce curieux regard du Président sur notre histoire, des bienfaits de la colonisation à cette France rêvée qui n'aurait « pas commis de crime contre l'humanité, ni cédé à la passion totalitaire ». Sans aucun doute la France n'a-t-elle pas à rougir de son histoire, mais à force de relire notre histoire sans honte, on fini par s'arranger avec la vérité. Or l'honneur de la République, c'est de regarder son passé tel qu'il a été.

Vous, Monsieur le Préfet, qui avez inscrit vos pas dans ceux de Jean Moulin et d'Erignac, ne regrettez rien !

Profitez en pour vous démarquer de cette conception de la laïcité « positive », une laïcité qui prend en réalité parti pour ceux qui croient contre ceux qui ne croient pas, qui prend parti pour les curés plutôt que pour les hussards noirs de la République, en prétendant qu'il n'est d'autre espérance que spirituelle, alors qu'au contraire la laïcité c'est d'abord la neutralité, l'égale liberté de conscience, le libre exercice du culte quelque soit la confession. Une laïcité si positive qu'elle ouvre discrètement la porte à la reconnaissance des sectes comme « des mouvements spirituels nouveaux » pour reprendre les mots exacts de celui qui n'était que candidat à l'Elysée lorsqu'il publia son ouvrage La république, les religions, l'espérance… Tout un programme…

Et que dire, monsieur le Préfet de notre diplomatie, celle d'un « vieux pays d'un vieux continent » ?

Voyez comme la diplomatie de la cécité a pris le pas sur la diplomatie des droits de l'homme, on visite nos vieux complices comme Omar Bongo au pouvoir depuis 1967. On accueille nos nouveaux amis comme Kadhafi, on baisse les yeux devant les puissants russes ou chinois… On s'aligne sur W. BUSCH, au point d'envisager de rejoindre le commandement intégré de l'OTAN ou de renforcer notre engagement militaire en Afghanistan sans consulter la représentation nationale…

Enfin on plaide pour le partenariat avec l'Afrique, mais on joue les Tintin au Congo en déclarant à Dakar : « l'homme africain n'est pas assez entré dans l'Histoire (…). Jamais il ne s'élance vers l'avenir (…) Dans cet univers où la nature commande tout, l'homme reste immobile au milieu d'un ordre immuable où tout est écrit d'avance. (…) Il n'y a de place ni pour l'aventure humaine, ni pour l'idée de progrès. » Consternant, le rapporteur spécial de l'ONU sur les droits de l'homme dirait « raciste » !

Que dire pour finir, monsieur le Préfet de cette mise au pas des médias, du limogeage d'Alain Genestar à la nomination par le Président de la République du dirigeant de France télévision. Que dire de ce grand bond en arrière ! du retour de Pimprenelle et Nicolas (Sarkozy) tous les soirs à l'ORTF pour nous endormir !

Que dire de la remise en cause du comité national d'éthique ? du droit de grève ? du droit d'amendement des parlementaires ?

Et tout cela invariablement au nom du pragmatisme ! Mais le pragmatisme érigé en idéologie, ce n'est rien d'autre que le renoncement aux valeurs.

Monsieur le Préfet que pouvez vous regretter ?

Quelques sifflets à l'adresse d'un nouveau Bonaparte, à l'adresse d'un « troisième en pire », vous auront coûté votre poste. Goethe préférait « une petite injustice à un grand désordre », Nicolas Sarkozy aura préféré une grande injustice à un petit désordre, mais au fond il n'y a que les petits hommes pour craindre les petits cris.

Cette lettre ouverte nous décrit parfaitement l'état désastreux de notre pays après 18 mois de Sarkozie, nos valeurs républicaines sont bel et bien en danger !

Maryvonne

 

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30 janvier 2009

 

JOUR J : TOUS DANS LA RUE POUR EXIGER DES MESURES EFFICACES AU GOUVERNEMENT POUR LUTTER CONTRE LA CRISE ECONOMIQUE ET SOCIALE :

- défendre l'emploi privé et public,
- lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales,
- exiger des politiques de rémunérations qui assurent le maintien du
pouvoir d'achat des salariés, des chômeurs et des retraités et
réduisent les inégalités,
- défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale,
- des services publics de qualité qui assurent en particulier tout leur
rôle de réponse aux besoins sociaux et de solidarité. 

Bonjour à toutes et à tous,

Pour
celles et ceux qui souhaitent participer à la manifestation de ce jour
en s'intégrant au groupe Désirs d'avenir et  au groupe Parti socialiste
je vous transmets ci-dessous toutes les infos concernant les points de
rendez-vous et quelques infos pratiques.

En ce qui me concerne je rejoins le groupe Désirs d'Avenir à l'entrée du jardin des plantes, j'y serai à 12h30

A Paris la
manifestation est donc à 14h départ Place de la Bastille.


Pour les DESIRS D'AVENIR : rassemblement à
Austerlitz, à l'entrée du Jardin des Plantes vers 12h30-13h.

Cela permettra de nous rencontrer, de nous connaître, de pouvoir
échanger entre militants.

Il y a des commerces de
restauration rapide à Austerlitz.

puis nous
traverserons la Seine vers 13h30 pour rejoindre la Bastille en longeant
le port de plaisance de l'Arsenal  c'est à moins d'un kilomètre, donc 1/4 d'heure.

Le point de rassemblement du Parti Socialiste est à partir de 13h30 : (pas d'étiquettes quelque soient au nom du PS…)

2, boulevard du Temple 11ème
devant le Cirque d'Hiver
Métro Filles du Calvaire ou Oberkampf

Le PS attendra donc que la manifestation arrive.

Chacun(e) des Membres de  Désirs d'Avenir fera alors ce qui lui plaît : au-dedans du groupe PS, un peu à la marge, à côté ou ailleurs…

Cela étant, les recommandations officielles sont “UNITE”


En espérant avoir le plaisir de vous retrouver cet après-midi, je vous souhaite une très bonne matinée.

Bien amicalement


Maryvonne


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 25 janvier 2009

 

MOUVEMENT SOCIAL NATIONAL INTERSYNDICAL DU 29 JANVIER 2009 SOUTENU PAR 69 % DES FRANCAIS :

 

Selon l'article paru dans Libé ce matin, près de 70% des Français soutiennent ou «ont de la sympathie» pour la journée de grèves et de manifestations du 29 janvier à l'appel de l'ensemble des syndicats, selon un sondage CSA pour Le Parisien/Aujourd'hui en France à paraître dimanche.

Interrogées sur leur “attitude à l'égard de cette journée d'actions” organisée “afin d'exiger notamment des mesures pour la sauvegarde de l'emploi et la hausse du pouvoir d'achat”, 46% des personnes interrogées ont dit la “soutenir” et 23% “avoir de la sympathie” pour elle, soit 69% d'opinions positives.

Le sondage compare ces 69% de “soutien/sympathie” pour la journée du 29 janvier à un taux moyen de 65% de “soutien/sympathie” observé depuis 1995 à l'égard de “l'ensemble des mouvements sociaux”……….

Vous pouvez connaître les résultats globaux de ce sondage en cliquant sur ce lien : www.liberation.fr/societe/0101314478-69-des-francais-soutiennent-la-greve-de-jeudi-prochain  

 

MOBILISONS-NOUS DANS LA RUE LE 29 JANVIER ET DONNONS  UN AVERTISSEMENT IMPORTANT AU GOUVERNEMENT ACTUEL QUI REFUSE D'ENTENDRE LE DESARROI DE MILLIERS DE FRANCAIS QUI PERDENT LEUR EMPLOI, QUI ONT LEUR POUVOIR D'ACHAT EN FORTE REGRESSION, QUI N'ONT PLUS DE LOGEMENT ALORS QUE LES PLUS NANTIS BENEFICIENT DU PAQUET FISCAL, QUE LES BANQUES SONT RENFLOUES AVEC NOS IMPOTS SANS CONTREPARTIE…….

STOP LA REGRESSION SOCIALE ET AUX ECARTS QUI SE CREUSENT ENTRE LES REVENUS DE LA “FRANCE D'EN BAS ET LA FRANCE D'EN HAUT” !

N. SARKOZY DOIT TENIR SES PROMESSES :

.… Je serai le Président du pouvoir d'achat….

…. Je serai le Président de tous les Français….

 

  Maryvonne

 

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24 janvier 2009

 

INTERVIEW DE SEGOLENE ROYAL  DANS LE PARISIEN DE CE MATIN :

LIEN INTERNET où vous pourrez trouver l'intégralité de l'article : www.leparisien.fr/politique/royal-n-est-pas-candidate-aux-europeennes-24-01-2009-385454.php

 

EXTRAITS DE L'INTERVIEW :

Le Parisien : Vous étiez la seule personnalité politique française présente à l'investiture de Barack Obama. Que vous a apporté ce voyage ?

S. Royal : La force que dégage la réconciliation d'un pays avec lui-même…..

Le Parisien : Nicolas Sarkozy a estimé, qu'en temps de crise, le faste de cette investiture était peut-être un peu déplacé…

S. Royal  : La dignité, la sobriété et l'élégance de l'investiture de Barack Obama n'ont aucun point commun avec la soirée au Fouquet's…

Le Parisien : Pendant que vous étiez aux Etats-Unis, le PS a présenté son contre-plan de relance à la crise. Comment le jugez-vous ?

S. Royal : Les propositions sont nécessaires, car les mesures de Nicolas Sarkozy sont trop faibles…

Le Parisien : Le contre-plan, présenté par Martine Aubry, est-il à la hauteur ?

S. Royal : Il a le mérite d'exister, mais il faut aller plus loin avec un volet sur la croissance écologique et sur la réforme fiscale. Il faut une modification structurelle de la façon de produire, de consommer. J'ai envoyé, il y a quinze jours, des propositions à la direction du PS, avec des actions concrètes sur la croissance verte, et je n'ai pas retrouvé cela dans le plan. J'espère qu'il y aura une deuxième étape…

Le Parisien : L'eurodéputé Vincent Peillon affirme que vos proches ont été consultés pour ce plan, François Rebsamen dit le contraire. Qui faut-il croire ?

S. Royal : Il y a une façon très simple de faciliter la consultation de tous, c'est que Martine Aubry fasse ce que je lui ai demandé à la fin du congrès et qu'elle a refusé : intégrer les 50 % du parti que je représente, avec de nombreux responsables politiques de talent, dans la direction. Les Français et les militants attendent que nous soyons unis et que nous jouions collectif. Je suis toujours prête à prendre une responsabilité dans le parti. Je peux m'occuper de l'international par exempleComme ça, on ne me reprochera plus de me déplacer de ma propre initiative…

Le Parisien : Plan anticrise, farouche opposition à l'Assemblée, motion de censure : le PS est à l'offensive ?

S. Royal : Oui, mais attention à l'image que l'on donne. Les Français n'ont pas envie que les gens se disputent. Ils souhaitent que les responsables politiques fassent converger leur énergie. Dans le contexte actuel, les provocations de la droite sont irresponsables. Je comprends d'autant plus la colère des députés PS qu'ils étaient prêts à discuter. Le risque, c'est la surenchère et que les Français renvoient dos à dos la droite et la gauche dans ce spectacle.

Le Parisien : Dans moins de cinq mois ont lieu les élections européennes. Vous engagerez-vous ?

S. Royal : Comme toujours, je suis disponible pour faire campagne et défendre des idées…

Le Parisien : Serez-vous candidate ?

S. Royal : Bien que très sollicitée, je ne l'envisage pas. Je préfère le mandat de présidente de région et je veux garder du temps pour approfondir la recherche d'idées neuves pour la gauche du XXI e siècle.

Le Parisien : Hier matin, le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, s'est dit « scandalisé sur la violation de présomption d'innocence » dans l'affaire Julien Dray.

S. Royal : Julien Dray a droit à la présomption d'innocence. Comment, par exemple, un journal peut-il publier un document interne (NDLR : le rapport Tracfin) ? C'est choquant. Il faut respecter le droit des personnes.

Le Parisien : Vous lui renouvelez votre amitié ?

S. Royal : Bien sûr. On a dit de moi que je l'avais lâché. Ce n'est pas le cas. Simplement, je ne peux rien dire de plus, car je n'ai pas d'informations.

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23 janvier 2009

 

CHANGER DE MODELE ECONOMIQUE : DU LOCAL AU GLOBAL PAR SEGOLENE ROYAL :

 

Je vous transmets ci-dessous le courrier reçu ce soir de Ségolène Royal  nous faisons part du plan d'actions mis en place dans sa région pour changer de modèle économique.

Elle nous fait également part de son déplacement  d'étude à Bélem au Brésil pour participer au forum social mondial suite à l'invitation du Recteur de l'Université de Belém. (précision de sa part afin d'éviter toute polémique inutile : son déplacement est financé sur fonds privés et personnels, en clair ni par la Région Poitou-Charentes, ni par Désirs d'Avenir……)

Chères amies, chers amis,

Aujourd'hui, j'ai présidé, à la Maison de la région Poitou-Charentes, une conférence sociale réunissant les entreprises et les salariés (et leurs organisations syndicales et professionnelles), ainsi que les acteurs de l'économie sociale et des représentants des comités d'entreprises.

Nous avons adopté un plan d'actions dans le cadre de cinq priorités (pour consulter le détail, rendez-vous sur le site de la Région) :

  • Soutien à l'activité économique avec 83 millions d'euros d'investissement en Région et 50 millions pour le financement des entreprises ;
  • Création de 4 700 stages de formation et la création de 300 emplois pour ceux qui en ont le plus besoin ;
  • Mise en place d'aides à la mise en œuvre de véhicules à un euro par jour pour les salariés d'entreprises volontaires de la région, ainsi que pour les stagiaires de la formation professionnelle, avec 2 000 premiers bénéficiaires dès 2009 ;
  • Renforcement du dialogue social par une aide aux comités d'entreprise des sites industriels en difficulté économique et la création de comité de bassins d'emplois ;
  • Soutien aux filières qui innovent et s'engagent dans le développement de la croissance verte pour créer les emplois de demain (filière bois, filière sur l'énergie renouvelable avec le plan photovoltaïque, la filière de l'agriculture biologique, l'écotourisme).


Dès demain, j'irai sur le terrain constater la bonne mise en œuvre de ces efforts de la Région en faveur de l'emploi, en me rendant à Parthenay dans les Deux-Sèvres. Après une rencontre avec les petits producteurs agricoles sur le marché, je rendrai visite à des créateurs d'entreprises grâce aux Bourses régionales Désir d'entreprendre.

Dans le même esprit, je présiderai lundi la Commission permanente du Conseil Régional qui sera consacrée au développement de l'apprentissage, à la création du service public régional de la formation professionnelle et à la mise en œuvre de l'ambitieux plan régional de développement du photovoltaïque.

Cet engagement de la puissance publique au niveau régional est indispensable mais ne suffit pas. La crise économique et financière que nous traversons nécessite une réflexion globale sur le système capitaliste tel qu'il fonctionne - ou plutôt dysfonctionne.

C'est le sens du déplacement d'étude à Belém au Brésil que je vais effectuer de mercredi à lundi pour participer au Forum social mondial, à l'invitation du Recteur de l'Université de Belém (ce déplacement est financé sur fonds privés et personnels, c'est-à-dire ni par la région Poitou-Charentes ni par Désirs d'avenir).

Depuis le premier Forum social mondial à Porto Alegre en 2001, la réflexion sur un autre monde possible est impérative. J'ai d'ailleurs accueilli dans ma Région, à deux reprises, les universités d'été d'Attac parce que je crois salutaires ces débats et ces échanges dont les militants altermondialistes ont pris l'initiative contre la pensée dominante il y a une dizaine d'années et aujourd'hui en déroute.

J'ai toujours été et je suis plus que jamais convaincue qu'on ne peut pas rebâtir une proposition alternative et crédible aux désordres actuels du monde sans être à l'écoute de tous ceux, sans exception, et en particulier des militants, des associations, des citoyens qui s'engagent sur le terrain, qui résistent à la folle logique du profit à tout prix, qui inventent d'autres façons de poser les bonnes questions et d'autres façons de faire.

La 8ème édition du Forum Social qui se tient à Belém revêt une importance particulière, non seulement parce cette grande rencontre revient dans le pays fondateur qui lui donna son impulsion originelle, mais également parce que l'état du monde (en proie à une crise financière, économique, sociale, écologique, politique, morale…) témoigne dramatiquement de l'échec des politiques ultra-libérales et de l'idéologie qui fut celle de la révolution conservatrice dont on voit aujourd'hui les dégâts planétaires.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Un cycle se clôt
 

A nous de faire que celui qui s'ouvre, au-delà des promesses sans lendemain de moralisation superficielle, remette réellement les choses d'aplomb en redonnant aux citoyens un vrai pouvoir de décision sur le destin collectif.

Le Brésil et le travail conduit par le président Lula permettront, sur place, d'approfondir deux idées :

  • C'est un laboratoire de pratiques politiques innovantes (dont le Budget participatif créé à Porto Alegre, très largement mis en pratique dans tout le pays, et que j'ai repris en Poitou-Charentes au travers du Budget participatif des lycées) dont certaines peuvent être reprises en France.
  • C'est un grand pays, non pas émergent mais émergé, qui comptera de plus en plus dans les nouveaux équilibres du monde.


Plusieurs sujets abordés par le Forum social de Belém seront, à mes yeux, majeurs :

  • La crise alimentaire ;
  • Les biens publics dont l'accès libre doit être garanti à tous (l'eau, la culture, l'éducation, le net, etc.) avec, entre autres, le problème du brevetage du vivant ;
  • La lutte contre l'esclavage moderne avec une charte d'engagement signée par quatre états brésiliens dont le Para, la région dont Belém est la capitale, qui en détient le triste record (notamment dans les grandes propriétés agricoles) ;
  • La situation et l'avenir de l'Amazonie (une journée lui sera dédiée) au travers de trois dimensions : le changement climatique, la biodiversité et le respect des peuples indiens.


Tous ces sujets sont un concentré des grandes questions de la mondialisation marchande et du productivisme court-termiste à l'opposé d'un développement respectueux des équilibres écologiques.

Et puis, enfin et toujours, la démocratie participative sera au cœur du Forum : de l'élaboration des décisions (”partager les décisions pour prendre les bonnes”, disons-nous en Poitou-Charentes) au contrôle citoyen de l'application des politiques publiques (rendre des comptes). Je suis d'ailleurs fière que le travail de la Région Poitou-Charentes sur la démocratie participative ait été labellisé dans le cadre de « 2009 année de la France au Brésil » par le comité franco-brésilien d'organisation.

Voilà en quelques mots les raisons de mon déplacement d'étude au Forum social mondial de Belém.

Mais je vous rendrai compte bien sûr au fur et à mesure les débats qui s'y tiendront et les entretiens que j'y aurai (à commencer, dès mon arrivée, par un rendez-vous avec le président du Parti des travailleurs du brésil, Ricardo José Ribeiro Berzoini).

Cordialement,


Ségolène Royal

 

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DERNIER MESSAGE DE SEGOLENE ROYAL DE SON DEPLACEMENT A WASHINGTON RECU HIER SOIR :

 

 ”Mon voyage en Amérique s'est achevé aujourd'hui. Une nouvelle ère a débuté, le changement est en marche. Barack Obama a pris une décision symbolique, la première : comme il l'avait promis, la prison de Guantanamo sera fermée d'ici un an. L'Amérique est fière à nouveau, fière du visage qu'elle offre au monde.

En quittant Washington, en dialoguant à l'aéroport avec des Américains, je sens une confiance nouvelle, dénuée d'arrogance. Je mesure la force tranquille que donne la volonté de renouer avec un destin collectif. Un pays divisé est un pays affaibli, nerveux, aux aguets, perméable aux tentations violentes. Un pays uni est fort, capable de surmonter les épreuves sans chercher à en imposer aux autres.

Les réunions de travail que j'ai eues mercredi m'ont confirmé la volonté de changement et de résultats des nouvelles équipes en place. Au Sénat, je me suis entretenu avec Amy Klobuchar, une jeune sénatrice du Minnesota, étoile montante du Parti démocrate et spécialiste des questions environnementales. Signe encourageant, elle souhaite qu'à Copenhague l'année prochaine, un accord soit enfin signé par tous les grands pays émetteurs de gaz à effet de serre, au premier rang desquels les Etats-Unis et la Chine.

Elle s'est montrée par ailleurs confiante sur les chances de bonne entente et de coopération entre la Maison blanche et le Sénat, tout accord international de cette envergure devant être ratifié par la « Chambre des Etats ». Le fait que Barack Obama et Joe Biden en soient issus (pour la première fois depuis l'époque Kennedy/Johnson) explique cet optimisme.

Nous avons évoqué les réticences de l'industrie automobile américaine à changer ses habitudes. La demande  a évolué, les familles durement touchées par la crise préfèrent désormais des voitures plus économes en carburant. Mais l'offre américaine n'a pas su s'adapter,  avec pour conséquence la crise majeure que traversent des géants comme General Motors.

Pour toutes les entreprises automobiles qui cherchent à modifier leurs gammes de voitures en faveur de plus petites cylindrées, Amy Klobuchar propose de mettre en place, à titre transitoire, des compensations financières. Idée pertinente  à étudier  : la relance de l'économie et l'avènement d'un nouveau modèle de développement respectueux de l'environnement sont plus que jamais liés.

Au Congrès, j'ai eu également une réunion avec James Oberstar, président de la Commission des Transports à la Chambre des Représentants. Personnage très chaleureux, James Oberstar est par ailleurs francophile. Il m'a remis en détail la partie « investissement » du plan de relance, Etat par Etat, dépense par dépense.

Le montant global du plan Obama est de 800 milliards de dollars sur deux ans, soit 3% du PIB chaque année. Le stimulus sur l'économie américaine est considérable, grâce notamment à un crédit d'impôt de 1000 dollars par an qui touchera 150 millions d'Américains. 85 milliards de dollars concernent les seuls investissements en infrastructures, avec un volet environnemental important :

* 30,25 milliards pour les autoroutes et les ponts (l'engorgement du trafic conduisant à une hausse très importante de la quantité d'essence consommée) ;

* 12 pour les transports en commun ;

* 5 pour les voies ferroviaires ;

* 5,25 pour l'aviation ;

* 14,275 pour les infrastructures vertes (assainissement de l'eau par exemple) ;

* 7 pour l'ingénierie des corps d'armée américaine ;

* 10 milliards pour les constructions fédérales ;

* 400 millions consacrés à l'administration du développement économique ;

* 734 millions pour les gardes-côtes ;

* 55 millions pour l'administration maritime ;

* 45 millions pour le Saint-Laurent.

C'est donc un programme de modernisation sans précédent depuis le New Deal de Roosevelt en 1932 qui sera adopté dans les prochains jours. Peut-être pourra-t-il servir à acheter les TGV qui font si cruellement défaut aux Etats-Unis ! James Obestar soulignant le besoin d'équipements en trains à grande vitesse, je lui ai en tout cas suggéré d'acheter la technologie française développée par Alstom !

A la FED, la banque centrale américaine, j'ai eu un entretien avec le Gouverneur Warsh, un des quatre membres du Board. Entretien d'une grande franchise, révélateur d'un changement d'état d'esprit. Interrogé sur l'origine de la crise financière, le gouverneur a eu des mots durs à l'égard des institutions chargées de la régulation financière, parlant même de « paresse »  et de « complaisance ».  Lucidité salutaire, qui devrait rendre possible de nouvelles pratiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

La journée de mercredi, consacrée aux problèmes financiers, économiques et environnementaux s'est achevée par un déplacement au Lincoln Memorial. Pour Barack Obama, Abraham Lincoln est le président capital de l'histoire américaine : c'est lui qui a eu le courage d'abolir l'esclavage le 1er janvier 1863 ; lui aussi qui a eu la force d'âme de prôner sans relâche l'unité de la nation.

Au centre de ce lieu de mémoire trône la statue majestueuse de Lincoln, devant laquelle Martin Luther King prononça en 1963 son célèbre « I have a dream ». Et à côté, gravée dans le marbre, l'adresse qu'il prononça à Gettysburg, avec cette formule lapidaire qui offre la plus belle définition de la démocratie : « Un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ».

Ségolène Royal

 

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21 Janvier 2009

 

MESSAGE RECU CE SOIR DE SEGOLENE ROYAL QUANT  A SES DECLARATIONS SUR “LA CAMPAGNE DE BARACK OBAMA QU'ELLE AURAIT INSPIREE”:

Chères amies, chers amis,

Je viens de prendre connaissance des commentaires moqueurs sur les radios, ce matin, au sujet d'une de mes déclarations sur la campagne de Barack Obama, que j'aurais « inspirée ».

Je comprends que cette phrase ait pu surprendre ceux qui, à distance, n'avaient ni le son ni l'image : « Son ego est devenu totalement démesuré ! », se sont-il dit…

Alors, quelques précisions pour les rassurer.
Après une conférence de presse centrée sur le moment historique que nous vivions, moment auquel je participe au milieu du peuple américain, en toute humilité et sans protocole, c'est à une question amicalement provocatrice d'un des journalistes que j'ai répondu de façon humoristique ! Intention bien comprise par l'AFP, comme on peut le voir sur la vidéo de l'interview et comme en atteste la dépêche*.

Sur la campagne et l'utilisation d'Internet, c'est sans doute nous qui aurons à nous inspirer de Barack Obama, et peut-être même, ici ou là, à le « copier ».

La force de l'événement vécu ici et dans le monde m'a impressionnée… mais pas au point de perdre la lucidité !

Il y a bien d'autres événements majeurs à vivre… Comme, par exemple, cette interview très symbolique de Colin Powell sur CNN et je voudrais vous en dire quelques mots. Car elle est révélatrice du nouveau climat politique américain.

Dans cette interview, Colin Powell, ancien chef d'état-major interarmées et ancien secrétaire d'Etat de George W. Bush, a répondu sans détour sur la question de la perte de leadership moral des Etats-Unis, conséquence de la politique étrangère menée après 2001 (souvent contre l'avis de Colin Powell lui-même).

Il a reconnu dans une interview très forte, et avec beaucoup de calme que nombre de décisions de l'administration Bush avaient miné la position des Etats-Unis et décrédibilisé leur parole et leur influence dans le monde : l'invasion de l'Irak, les entraves aux droits de l'Homme à Guantanamo ou Abou Ghraib, les enlèvements secrets de personnes suspectées de terrorisme, leur internement secret et leurs tortures dans des prisons hors du territoire américain.

Il a salué la phrase du nouveau président Barack Obama selon laquelle « la sécurité de la nation ne pouvait pas être assurée aux dépends des libertés. »

Il a beaucoup insisté sur l'influence positive du trajet personnel de Barack Obama sur la jeunesse noire en particulier.

Dans un troisième temps, il a salué l'invitation lancée à John McCain de dîner avec les Obama la veille de l'investiture. Il a salué l'élégance du geste et de la réponse du challenger battu.

Colin Powell y a vu le signe de ce bipartisme dont l'Amérique et son président auront tant besoin pour vaincre la crise, intérieure et extérieure. D'ailleurs, les décisions que Barack Obama a prises dès aujourd'hui en sont le signe. D'une part, l'arrêt immédiat des interrogatoires musclés à Guantanamo. D'autre part, il a réuni les chefs d'état-major pour parler de l'Irak et de l'Afghanistan. Enfin, il a réuni ses conseils économiques pour continuer la mise au point, par le dialogue avec le Congrès, du plan de lutte contre la crise économique et financière.

J'observe que la crise est venue des Etats-Unis et de leur système de surendettement des ménages destiné à compenser les bas salaires.

Espérons que ce changement de politique américaine permettra l'émergence d'une gouvernance mondiale avec des règles où la finance sera au service de l'économie et l'économie au service de l'humain.

Cordialement,

Ségolène Royal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


* Vous pouvez lire ci-dessous la dépêche AFP, publiée après la conférence de presse de Ségolène Royal le 19 janvier à Washington

“A Washington, Royal retrouve “beaucoup de ses convictions” chez Obama
 

WASHINGTON (AFP) - L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle française, Ségolène Royal, a déclaré lundi à Washington retrouver “beaucoup des convictions” qui sont les siennes chez Barack Obama, dont elle a prévu d'assister à l'investiture de 44e président des Etats-Unis.

“Ce que je trouve formidable dans le discours et la démarche de Barack Obama, c'est à la fois la volonté d'unité et l'idée que chaque citoyen peut participer, doit contribuer à rechercher les solutions du futur”, a déclaré Mme Royal lors d'une conférence de presse.

“C'est aussi l'idée que les solidarités et la justice sont des idées-clés de l'émergence d'un nouveau modèle de société”, a-t-elle poursuivi. “Donc, je retrouve beaucoup de convictions qui sont les miennes et qui, je pense, vont permettre au monde d'avancer vers la paix, la sécurité et la justice”.

Mme Royal, qui doit assister mardi à la cérémonie d'investiture du premier président noir des Etats-Unis, a dit vouloir “partager avec le peuple américain un moment historique exceptionnel”.

“Il y a un espoir formidable que la nouvelle Amérique, Barack Obama, puisse engager les Etats-Unis d'Amérique vers des solutions qui répondent à la crise” mondiale, a observé la présidente de la région Poitou-Charentes.

“Ce que nous devons chercher ensemble, c'est un nouveau modèle de société, comment on répond à la crise du capitalisme”, a-t-elle estimé.

Mme Royal devait être reçue mercredi par le président de la commission des Transports de la Chambre des représentants, James Oberstar, et par un des gouverneurs de la Réserve fédérale, la banque centrale des Etats-Unis.”

 

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DISCOURS D'INVESTITURE DE BARACK HUSSEIN OBAMA :

Je ne résiste pas au désir de vous publier ci-dessous la traduction du magnifique discours de B. OBAMA. J'espère que nous aurons bientôt le bonheur de vivre en FRANCE ce grand mouvement d' ESPOIR et de FRATERNITE HUMAINE qui s'est levé aux Etats Unis.

Discours de B. Obama

Chers compatriotes

Je suis ici devant vous aujourd'hui empli d'un sentiment d'humilité face à la tâche qui nous attend, reconnaissant pour la confiance que vous m'avez témoignée et conscient des sacrifices consentis par nos ancêtres.

Je remercie le président Bush pour ses services rendus à la nation ainsi que pour la générosité et la coopération dont il a fait preuve tout au long de cette passation de pouvoirs.

Quarante-quatre Américains ont maintenant prêté le serment présidentiel. Ils l'ont fait alors que gonflait la houle de la prospérité sur les eaux calmes de la paix. Mais il arrive de temps à autre que ce serment soit prononcé alors que s'accumulent les nuages et que gronde la tempête.

Dans ces moments, l'Amérique a gardé le cap, non seulement en raison de l'habileté ou de la vision de ses dirigeants, mais aussi parce que Nous le Peuple, sommes demeurés fidèles aux idéaux de nos ancêtres et à notre constitution.

Ainsi en a-t-il toujours été. Ainsi doit-il en être pour la présente génération d'Américains.
Nul n'ignore que nous sommes au beau milieu d'une crise. Notre nation est en guerre contre un vaste réseau de violence et de haine. Notre économie est gravement affaiblie, conséquence de la cupidité et de l'irresponsabilité de certains, mais aussi de notre échec collectif à faire des choix difficiles et à préparer la nation à une nouvelle ère. Des gens ont perdu leur maison ou leur emploi, des entreprises ont dû fermer leurs portes. Notre système de santé coûte trop cher. Nos écoles laissent tomber trop d'enfants et chaque jour apporte de nouvelles preuves que la façon dont nous utilisons l'énergie renforce nos adversaires et menace notre planète.

Ce sont les signes de la crise en termes statistiques. Mais, si elle n'est pas aussi tangible, la perte de confiance dans tout le pays n'en est pas moins profonde, nourrie de la crainte tenace que le déclin de l'Amérique soit inévitable et que la prochaine génération doive diminuer ses ambitions.

Je vous dis aujourd'hui que les défis auxquels nous faisons face sont réels. Ils sont importants et nombreux. Nous ne pourrons les relever facilement ni rapidement. Mais, sache le, Amérique, nous le relèverons.

En ce jour, nous sommes réunis car nous avons préféré l'espoir à la peur, la volonté d'agir en commun au conflit et à la discorde.

En ce jour nous proclamons la fin des doléances mesquines et des fausses promesses, des récriminations et des dogmes éculés qui ont pendant trop longtemps étouffé notre vie politique.

Nous demeurons une jeune nation. Mais pour reprendre les mots de la Bible, le temps est venu de se défaire des enfantillages. Le temps est venu de réaffirmer la force de notre caractère, de choisir la meilleure part de notre histoire, de porter ce précieux don, cette noble idée transmise de génération en génération: la promesse de Dieu que nous sommes tous égaux, tous libres et que nous méritons tous la chance de prétendre à une pleine mesure de bonheur.

Nous réaffirmons la grandeur de notre nation en sachant que la grandeur n'est jamais donnée mais se mérite. Dans notre périple nous n'avons jamais emprunté de raccourcis et ne nous sommes jamais contentés de peu. Cela n'a jamais été un parcours pour les craintifs, ceux qui préfèrent les loisirs au travail ou ne recherchent que la richesse ou la célébrité.

Au contraire, ce sont plutôt ceux qui ont pris des risques, qui ont agi et réalisé des choses - certains connus, mais le plus souvent des hommes et des femmes anonymes - qui nous ont permis de gravir le long et rude chemin vers la prospérité et la liberté.

Pour nous, ils ont rassemblé leurs maigres possessions et traversé des océans en quête d'une vie nouvelle.
Pour nous, ils ont trimé dans des ateliers de misère et colonisé l'Ouest. Ils ont connu la morsure du fouet et la dureté du labeur de la terre.

Pour nous, ils se sont battus et sont morts dans des lieux comme Concord et Gettysburg, en Normandie ou à Khe-Sanh.

A maintes reprises ces hommes et ces femmes se sont battus, se sont sacrifiés, ont travaillé à s'en user les mains afin que nous puissions mener une vie meilleure. Ils voyaient en l'Amérique quelque chose de plus grand que la somme de leurs ambitions personnelles, que toutes les différences dues à la naissance, la richesse ou l'appartenance à une faction.

C'est la voie que nous poursuivons aujourd'hui. Nous demeurons la nation la plus prospère, la plus puissante de la Terre. Nos travailleurs ne sont pas moins productifs qu'au début de la crise. Nos esprits ne sont pas moins inventifs, nos biens et services pas moins demandés que la semaine dernière, le mois dernier ou l'an dernier. Nos capacités demeurent intactes. Mais il est bien fini le temps de l'immobilisme, de la protection d'intérêts étroits et du report des décisions désagréables.

A partir d'aujourd'hui, nous devons nous relever, nous épousseter et reprendre la tâche de la refondation de l'Amérique.

Où que nous regardions, il y a du travail. L'état de l'économie réclame des gestes audacieux et rapides. Et nous agirons - non seulement pour créer de nouveaux emplois mais pour jeter les fondations d'une nouvelle croissance. Nous allons construire les routes et les ponts, les réseaux électriques et numériques qui alimentent notre commerce et nous unissent.

Nous redonnerons à la science la place qu'elle mérite et utiliserons les merveilles de la technologie pour accroître la qualité des soins de santé et diminuer leur coût.
Nous dompterons le soleil, le vent et le sol pour faire avancer nos automobiles et tourner nos usines. Nous transformerons nos écoles et nos universités pour répondre aux exigences d'une ère nouvelle. Nous pouvons faire tout cela et nous le ferons.

Cela dit, il y a des gens pour s'interroger sur l'ampleur de nos ambitions, et suggérer que notre système n'est pas capable de faire face à trop de grands projets à la fois. Ils ont la mémoire courte. Ils ont oublié ce que ce pays a déjà accompli, ce que des hommes et des femmes libres peuvent réaliser quand l'imagination sert un objectif commun et que le courage s'allie à la nécessité.

Ce que les cyniques ne peuvent pas comprendre, c'est que le sol s'est dérobé sous leurs pieds et que les arguments politiques rancis auxquels nous avons eu droit depuis si longtemps, ne valent plus rien. La question aujourd'hui n'est pas de savoir si notre gouvernement est trop gros ou trop petit, mais s'il fonctionne - s'il aide les familles à trouver des emplois avec un salaire décent, à accéder à des soins qu'ils peuvent se permettre et à une retraite digne. Là où la réponse à cette question est oui, nous continuerons. Là où la réponse est non, nous mettrons un terme à des programmes.

Et ceux d'entre nous qui gèrent les deniers publics seront tenus de dépenser avec sagesse, de changer les mauvaises habitudes, de gérer en pleine lumière - c'est seulement ainsi que nous pourrons restaurer l'indispensable confiance entre un peuple et son gouvernement.

La question n'est pas non plus de savoir si le marché est une force du bien ou du mal. Sa capacité à générer de la richesse et à étendre la liberté est sans égale. Mais cette crise nous a rappelé que sans surveillance, le marché peut devenir incontrôlable, et qu'une nation ne peut prospérer longtemps si elle ne favorise que les plus nantis. Le succès de notre économie n'est pas uniquement fonction de la taille de notre produit intérieur brut. Il dépend aussi de l'étendue de notre prospérité, de notre capacité à donner une chance à ceux qui le veulent - non par charité mais parce que c'est la meilleure voie vers le bien commun.

En ce qui concerne notre défense à tous, nous rejetons l'idée qu'il faille faire un choix entre notre sécurité et nos idéaux. Nos Pères fondateurs, face à des périls que nous ne pouvons que difficilement imaginer, ont mis au point une charte pour assurer la prééminence de la loi et les droits de l'Homme, une charte prolongée par le sang de générations. Ces idéaux éclairent toujours le monde, et nous ne les abandonnerons pas par commodité. A tous les peuples et les gouvernants qui nous regardent aujourd'hui, depuis les plus grandes capitales jusqu'au petit village où mon père est né, sachez que l'Amérique est l'amie de chaque pays et de chaque homme, femme et enfant qui recherche un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts à nouveau à jouer notre rôle dirigeant.
Rappelez-vous que les précédentes générations ont fait face au fascisme et au communisme pas seulement avec des missiles et des chars, mais avec des alliances solides et des convictions durables. Elles ont compris que notre puissance ne suffit pas à elle seule à nous protéger et qu'elle ne nous permet pas d'agir à notre guise. Au lieu de cela, elles ont compris que notre puissance croît lorsqu'on en use prudemment; que notre sécurité découle de la justesse de notre cause, la force de notre exemple et des qualités modératrices de l'humilité et de la retenue.

Nous sommes les gardiens de cet héritage. Une fois de plus guidés par ces principes, nous pouvons répondre à ces nouvelles menaces qui demandent un effort encore plus grand, une coopération et une compréhension plus grande entre les pays.

Nous allons commencer à laisser l'Irak à son peuple de façon responsable et forger une paix durement gagnée en Afghanistan. Avec de vieux amis et d'anciens ennemis, nous allons travailler inlassablement pour réduire la menace nucléaire et faire reculer le spectre du réchauffement de la planète.

Nous n'allons pas nous excuser pour notre façon de vivre, ni hésiter à la défendre, et pour ceux qui veulent faire avancer leurs objectifs en créant la terreur et en massacrant des innocents, nous vous disons maintenant que notre résolution est plus forte et ne peut pas être brisée; vous ne pouvez pas nous survivre et nous vous vaincrons.

Nous savons que notre héritage multiple est une force, pas une faiblesse. Nous sommes un pays de chrétiens et de musulmans, de juifs et d'hindous, et d'athées. Nous avons été formés par chaque langue et civilisation, venues de tous les coins de la Terre. Et parce que nous avons goûté à l'amertume d'une guerre de Sécession et de la ségrégation (raciale), et émergé de ce chapitre plus forts et plus unis, nous ne pouvons pas nous empêcher de croire que les vieilles haines vont un jour disparaître, que les frontières tribales vont se dissoudre, que pendant que le monde devient plus petit, notre humanité commune doit se révéler, et que les Etats-Unis doivent jouer leur rôle en donnant l'élan d'une nouvelle ère de paix.

Au monde musulman: nous voulons trouver une nouvelle approche, fondée sur l'intérêt et le respect mutuels. A ceux parmi les dirigeants du monde qui cherchent à semer la guerre, ou faire reposer la faute des maux de leur société sur l'Occident, sachez que vos peuples vous jugeront sur ce que vous pouvez construire, pas détruire.

A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption et la fraude, et en bâillonnant les opinions dissidentes, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'histoire, mais que nous vous tendrons la main si vous êtes prêts à desserrer votre étau.

Aux habitants des pays pauvres, nous promettons de travailler à vos côtés pour faire en sorte que vos fermes prospèrent et que l'eau potable coule, de nourrir les corps affamés et les esprits voraces.

Et à ces pays qui comme le nôtre bénéficient d'une relative abondance, nous disons que nous ne pouvons plus nous permettre d'être indifférents aux souffrances à l'extérieur de nos frontières, ni consommer les ressources planétaires sans nous soucier des conséquences.

En effet, le monde a changé et nous devons évoluer avec lui.

Lorsque nous regardons le chemin à parcourir, nous nous rappelons avec une humble gratitude ces braves Américains qui, à cette heure précise, patrouillent dans des déserts reculés et des montagnes éloignées. Ils ont quelque chose à nous dire aujourd'hui, tout comme les héros qui reposent (au cimetière national) à Arlington nous murmurent à travers les âges.

Nous les honorons non seulement parce qu'ils sont les gardiens de notre liberté, mais parce qu'ils incarnent l'esprit de service, une disponibilité à trouver une signification dans quelque chose qui est plus grand qu'eux. Et à ce moment, ce moment qui définira une génération, c'est précisément leur esprit qui doit tous nous habiter.

Quoi qu'un gouvernement puisse et doive faire, c'est en définitive de la foi et la détermination des Américains que ce pays dépend. C'est la bonté d'accueillir un inconnu lorsque cèdent les digues, le désintéressement d'ouvriers qui préfèrent travailler moins que de voir un ami perdre son emploi, qui nous permet de traverser nos heures les plus sombres.

C'est le courage d'un pompier prêt à remonter une cage d'escalier enfumée, mais aussi la disponibilité d'un parent à nourrir un enfant, qui décide en définitive de notre destin.

Les défis face à nous sont peut-être nouveaux. Les outils avec lesquels nous les affrontons sont peut-être nouveaux. Mais les valeurs dont notre succès dépend, le travail, l'honnêteté, le courage et le respect des règles, la tolérance et la curiosité, la loyauté et le patriotisme, sont anciennes. Elles sont vraies. Elles ont été la force tranquille du progrès qui a sous-tendu notre histoire. Ce qui est requis, c'est un retour à ces vérités. Ce qui nous est demandé maintenant, c'est une nouvelle ère de responsabilité, une reconnaissance, de la part de chaque Américain, que nous avons des devoirs envers notre pays et le monde, des devoirs que nous n'acceptons pas à contrecoeur mais saisissons avec joie, avec la certitude qu'il n'y a rien de plus satisfaisant pour l'esprit et qui définisse notre caractère, que de nous donner tout entier à une tâche difficile.

C'est le prix, et la promesse, de la citoyenneté.

C'est la source de notre confiance, savoir que Dieu nous appelle pour forger un destin incertain.

C'est la signification de notre liberté et de notre credo, c'est la raison pour laquelle des hommes, des femmes et des enfants de toutes les races et de toutes les croyances peuvent se réjouir ensemble sur cette magnifique esplanade, et pour laquelle un homme dont le père, il y a moins de 60 ans, n'aurait peut-être pas pu être servi dans un restaurant de quartier, peut maintenant se tenir devant vous pour prêter le serment le plus sacré.

Donc marquons ce jour du souvenir, de ce que nous sommes et de la distance que nous avons parcourue. Aux temps de la naissance des Etats-Unis, dans les mois les plus froids, un petit groupe de patriotes s'est blotti autour de feux de camp mourants, au bord d'une rivière glacée. La capitale fut abandonnée. L'ennemi progressait. La neige était tachée de sang. Au moment où l'issue de notre révolution était la plus incertaine, le père de notre nation a donné l'ordre que ces mots soient lus:

“Qu'il soit dit au monde du futur, qu'au milieu de l'hiver, quand seul l'espoir et la vertu pouvaient survivre, que la ville et le pays, face à un danger commun, (y) ont répondu”.

Face à nos dangers communs, dans cet hiver de difficultés, rappelons-nous ces mots éternels. Avec espoir et courage, bravons une fois de plus les courants glacés, et supportons les tempêtes qui peuvent arriver. Qu'il soit dit aux enfants de nos enfants que lorsque nous avons été mis à l'épreuve, nous avons refusé de voir ce parcours s'arrêter, nous n'avons pas tourné le dos ni faibli. Et avec les yeux fixés sur l'horizon et la grâce de Dieu, nous avons continué à porter ce formidable cadeau de la liberté et l'avons donné aux générations futures.

 

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20 janvier 2009

MESSAGE DE SEGOLENE DE WASHINGTON OU ELLE  ASSISTE  A LA CEREMONIE D'INVESTITURE DE BARACK OBAMA :

Comme beaucoup de Françaises et Français, je m'apprête à suivre en direct sur les chaînes TV la cérémonie d'investiture de Barack OBAMA ! Je ne peux pas m'empêcher de penser que dans notre monde complètement désarticulé, où depuis des décennies l'escalade de l'argent roi a démolarisé le sens des valeurs humaines, au moment où dans notre pays, une politique drastique envers des milliers de personnes (adultes, enfants, etc.) sans papiers, exploités par des patrons immoraux fait rage, où les banques renflouées par nos impôts sans contrepartie plongent des familles dans le désarroi car elles n'assurent pas leur devoir vis-à-vis des petites entreprises et qui de ce fait se voient contraintes de licencier leur personnel faute de crédit, que le peuple américain a su se relever, réagir face aux scandales économico-financiers qui ont vu la faillite sociale des milliers de familles, en élisant pour redresser leur pays, un jeune Président, Noir, dont ses valeurs clamées tout au long de son programme replacent l'être humain au coeur de la vie économique et sociale des Etats-Unis. 

C'est avec beaucoup d'émotion et je ne vous cache pas  quelques larmes qui ont déja coulé que j'ai réagi en voyant depuis hier ces milliers de personnes de toutes catégories sociales, religieuses, qu'elles soient jaunes, noires, blanches se rassembler avec le même espoir, la même confiance autour de leur nouveau Président et sa famille. Le peuple américain nous donne une grande leçon de DEMOCRATIE et de FRATERNITE ! L'élection de Barack OBAMA aura sans conteste une incidence sur les comportements des politiques dans le monde entier et sur les valeurs humaines auprès de la jeunesse.

Si ma joie est intense devant ces grands espoirs outre atlantique, malheureusement mon enthousiasme est bien plus pessimiste dans notre pays, car les valeurs humaines qui guide la politique de notre “hyper  Président” ne sont pas situées sur le même registre que celle de Barack OBAMA !

Maryvonne
Ségolène ROYAL, s'est rendu à Washington pour assister à l'investiture de Barack OBAMA, je vous laisse découvrir ci-dessous le message quelle vient de nous faire parvenir avec beaucoup de plaisir et d'espoir :

Lundi 19 janvier

En me rendant à Washington avec Pierre Yves Le Borgn, secrétaire de la Fédération des Français de l'étranger du PS, Christian Monjou, historien des Etats-Unis, j'ai voulu être avec le peuple américain, au milieu du peuple américain. Pour ressentir et partager sa joie, pour témoigner aussi de notre espoir. Car nous avons toujours été ensemble, Américains et Français, quand l'espoir d'un monde meilleur était possible.

La France a été le premier ami des Etats-Unis. J'ai été marquée hier par la visite du Mont Vernon, lieu de résidence de Georges Washington, celui que La Fayette appelait le Père de la liberté. Au Mont Vernon, les clés de la Bastille offertes en gage d'amitié sont toujours précieusement conservées. Symbole que ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous sépare.

Nous pouvons redevenir les partenaires que nous avons été : c'est encore ce que me disait lundi matin Craig Kennedy, le président du German Marshall Fund, l'un des plus grand centre de réflexion américain sur les relations entre les Etats-Unis et l'Europe. L'Amérique de Barack Obama ne réussira pas sans l'Europe ; et nous avons besoin des Etats-Unis pour affronter la crise économique.

J'aurai l'occasion d'en parler mercredi avec James Oberstar, représentant du Minnesota, président de la Commission des transports de la Chambre des représentants, qui a travaillé très étroitement avec l'équipe économique d'Obama sur le volet industriel du Plan de relance. C'est également un point que j'aborderai lors de mes contact à la FED, la Banque centrale américaine.

Pendant sa campagne électorale, pendant la période de transition, Barack Obama a incarné le meilleur de l'Amérique. Il a incarné cette Amérique qui vit encore l'idéal des Pères fondateurs, l'Amérique qui se rassemble autour des principes posés il y a maintenant plus de deux cent trente ans dans la Déclaration d'indépendance. Cette élection est le signe d'une ouverture de l'Amérique. Ouverture à elle-même. Ouverture au monde. Elle lève l'espoir d'une résolution commun des grands enjeux de la planète.

En ces jours mémorables, nous espérons que Barack Obama aura la lucidité et la clairvoyance de comprendre que le monde aujourd'hui est multipolaire et qu'il ne peut en être autrement. Il a la chance de remettre l'Amérique au coeur du monde, non pas en agissant seul, mais en choisissant la voie de la coopération.

Nous devons devenir de vrais partenaires.

Amicalement,

Ségolène Royal

 

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19 janvier 2009

LA COMMUNAUTE DES ACTEURS DE L'ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE  HANDICAP SOUTIENNENT LA MOBILISATION DU 29 JANVIER :

Comme en témoigne l'article que vous pourrez lire en cliquant sur ce lien, le Collectif “Ni pauvre, ni soumis”, l'APF, l'UNAPEI, la FNATH, “Vaincre la cucovidose”? le CDH, la FNAIR, etc. sont solidaires du mouvement social du 29 janvier et seront présents dans la rue !

Comme le relate cet article, beaucoup de promesses de N. Sarkozy en faveur des personnes en situation d'handicap ne sont pas tenues, à savoir :

- La majorité des personnes en situation de handicap vivent en dessous du seuil de pauvreté.
- L'accès à l'emploi et à la formation leur est toujours très limité.
- L'exclusion des enfants handicapés d'une scolarisation « ordinaire » est une réalité.
- L'accès aux soins est de plus réservé aux personnes qui ne sont ni malades ni handicapées.

- Loin d'infirmer cela, un plan de relance a été décidé, sans que les personnes handicapées ne soient concernées par quelques mesures que ce soit. Jusque ignorer leur qualité de consommateurs, est vraiment abusif !

- Des promesses ont été faites le 10 juin 2008 par le Chef de l'Etat, lors de la Conférence nationale sur le handicap, donnant une priorité à « l'emploi » pour les personnes handicapées, et, depuis, celles-ci sont encore plus touchées par la crise économique que les autres.

- Une mission a été confiée à un député pour faire un rapport concernant la situation des milliers d'autistes ou polyhandicapés qui sont « exilés » en Belgique, sans qu'à ce jour il n'y ait de suite.

Toujours la même politique, effets d'annonces non suivis de faits…… !

Maryvonne

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GRANDE INTERROGATION DE LA PRESSE FRANCAISE SUR LA CAPACITE DE N. SARKOZY A FAIRE PASSER SES REFORMES :

La presse française se dit sceptique sur les annonces de Sarkozy à Saint-Lô comme en témoigne les organismes de presse suivant :

Selon l'AFP du 13 janvier 2009 (AFP) - Les annonces de Nicolas Sarkozy sur l'éducation et la jeunesse à Saint-Lô laissent sur leur faim les éditorialistes de la presse quotidienne mardi, ceux-ci sont sceptiques sur la capacité du président à faire passer ses réformes.

Le journal La Croix, Dominique Quinio lance une mise en garde : “Personne ne doit jouer avec le feu de la jeunesse, ni pour l'étouffer, ni pour l'attiser. Avis aux politiques.”L'aura de Martin Hirsch sera-t-elle suffisante pour faire passer la pilule Darcos à une jeunesse déboussolée ?” s'interroge de son côté Gérard Noël dans les colonnes de Vosges Matin. “On peut en douter”, lui répond Patrick Fluckiger dans L'Alsace.

Même scepticisme sous la plume de Jean-Pierre Bel (La Nouvelle République du Centre-Ouest): “Faut-il vraiment un “commissaire”, voire un Haut-commissaire, pour redonner aux jeunes une idée, voire une haute idée, de leur avenir?” “Confier à Martin Hirsch, le haut-commissaire à la Solidarité, la responsabilité de renouer avec la jeunesse, c'est avouer qu'à bout d'hésitations et d'erreurs on finit par la caser sur le rayon des marginalités”, s'inquiète Daniel Ruiz dans La Montagne.” Dans Le Télégramme, Hubert Coudurier est plus indulgent: “Pousser Martin Hirsch, déjà haut-commissaire aux Solidarités actives, au poste de haut-commissaire à la Jeunesse, est une idée astucieuse afin de pallier l'inexistence de Bernard Laporte dans ce domaine”. “C'est un choix très judicieux, loin des polémiques”, estime aussi Jean Levallois (La Presse de la Manche).”S'il veut réussir, il lui faudra garder la confiance de tous, sans se laisser engluer dans les multiples projets de réformes sur lesquels tant d'autres se sont cassé les dents”, met en garde Francis Lachat (Le Courrier picard).

Au-delà des nominations, Hervé Favre constate dans La Voix du Nord que “sur la question des moyens et des postes, Nicolas Sarkozy a servi à l'école la même fin de non-recevoir que celle opposée vendredi aux revendications de l'hôpital”. “Créer une énième commission pour l'avenir du lycée, fut elle confiée à une personnalité aussi inventive et sympathique que Richard Descoings, c'est un aveu d'échec définitif pour la réforme Darcos, mais aussi une forme d'attentisme”, regrette Olivier Picard (Les Dernières Nouvelles d'Alsace).

Et Patrick Venries de Sud-Ouest de conclure : “L'éducation nationale est un Vietnam pour la plupart des gouvernements de droite (…) Nicolas Sarkozy a, comme ses prédécesseurs, battu en retraite”. 

 

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15 janvier 2009

LA MOTION E “L'ESPOIR A GAUCHE, FIERS D'ETRE SOCIALISTES” LANCE SON SITE INTERNET

Lors du congrès de Reims, la motion E, “l'ESPOIR A GAUCHE, FIERS D'ETRE SOCIALISTES” est arrivée en tête à l'issue du vote du choix des lignes politiques du Parti socialiste.L'Equipe de Ségolène Royal a recueilli 50 % des votes des militants  lors du vote du 1er secrétaire du PS.

Vincent Peillon, sur la page d'accueil de ce nouveau site déclare :

“Au Congrès de Reims, une puissante force de proposition et de rénovation s'est mise en mouvement. Notre motion, “l'Espoir à gauche, fiers d'être socialistes”, est arrivée en tête lors du vote sur l'orientation politique, puis notre équipe, autour de Ségolène Royal, a rassemblé la moitié des suffrages militants.

Ensemble, nous avons incarné un espoir de changement, un souffle nouveau qui n'a aucune raison de retomber une fois le congrès passé. Les très nombreux militants socialistes, les femmes et les hommes de gauche, qui nous ont fait confiance ne nous le pardonneraient pas. Ils attendent désormais de nous que nous maintenions et renforcions la volonté d'une transformation en profondeur du socialisme français, de sa doctrine, de son projet, de ses pratiques.

Nous avons donc le devoir d'inscrire notre action dans la durée. Renforcer les liens qui nous unissent, mutualiser nos pratiques, approfondir nos réflexions : telles sont les tâches auxquelles nous allons désormais nous consacrer. Ce site est celui de toutes celles et de tous ceux qui veulent, avec nous, mener à bien ce travail“.

Je n'en dirai pas plus, je vous laisse le plaisir d'aller découvrir ce nouveau site dès maintenant en cliquant sur ce lien www. lespoiragauche.fr.

Après notre déception à la suite du vote du premier Secrétaire, nous étions dans l'attente de savoir comment nous allions rebondir, aujourd'hui, l'espoir, la dynamique est bien et toujours là et nous découvrons avec beaucoup de bonheur l'organisation de l'Equipe avec laquelle nous allons concrétiser notre désir d'avenir.

Maryvonne

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15 janvier 2009

REMANIEMENT MINESTERIEL

Un communiqué de l'Elysée confirme ce matin le mini-remaniement gouvernemental :

Brice Hortefeux prend la tête du ministère du travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité de la ville.

Cela laisse augurer de beaux jours, nous pouvons être inquiets pour la politique de la ville, la solidarité, etc… lorsque l'on voit B. Hortefeux défendre avec fierté son bilan concernant l'expulsion de 29 796 étrangers en 2008, dépassant ainsi l'objectif fixé en début d'année de 28 000….  Comment peu-t-on à notre époque, être fier d'avoir bafouer les principes dont il se réclame : humanité, dialogue, équilibre !

Comment parler d'humanité lorsque l'on se remémore l'incendie du centre de Vincennes le 22 juin 2008 ? quand les exilés afghans ou irakiens dans le Calaisis sont livrés à eux-mêmes, pourchassés par la police, tandis que les pouvoirs publics gênent voire interdisent aux associations humanitaires de leur apporter le minimum d'aide ?

Comment parler de dialogue quand plus de 50 organisations contestent une réforme du rôle de la société civile dans la défense des étrangers en rétention , sollicitent une réunion de concertation [et ont une] fin de non recevoir ?

Comment parler d'équilibre lorsque sa politique mise en œuvre a surtout contribué à renforcer les mesures répressives ?

La politique de B. Hortefeux a priviliégié le répressif au détriment du social. Le ministre n'a eu aucun état d'âme pour appliquer la politique de N. Sarkozy sur l'immigration. Son seul leit-motiv a été de rassurer la partie de l'opinion publique la plus proche de l'extrême droite, la plus hostile à la diversité,  à  convaincre que l'immigration était sous contrôle.

B.  Hortefeux s'est une nouvelle fois félicité d'avoir fait adopter à l'unanimité des Vingt-Sept le Pacte européen sur l'immigration, d'après Amnesty International France,  ce Pacte « vise surtout à entraver l'accès au territoire » aux demandeurs d'asile.

Il n'y a que Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, qui apprécie  cette nouvelle politique  d'immigration et d'intégration « équilibrée, ferme et juste », marquée par des « engagements tenus » et « des convictions partagées par tous les pays européens et les pays d'origine».

Eric Besson devient ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité national et du Développement solidaire.

Il n'aura pas de difficulté à poursuivre la politique désastreuse du gouvernement ….. son ambition est telle que rien ne l'arrêtera !


Christine Boutin qui était  ministre du Logement et de la Ville, perd le secteur de la ville.

Vu que sa charge de travail diminue, peut-être verrons-nous l'amorce d'un début de solution pour trouver des logements décents rapidement pour tous les démunis, cela ne coûte rien de rêver !

 

Nathalie Kosciusko-Morizet devient secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique.

 

Le communiqué de l'Elysée ne mentionne pas de remplaçant à Nathalie Kosciusco-Morizet pour le poste qu'elle quitte à l'Ecologie. Quid ?

 

Les militantes, les militants de France que nous sommes allons devoir nous armer de courage, de persévérance, de ténacité dans notre combat pour essayer de redonner de l'espoir, de la FRATERNITE dans ce Pays. J'ai confiance, l'histoire nous a prouvé à maintes reprises que les Citoyennes et Citoyens français savent réagir lorsque les valeurs républicaines sont en péril.

 

Maryvonne

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12 janvier 2009

CONFLIT PALESTINO-ISRAELIEN  :  Tribune de Ségolène Royal 

Proche-Orient : Oui, l'arrêt de la guerre est possible

13 janvier 2009 - 17:28

Tribune de Ségolène Royal sur le conflit au Proche-Orient :

Quiconque est aujourd'hui sincèrement attaché aux droits légitimes des peuples palestinien et israélien - un Etat viable et souverain pour le premier, une sécurité garantie pour le second - ne peut qu'être atterré par l'offensive militaire israélienne. Révolté par le calvaire des habitants de Gaza. Angoissé pour la sûreté à laquelle aspire la population israélienne.

Il y a deux ans, je me suis rendue à Gaza et en Israël à la rencontre des dirigeants puis j'ai longuement dialogué avec des groupes de jeunes étudiants. Des deux cotés, ces jeunes parlaient avec les mêmes mots, la même passion, le même regard farouche : « on veut faire naître nos enfants dans un monde en paix et on en a assez de la peur ».

Aucune victoire militaire de Tsahal ne garantira la sécurité d'Israël. Est-il possible d'arrêter ce conflit sans fin où les chances de paix sont périodiquement gâchées, parfois des deux côtés en même temps, par le choix à répétition de la politique du pire ? Quelle solution politique, équitable et durable, le permettra ?

Après avoir en équipe écouté, observé et analysé, je vois plusieurs jalons solides d'une paix juste et durable. Les voici.

Tout d'abord, la supériorité des armes n'a jamais mis à l'abri d'une défaite politique, elle l'a même parfois hâtée et c'est encore plus vrai aujourd'hui où l'opinion mondiale, informée comme jamais, voit sur ses écrans le déluge de feu qui s'abat sur Gaza, cette immense prison à ciel ouvert asphyxiée par le blocus et quotidiennement pilonnée.

C'est l'honneur d'Israel que des voix s'élèvent en son sein pour s'opposer à une guerre qui n'atteindra aucun des objectifs, officiels et officieux, que lui assigne le gouvernement israélien : ni l'arrêt des tirs de roquette sur les villes du sud ; ni le démantèlement du Hamas, au contraire installé en fer de lance de la résistance ; ni même la restauration de la capacité de dissuasion de l'armée israélienne, ébranlée après l'invasion du Liban ; ni même le message adressé à l'Iran et au « terrorisme » car les principaux bénéficiaires de cette opération brutale et, à terme, contre-productive, ne sont ils pas les djihadistes les plus obtus et les réseaux d'Al Qaida ?

Marek Halter a rencontré à Damas Khaled Mechaal, le chef du Hamas, à la veille du déclenchement de l'offensive israélienne. Celui-ci lui a dit, rapporte-t-il, que le Hamas qui prônait jadis dans sa Charte la destruction pure et simple de l'Etat d'Israël, était aujourd'hui « prêt à un accord sur la base des frontières de 1967 ». Qu'est-ce que cela signifie ? Une reconnaissance de facto de ce que le Hamas appelle désormais « l'entité israélienne ». Ce n'est pas - pas encore - une reconnaissance de droit de l'existence de l'Etat d'Israël et de son droit à la sécurité mais, dit Marek Halter, « c'est une avancée », qui rappelle d'ailleurs celle jadis accomplie par l'OLP.

Cette reconnaissance nécessaire, n'est-il pas vain d'en faire un préalable absolu à toute discussion alors qu'elle devra faire partie du package si l'on en vient enfin à des négociations sérieuses, équitables parce que respectueuses des droits des deux peuples et impliquant leurs représentants tels qu'ils sont et non tels que les uns ou les autres les voudraient a priori ?
L'Europe doit enfin assumer avec force l'immense responsabilité historique qui est la sienne dans cet interminable conflit. Un peu d'histoire et de mémoire n'est pas inutile pour remettre les choses en perspective. Ce sont des persécutions - l'Affaire Dreyfus et les pogroms tsaristes, un crime contre l'humanité - la Shoah,  tous perpétrés en Europe, qui ont conduit tant de survivants à mettre leur seul espoir dans un Etat-refuge. Ne l'oublions jamais.

Les Palestiniens peuplaient cette terre réputée « sans peuple pour un peuple sans terre » et en furent massivement expulsés. Il ne s'agit pas de faire tourner la roue de l'histoire en arrière mais de ne pas oublier que, colonisations britannique et française inclues, cette histoire est aussi la nôtre.
Deux nations se sont constituées dont les peuples ont aujourd'hui des droits qui doivent être conciliés pour qu'ils puissent, l'un et l'autre, coexister dans la sécurité et la dignité.

Trop de pourparlers et d'accords de paix sont jusqu'à présent allés d'échec en échec, en dépit des rares moments où l'on s'est pris à espérer que la raison et la justice l'emportent grâce à quelques responsables suffisamment visionnaires et lucides qui, tous, ont aujourd'hui disparu et, pour certains, ont été assassinés par les extrémistes de leur camp. Yitzhak Rabin fut l'un d'eux. Il eut le courage de comprendre que l'escalade guerrière conduisait à l'impasse politique et que la sécurité d'Israël, avec laquelle il ne transigeait pas, exigeait une perspective crédible pour les Palestiniens. Cette « doctrine Rabin » est plus que jamais d'actualité. Les grandes lignes d'une paix honorable et efficace sont connues, il n'y a rien à inventer et plus d'alibi derrière lequel se cacher pour, une fois encore, en détruire les chances.

Pour ses responsabilités passées et pour sa responsabilité présente dans l'équilibre du monde, l'Europe doit peser de tout son poids pour que cette guerre de trop qui ne règlera rien soit enfin la dernière et pour que les enfants de Sdérot et de Gaza aient enfin droit à une vie normale dans des sociétés qui ne soient plus dominées par la peur et la haine de l'autre.

L'urgence, c'est l'arrêt immédiat des hostilités suivi d'un cessez-le-feu durable, avec envoi d'observateurs ou de forces internationales chargés d'en vérifier le respect. L'urgence, ce n'est pas seulement, des deux côtés, le silence des armes : c'est aussi l'arrêt de la colonisation dans les territoires occupés et la levée du blocus qui a fait de Gaza un immense ghetto paupérisé en proie, avant même l'intervention militaire israélienne, à une catastrophe humanitaire et sociale, nourrissant frustrations et colères.

L'urgence, c'est la mobilisation conjointe et cette fois-ci déterminée de l'Europe et des Etats-Unis, en liaison avec les pays frontaliers, pour en finir avec l'immobilisme meurtrier qui, depuis 16 ans, a succédé au processus de Madrid et aux accords d'Oslo. Force est malheureusement de constater que la mission confiée par le Quartette à Tony Blair n'a, pour l'instant, rien donné d'autre qu'un piteux alignement sur les positions de l'Administration Bush.

L'urgence, c'est que chacun comprenne qu'il n'a pas à choisir ses interlocuteurs dans le camp d'en face mais à prendre, tels qu'ils sont, ceux qui représentent effectivement les populations concernées. Le seul préalable à l'ouverture de premières négociations, ce doit être le cessez-le-feu. Le reste, tout le reste, doit en être l'aboutissement, de la reconnaissance d'Israël et de son droit à la sécurité aux contours d'un Etat palestinien souverain et viable.

Trop de temps perdu, trop de promesses non tenues, trop de malheur de part et d'autres et trop, aussi, de politiques inéquitables accréditant l'idée ravageuse d'un « deux poids, deux mesures » dont toujours les mêmes feraient les frais. Il est temps de stopper ce fol engrenage qui a transformé de jeunes lanceurs de pierres des Intifadas passées en bombes humaines car sinon, comme l'a très bien dit l'écrivain franco-libanais Dominique Eddé, « les jeunes oubliés de la vie seront de plus en plus nombreux à être candidats à la mort ». Non par fascination nihiliste ou par fanatisme religieux mais par conviction de n'avoir plus rien à perdre et pas d'autre moyen de faire entendre leur voix.

Il est temps de comprendre aussi qu'il en va non seulement de la sécurité d'Israël et de la dignité de la nation palestinienne mais, plus largement, de l'équilibre et de la sûreté d'un monde où l'éternisation du conflit israélo-palestinien attise le pire.

Rien ne sert de déplorer « l'importation du conflit » : à l'heure d'Internet et des medias télévisés globaux, Gaza est dans tous les foyers et dans toutes les consciences. Les humiliés s'identifient aux humiliés et jugent sévèrement la légèreté avec laquelle la plupart des gouvernements occidentaux semblent, dans cette affaire, traiter leurs propres valeurs. Voilà pourquoi ce qui se joue à Gaza, ce sont aussi nos lendemains à tous car, tôt ou tard, l'histoire présente toujours l'addition.

C'est pourquoi j'en appelle à un effort de lucidité historique et de courage politique de l'Europe, meilleur moyen d'aider Barack Obama à assumer, le jour venu, les responsabilités politiques qui sont celles de son pays.

Mahmoud Darwich, immense poète palestinien aujourd'hui disparu, disait s'efforcer d'exprimer « la conscience du perdant ». Il appelait cela « être un poète troyen », c'est-à-dire ne jamais se contenter du récit du vainqueur et de la version du plus fort. Il est temps qu'il n'y ait plus, sur la terre d'Israël et de Palestine, non pas un mais deux perdants, comme c'est le cas aujourd'hui.La paix, forcément faite de concessions réciproques, est possible à condition que la justice et l'intelligence du temps qui est le nôtre soient au rendez-vous.

Car, comme le dit le grand écrivain israélien, Amos Oz, « la vie, c'est le compromis. Et l'opposé du compromis, ce n'est pas l'idéalisme, c'est le fanatisme et la mort ».

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10 janvier 2009

MOBILISATION DU 29 JANVIER 2009 à l'appel de l'ensemble des organisations syndicales pour la défense de la situation de l'emploi et de la situation des Salariés face au désastre de la crise économique et la crise financière internationale.

Ci-dessous les propositions et revendications communes aux syndicats CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA (source : http://www.29janvier2009.fr)

Déclaration commune du Front Syndical au 5 janvier :

Propositions et revendications des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSAlundi 5 janvier 2009

La crise économique amplifiée par la crise financière internationale touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu'ils n'en sont en rien responsables, les salariés, demandeurs d'emploi et retraités, sont les premières victimes de cette crise. Elle menace l'avenir des jeunes, met à mal la cohésion sociale et les solidarités ; elle accroît les inégalités et les risques de précarité.

Les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes.

Face à cette situation et considérant qu'il est de leur responsabilité d'agir en commun, en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux salariés, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont décidé d'interpeller les entreprises, le patronat et l'Etat.

Surmonter la crise implique des mesures urgentes en faveur de l'emploi, des rémunérations et des politiques publiques intégrées dans une politique de relance économique.

1 - Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique

De nombreuses entreprises mettent la pression sur les sous-traitants et fournisseurs faisant supporter à leurs salariés blocages de rémunérations et pertes d'emplois. Par ailleurs, des salariés sont contraints à des durées du travail élevées, tandis que les salariés temporaires, en intérim ou en CDD, sont les premiers à faire les frais des baisses d'activité. Des entreprises utilisent la crise pour opérer des restructurations tout en maintenant la rémunération de leurs actionnaires.

C'est intolérable et inadmissible.

Les entreprises confrontées aux baisses d'activité utilisent des mesures de sauvegarde d'emplois comme le chômage partiel, les jours de RTT ou de congés… Toutes ces mesures doivent être négociées dans l'objectif de préserver l'emploi et les salaires. Les aides publiques doivent aussi y être conditionnées. Les entreprises doivent améliorer l'indemnisation du chômage partiel et tous les salariés doivent pouvoir en bénéficier. Ces périodes de baisse d'activité doivent être utilisées pour développer la formation professionnelle et renforcer les compétences des salariés.

Dans toutes les entreprises, quelle que soit leur situation, c'est notamment en investissant dans la formation et le travail qualifiant et en réduisant la précarité que la performance sera assurée.

Dans la fonction et les entreprises publiques, il est indispensable de répondre aux besoins de notre société et de la population et de leur attribuer les moyens nécessaires. Dès 2009, le gouvernement doit renoncer aux 30.000 suppressions de postes. Il faut abandonner une politique aveugle de suppression d'emplois et penser autrement l'évolution des services publics dont la qualité et l'emploi constituent une question centrale.

La situation des salariés précaires du public appelle des mesures de justice sociale.

2 - Politiques salariales : améliorer le pouvoir d'achat, réduire les inégalités

Les exigences des actionnaires ont conduit, dans beaucoup d'entreprises, à l'accroissement des inégalités. Elles se sont aussi traduites par une redistribution des richesses privilégiant le versement de dividendes au détriment des salaires et de l'investissement.

Dans les branches, les entreprises, les fonctions publiques, les négociations salariales doivent assurer au moins un maintien du pouvoir d'achat et une réduction des inégalités.

Les allégements de cotisations sociales doivent être conditionnés à la conclusion d'accords salariaux

3- Orienter la relance économique vers l'emploi et le pouvoir d'achat.

Il est de la responsabilité de l'Etat et de l'Union Européenne de décider de politiques d'interventions publiques coordonnée favorisant une relance économique. Celles-ci doivent viser à la fois :

- Une relance par la consommation en améliorant le pouvoir d'achat, en priorité des revenus les plus modestes parmi lesquels de nombreux salariés, demandeurs d'emploi, retraités et bénéficiaires de minima sociaux.

- Une politique de développement de logement social à la hauteur de l'urgence, un encadrement des loyers et un accès au crédit dans des conditions excluant les taux usuraires.

- Une protection sociale (santé, retraite…) dans un cadre collectif et solidaire

- Des investissements ciblés, en particulier en matière d'infrastructures, d'équipements publics et de services publics, en favorisant la recherche, le développement, l'éducation et la formation.

Les investissements publics et privés doivent notamment être orientés en faveur d'une économie du développement durable mettant en œuvre les principes adoptés au Grenelle de l'Environnement.

- Toute aide accordée à une entreprise doit être ciblée et faire l'objet de contreparties. Elle doit être conditionnée à des exigences sociales, en particulier en matière d'emploi. Elle doit faire l'objet d'une information et d'un avis préalable des élus représentant les salariés. Dans le cas spécifique du secteur bancaire, l'utilisation des aides publiques doit donner lieu à un contrôle direct par l'Etat.

4 - Préserver et améliorer les garanties collectives

Les conditions de vie et de travail pour les salariés des secteurs privé et public, passent par l'amélioration du cadre collectif. C'est pourquoi il faut :

- abroger les dispositifs légaux qui ont conduit à remettre en cause la réduction du temps de travail
- retirer la proposition de loi sur le travail du dimanche.
- respecter le dialogue social sur tous les projets et propositions de loi qui touchent à la réglementation du travail.
- face à la révision générale des politiques publiques (RGPP), mettre en oeuvre des réformes porteuses de progrès social

5 - Réglementer la sphère financière internationale

Cette réglementation doit mettre un terme à la spéculation, aux paradis fiscaux, à l'opacité du système financier international et encadrer les mouvements de capitaux. L'Union européenne doit être au premier plan pour l'exiger.

Il faut aussi imposer le respect des droits fondamentaux et sociaux et des normes internationales de l'OIT dans tous les échanges internationaux. L'aide publique au développement doit être maintenue et améliorer. C'est ce que demande le mouvement syndical international

 

A noter :

Un tract sera distribué par la Section PS Alfortville sur le marché du Centre pour soutenir cette action commune le dimanche 25 janvier 2009

La mobilisation doit être forte le 29 janvier dans tous les domaines d'activité. Il est de la responsabilité de chacune et chacun d'agir à son niveau pour dire STOP à la destruction sociale et économique des pouvoirs financiers du capitalisme et à la politique du Gouvernement de N. Sarkozy.

En ce qui me concerne, je participerai à cette journée d'action et celles qui suivront.


Maryvonne
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09 janvier 2009
 

CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN : une catastrophe humanitaire !

Le conflit Israélo-Palestinien dramatique qui dure depuis des lustres prend des proportions de tragédie humanitaire.

Il est difficile de prendre position en faveur de l'un ou de l'autre étant donné le cours de l'histoire comme nous l'a rappelé JP Mignard dans son excellent mail récemment dont vous trouverez le texte dans la page Société de ce site. Néanmoins, au fil des années, des dizaines de résolutions du Conseil de l'ONU sont votées et ne sont pratiquement jamais respectées, voire bafouées….. Il y a là, des questions à se poser quant à la véritable volonté de certains pays à ce que ce conflit cesse et que la paix règne enfin sur ces territoires… Trop d'enjeux liés à l'intérêt des grandes puissances, en particulier la vente des armes…, ce n'est évidemment qu'une réflexion de ma part qui n'engage que ma personne et je n'irai pas plus loin…

 Ce qui me révolte dans tout cela, c'est que ce sont toujours les innocents, notamment les enfants, qui paient le prix fort et de plus en plus ces jours-ci. Nous assistons à une catastrophe humanitaire dramatique et je suis scandalisée d'entendre depuis hier soir que Jeudi, l'Unrwa, l'agence de l'ONU d'aide aux réfugiés palestiniens, ne puisse plus continuer ses opérations après qu'un de ses convois eut été touché par des obus israéliens, cela alors, qu'un accord de cessez le feu de 3 h par jour pour ouvrir un corridor humanitaire a été mis en place ! L'Unrwa a décidé de maintenir sa suspension tant que les autorités israéliennes ne garantiront pas la sécurité de leurs équipes. Le porte-parole de ll'Unrwa, Chris Gunness affirme que la situation empire “d'heure en heure” malgré une interruption quotidienne des combats par l'armée israélienne pendant ces trois heures journalières.

Des centaines de milliers de personnes sont privées d'eau, d'électricité, Le manque d'essence risque de stopper le fonctionnement des hôpitaux qui sont alimentés en continu par des générateurs, etc.  voir article presse de ce matin sur ce lien.

Je suis, une fois de plus, choquée que le Parti Socialiste dont la frilosité de ces dirigeants devient exaspérante, ne soit pas associé à l'appel du Collectif National de manifester samedi 10 janvier à Paris et dans plusieurs grandes villes  pour une paix juste et Durable entre les Palestiniens et Israéliens d'autant que la Ligue des Droits de l'Homme appelle également à se joindre massivement à cette manifestation.

 Je participerai et vous invite à participer à cette manifestation demain.

PARIS : samedi 10 janvier, 15h départ Place de la République

à l'appel du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens


 Maryvonne

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08 janvier 2009

 

Aujourd'hui, 8 janvier 2009 mobilisation dans toute la France pour sauver l'Education.

Pour Paris et alentours, lieu de départ de la manifestation : 14 H à Sèvres Babylone Paris.

Pour les autres villes de France :

- Douaï -> 10h place d'arme.
- Quimper -> 10h30 place de la résistance
- Rennes -> 10h30 place de la gare
- Thionville -> rassemblement devant les lycées dès 7h30 puis manifestation vers 10h
- Rombas -> rassemblement devant les lycées dès 7h30 !
- Hayange -> rassemblement dès 7h30 puis en route vers thionville pour la manif !
- Fameck -> rassemblement devant les lycées dès 7h30 !
- Metz -> rassemblement devant les lycées dès 7h30 !
- Mont-de-Marsan -> rassemblement devant le lycée Duruy à 10h
- Dax -> rassemblement devant le lycée Borda à 14h
- Grenoble -> 10h à la Gare
- Lyon -> 11h place des Terreaux
- Le Mans -> 9h30 à la prefecture
- Bordeaux -> 10h30 place de la Victoire
- Strasbourg -> 14H Place Kléber
- Val-de-Marne (94) -> RDV devant la gare de “Nogent-Le Perreux” [RER E] à 12h30 pour le départ vers Paris !
- Nantes -> 15h place Bretagne
- Pontarlier (25) -> rassemblement dès 7H30 devant les Lycées
- Poitiers -> 14h Place d'Armes
- Lorient -> 10h30 place de la mairie
- Besançon -> 14h Place de la Révolution
- Nancy -> 10h place de la republique
- Clermont-Ferrand -> 10h Fac de lettres - boulevard gergovia
- Angers -> 15h place Imbach
- Alençon -> 10h30 préfecture
- Marseille -> 14h, vieux port
- Loudeac (22) -> 9h30 départ du lycée public
- Valenciennes -> 10H Place d'Armes
- Epinal (88) -> 10h devant la préfecture
- Saint-Brieuc (22) -> 10h30 devant la mairie
- Périgueux (24) -> 14h devant le Palais de Justice
- Reims -> 14H maison des syndicats
- Dunkerque -> 7h30 devant les lycées
- Pontivy (56) -> 13h30 devant le lycée Joseph Loth
- Amiens (80) -> Départ à 13h30 de la Cité Scolaire (14h30 à la Maison de la Culture)
- Avignon (84) -> 10h Gare SNCF
- Rouen -> 11H devant la mairie
- Melun -> 10h30 à la préfecture
- Bruay la Buissière (62) -> 10h devant le Lycée Carnot
- Montpellier (34) -> 14h au peyrou

plus de détail en cliquant sur  Manifestation dans toute la France !

Maryvonne
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 08 janvier 2009

 

DIMINUTION DU REMBOURSEMENT  DES FRAIS LIES AUX DEPLACEMENTS DES PERSONNES HANDICAPEES :

 

Après les coupes budgétaires importantes sur les réductions d'effectifs dans le domaine de l'Education, le gouvernement s'attaque aux Handicapés en leur diminuant les remboursements de leurs frais liés aux déplacements des personnes handicapées. Vous trouverez les explications en cliquant sur ce lien article paru dans le figaro du 3 janvier.

La solidarité, le lien social sont de plus en plus mis à mal pour payer les milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux plus nantis.

Que vont devenir les Handicapés qui n'auront pas les moyens de verser 1000 € de leur poche pour se rendre dans les centres de soins spécialisés ?

J'ai encore en tête la colère saine de Ségolène Royal sur la politique pour les handicapés de N. Sarkozy lors du débat de la campagne présidentielle de 2007 ! Que n'a-t-on pas entendu le lendemain par le biais des medias sur son intervention !

Mais combien elle avait raison ! Force est de le constater aujourd'hui, car rien n'est fait ni même amorcé pour améliorer le quotidien des personnes handicapés tant financièrement, que du côté pratique  que ce soit  l'accueil et la prise en charge éducative dans les établissements scolaires, dans les moyens d'accès de tous les lieux publiques, etc…

Une fois de plus ce sont les plus démunis qui paient l'enrichissement des financiers, des nantis, du renflouement des banques.

Les Français ont voté pour la rupture que prônait N. Sarkozy, malheureusement je crois qu'ils n'avaient pas entendu que cette rupture n'était pas celle à laquelle ils pensaient…….. et nous en avons encore au minimum pour 3 ans.

Je ne vous cache pas mon inquiétude sur l'état de la France et la situation sociale, sur ce qu'il restera de notre démocratie, de notre liberté, de notre justice, de nos services publiques, etc…

Nous devons toutes et tous réagir, sortir la tête du sable. L'avenir de nos enfants en dépend.

Nous avons une première occasion de montrer à l'Equipe gouvernementale actuelle que nous ne laisserons pas détruire nos valeurs démocratiques françaises et creuser les écarts sociaux entre les plus démunis et les plus favorisés.

MOBILISONS-NOUS MASSIVEMENT le 29 JANVIER 2009 lors de la journée d'action nationale interprofessionnel à l'appel de l'ensemble des organisations syndicales.

Il est de notre devoir de Citoyenne et Citoyen d'assurer l'avenir de nos générations futures.

Maryvonne
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29 décembre 2008

Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente fin d'année. L'année 2009 s'annonce difficile économiquement et socialement, rien ne serait pire que de perdre l'espoir.

Nous devons collectivement et individuellement prendre nos responsabilités et refuser les graves injustices envers de nombreux Citoyens occasionnées par la politique drastique de notre gouvernement actuel et la banqueroute morale du système financier. Les Socialistes doivent être rassemblés pour s'opposer mais surtout débattre, réfléchir, faire preuve d'inventivité pour sortir de la crise. Le marché sera toujours là demain, donc la dette, la planète encore plus menacée et la population mondiale encore plus appauvrie. Nous devons être en mesure de savoir quelle société, quel marché, quel état, quel type de projet humain nous voulons demain, quelle y sera la place de la personne ? C'est sur ces questions que se jouera la crédibilité du parti socialiste et qu'il pourra redonner l'espoir aux Français et devenir l'alternative à la droite dure, radicale, puissante qui nous gouverne.

Il y a 80 ans, Léon Blum nous rappelez  de quoi était né le socialisme, Vous pouvez l'entendre en cliquant sur ses prénoms et noms.

Des mouvements sociaux vont probablement voir le jour dès le début de l'année. Nous devons nous investir et soutenir les salariés menacés de perdre leur emploi, les sans-abris, les sans-papiers, les enseignants,etc… Il n'est pas acceptable dans un pays démocratique de voir les écarts sociaux se creuser de la sorte, nous ne sommes plus au 19è siècle avec une classe de “pauvres” et une “classe de riches”.

C'est tous ensemble que nous pourrons construire une société plus juste et plus démocratique.

Je vous souhaite que l'année 2009 vous apporte l'espoir, le bonheur, la fraternité ainsi qu'à tous les êtres qui vous sont chers.

Maryvonne
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Vous découvrez pour la première fois Désirs d'Avenir Alfortville, Quelle est sa vocation ?

Désirs d'Avenir n'est pas un courant du Parti Socialiste, c'est une Association loi 1901, créée à l'initiative de Ségolène Royal lors de la campagne présidentielle de 2007 afin de développer la démocratie participative avec les Citoyens Français.

Ce site a pour objectif de vous informer, de vous associer à la volonté de faire de la politique “autrement”.

Vous y trouverez non seulement des articles importants concernant la vie politique du Parti Socialiste, la vie quotidienne des Citoyens touchant à la justice, l'éducation, le logement, l'emploi, la vie économique et sociale, l'écologie, de développement durable, etc…, au niveau mondial, européen, national,  sur le Val de Marne, Mais également et surtout, des articles, des informations sur toutes les actions en place, les actions qui seront développées par l'Equipe “Désirs d'Avenir 94″ en cohérence avec les propositions de la motion E “Fiers d'être Socialistes“  présentée au Congrès de Reims, sur le Val de Marne et qui seront proposées aux Equipes des Sections Socialistes,  de la Fédération du Parti Socialiste du Val de Marne

Une rubrique intitulée “La parole est aux Citoyens” vous y est dédiée afin de vous permettre d'apporter vos commentaires, vos interrogations, vos suggestions, sur la vie sociale, la vie politique, etc… tant au niveau national, régional que sur notre Ville d'Alfortville.

En cliquant sur les mots en caractère rose, vous aurez directement accès aux sites internet correspondants.  

Toute l'Equipe Désirs d'Avenir d'Alfortville, vous souhaite la bienvenue, et espère que vous  trouverez sur notre site internet, un espace d'informations et d'échanges conviviaux qui vous permettra d'avoir une vision de la politique novatrice et ambitieuse pour notre Département et notre Pays et de ce fait tous les Citoyens.

Commentaires

  1. 20 mai, 2009 | 21:51

    LE BMO : Journal d’Alfortville ? … Non !

    Que remarque-t-on en lisant le BMO chaque mois, si ce n’est que l’autosatisfaction du Maire Mr Rouquet pour lui-même et pour ses adjoints dans leurs actions pour le soit-disant « mieux vivre à Alfortville » ?

    Ce journal n’est qu’un outil de propagande de la majorité socialiste qui dirige encore notre ville tel que cela existait à l’époque du bloc soviétique. Seuls sont dignes d’être sur le BMO , le Maire et ses adjoints de gauche avec des satisfecit pour chacun (bien que leurs résultats ne soient vraiment pas probants !!). La place est bonne, pourvu que cela dure … et malheureusement pour nous, cela dure !

    Décodage : Dans le numéro 133 du BMO, pas moins de 8 photos du Maire (comme d’ailleurs dans tous les numéros précédents) ; en page 20 à l’Assemblée Nationale, où il n’est pas très souvent d’ailleurs, pour donner l’impression aux Alfortvillais qu’il est présent ‘partout’ (1). Idem pour ses adjoints, qui, chacun leur tour, sont en photo dans le BMO avec un article sur leur action amenant une réponse au « problème majeur» des Alfortvillais qu’est le concours de balcons fleuris … ( !!!) Et pour finir, page 18 et 19 Mr le Maire se sentant peut-être seul s’entoure (pour la photo) de sept ou huit adjoints, pour donner le sentiment que la salle est pleine.

    Si vous gardez les vieux BMO chez vous, vous constaterez aussi que certains articles sont recopiés mot pour mot, comme par exemple les articles sur les rentrées scolaires. Est-ce la raison pour laquelle Mr Rouquet a embauché trois personnes de plus dans le ’service communication’ ? Y aurait-il tant d’articles à recopier ??

    Dénonçons ce déni de démocratie , aussi bien au Conseil Municipal que dans le BMO : jamais une photographie d’un élu de l’opposition dans ce journal ,même pas sur le 1/8e de page ou on ne leur laisse écrire que quelques lignes. D’ailleurs, il n’y a jamais un article d’expression rédigé par un membre d’opposition Mr le Maire craindrait-il que cela ne leur fasse trop de publicité, lui, toujours si sûr de lui et de son élection ?

    Pour une fois, il pourrait s’inspirer d’autres villes comme Créteil par exemple dont le Maire donne aux élus de l’opposition un droit d’expression bien plus important dans leur journal, ou de celui des Lilas sur lequel le Maire n’est en pose qu’une fois ou deux.

    Tout ceci est anti-démocratique et ne sert pas les Alfortvillais, qui jugeront le travail effectué à la fin de la mandature socialiste. Il ne servira à rien d’entreprendre des débuts de travaux d’embellissement trois mois avant des élections comme cela se fait habituellement, pour les laisser à l’abandon comme le square Abbé Pierre ou la piscine …

    Jacques

    (1) On sait pourtant maintenant que Mr René Rouquet est classé 511e sur 577 députés en matière d’activité à l’Assemblée(il est en ligne 66 du document) : aucun risque de sur-régime !! – voir http://www.lesinfos.com/docs/activitesdeputes.pdf

  2. 5 avril, 2009 | 10:15

    Ca y est, « il » va dans le même sens que nous !

    Les alfortvillais en avaient rêvé, il a enfin décidé de les écouter : dans une interview exceptionnelle réalisée ce matin par Avenir Alfortville, « il » a fait savoir qu’il comprenait nos inquiétudes locales et répondrait favorablement sur les points suivants :

    Les frais de fonctionnement réels de la ville seront réduits de 2 millions d’euros pour 2009 et le budget ramené à 72,4 M€. Le montant économisé induira une baisse de taxe d’habitation de 200€ minimum par contribuable.

    Il n’y aura plus de journées de grève forcée payée aux 730 employés municipaux, faisant ainsi « économiser» 400.000 euros de masse salariale inutile aux contribuables.

    Aucun permis de construire ne sera donné pour une tour HLM de plus de 10 étages, quel que soit le quartier. La priorité sera aux petits immeubles, à la mixité et à l’économie d’énergie.

    Le centre aquatique verra son enveloppe réduite de 20% par suppression des options superflues, et le demi-tarif sera accordé aux alfortvillais dès l’ouverture.

    Le Service Communication ne sera pas étoffé de 3 nouveaux employés, et le BMO sera réduit de 30 à 18 pages jusqu’à la fin de crise.

    Les ASVP seront remplacés par une véritable police municipale et leur effectif renforcé, combiné avec la vidéosurveillance.

    la Commission d’attribution des logements sociaux sera ouverte aux élus d’opposition, dans un souci de transparence.

    Un nouveau parking public sera créé près de la Mairie, avec gratuité pour les commerçants locaux et 1 heure gratuite pour leurs clients.

    Un partenariat à été signé pour réserver l’immeuble d’entreprises de la ZAC Bords de Marne à 50 PME locales qui créeront chacune plus de 10 emplois destinés aux jeunes de la Ville.

    La Mairie financera des associations de commerçants sans parti pris politique, et toutes les subventions annuelles aux associations seront désormais publiées dans le BMO.

    Les services de propreté de Plaine Centrale s’engageront à ne pas facturer les prestations mal réalisées, et un numéro vert sera mis en place pour les aider à rectifier.

    L’interdiction d’afficher sur les édifices publics sera aussi sanctionnée si elle est l’œuvre de partis liés à la majorité municipale.

    Enfin, il renonce aux 42% d’augmentation de ses frais de représentation, comme certains patrons renoncent à leurs stock options.

    Avenir Alfortville a remercié son interlocuteur au nom de chacun d’entre nous et lui a donné rendez-vous l’année prochaine à la même date pour un point équivalent et des engagements à la hauteur de nos difficultés locales.
    ……………………………….
    Rectificatif !

    Le poisson d’avril : une tradition qui se perd, mais perdure cette année dans les lignes de ce blog.

    Vous l’aviez compris, l’article ci-dessous, paru hier 1er avril, n’était qu’un fantasme du Comité de Rédaction, un canular.

    La plupart d’entre vous l’avait détecté immédiatement. Seuls quelques idéalistes éloignés de notre réalité quotidienne auraient pu y croire !

    Désolés ! nous essayerons de faire plus crédible l’an prochain !

  3. 27 décembre, 2008 | 16:37

    Si je connais bien Alfortville, cette photo je l’ai prise avant la démolition du kiosque. J’attends le printemps où le renouveau nous montrera peut-être l’avenir du PS ! A ce moment je referai une photo de notre nouveau square…..
    Amitiés
    Maryvonne

  4. 27 décembre, 2008 | 16:36

    Il l’est!

  5. 27 décembre, 2008 | 16:11

    Chére Maryvonne
    A mon avis , il va falloir changer d’image car j ai l’impression que vous ne connaissez pas Alfortville.
    Prendre pour symbole le “kiosque” c’est pour le moins étrange? Vous avez dit avenir?…Bon.
    Vudupont.

  6. philou
    philou
    13 décembre, 2008 | 23:32

    n’importe quoi DEDE !!!

  7. Alain Loréal
    Alain Loréal
    8 décembre, 2008 | 16:24

    Félicitations et bon courage !

  8. 2 décembre, 2008 | 22:43

    Bravo Maryvonne pour ce blog, la présentation est agréable.
    Tu es déjà dans les liens de “Fontenay d’Avenir” à bientôt.

    Tiffany

  9. LE COZ
    LE COZ
    2 décembre, 2008 | 22:40

    Bravo et surtout bon courage.
    Pour ma part à Saint Maur j’ai choisit un autre mode, soit la diffusion par une liste d’abonnés sur la section.
    Mais nous en parlons en CA samedi, je te tiendrai au courant.
    Bis
    André le Coz

  10. 2 décembre, 2008 | 16:39

    Bravo Maryvonne c’est une excellente initiative on va finir par y arriver. Amitiés. Gilles.

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